Le sens du IX congrès du POUP
POLOGNE
Le IXe Congrès du Parti ouvrier unilié polonais (POUP), qui s'est réuni du 14 au 20 juillet 1981, n'a pas manqué d'être, par certains aspects, spectaculaire. Cela témoigne de la profondeur de la révolution politique qui a commencé dans ce pays, de l'ampleur de la politisation des masses, qui ne pouvait pas ne pas marquer de son sceau le parti de masse qu'est le POUP. 25% des délégués du étaient membres de « Solidarité ». Dans de telles conditions, le Congrès ne pouvait pas être un congrès de routine.
Le trait le plus spectaculaire du Congrès fut son caractère public, la retransmission télévisée des débats été obtenue par une action concertée de 100 délégués. Le Congrès fut aussi plus démocratique que les congrès traditionnels des PC bureaucratisés au pouvoir. Les délégués ne se sont pas limités à faire des discours de routine pour approuver le rapport du premier secrétaire, sur la base d'informations ou de comptes rendus régionaux ou sectoriels. Il n'y a pas eu non plus élection purement fictive du Comité central, comme cela se passe ailleurs, lorsque la composition est déterminée à l'avance par la commission des cadres.
Il y eut de véritables discussions, souvent tumultueuses. Les divergences apparues étaient profondes. L'élection du Comité central, comme celle des délégués, fut une véritable élection, au scrutin secret, avec un résultat imprévisible pour
Cela a abouti à ce que l'on sait : l'immense majorité des délégués du Congrès, des membres du Comité central et du Bureau politique sont des nouveaux. La proportion de renouvellement était de 80 % pour les délégués, plus de 90% pour les
Comité central et de 13 membres sur 17 du Bureau politique.
LES LIMITES
DE LA DEMOCRATIE Cela ne signifie pas pour autant que la démocratie prolétarienne, ou que le centralisme démocratique tel qu'il a fonctionné à l'époque de Lénine au sein du parti bolchevique et de l'Internationale communiste, aient régné au IXe Congrès
Sans droit de tendance, pas de véritable démocratie prolétarienne : cette rè gle d'or des principes d'organisation communistes a été une fois de plus confirmée à Varsovie pendant la deuxième semaine de juillet 1981.
Une liberté de parole réelle, sans plates-formes clairement distinctes qui proposent des solutions alternatives sur les grands problèmes du jour, c'est la porte ouverte à la confusion et à l'anecdote se substituant à la cohérence politique, voire la porte ouverte à la démagogie pure et simple. Mettre au pilori la corruption des dignitaires démis de leurs fonctions, dénoncer l'inégalité régionale dans l'organisation du rationnement, proclamer la nécessité de s'appuyer sur les principes et la morale communistes pour surmonter le discrédit qui frappe le parti : ce sont des thèmes populaires, des sujets à la mode, qui déclenchent des applaudissements spontanés. Mais cela ne clarifie en rien la question de savoir dans quel sens, avec méthodes, par quels moyens il faut assainir la situation économique, s'il faut oui ou non admettre des licenciements massifs dans les entreprises, si les sections syndicales doivent avoir un droit de veto sur ces licenciements, de savoir qui assurera le maintien du plein emploi à l'échelle nationale, malgré ces licenciements.
L'élection du Comité central au scrutin secret, sans clarification des tendances sans majorité se prononçant sur une orientation précise, sans représenc'est la porte ouverte aux manœuvres de clique qui peuvent empêcher l'élection des « indésirables » en faisant systématiquement bloc contre une aile des candidats. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé, les bureaucrates « libéralo-technocratiques » les plus prononcés, comme Rakovsky, définitive éliminés du Bureau à côté des « conservateurs staliniens » les plus reconnus, tels que
(même pas réélu au Comité Le fait que le premier secrétaire ait été élu directement par les délégués a été fêté comme un triomphe de la démocratie par la presse bourgeoise. Ce n'en est point un, loin s'en faut. Cela le transforme en personnage plébiscité, placé au-dessus des tendances de fait, et soustrait au contrôle et à la censure du Comité central politique. Comme les congrès ne se réunissent qu'à intervalles espacés, ce caractère plébiscité du premier secrétaire pourrait le rendre presqu inamovible pendant des années. Il a d'ailleurs lui-même choisi le secrétariat du Parti, qui constitue sa direction quoti-
Le caractère non démocratique du Congrès a également éclaté dans un domaine particulier, celui des délégations internationales. C'est la première fois dans l'histoire des partis communistes « officiels » que l'un d'entre congrès sans inviter la grande majorité des « partis frères ». Seuls les partis au pouvoir dans les pays membres du COMECON, ainsi que quelques partis au pouvoir en Afrique, ont eu le droit d'assister au IXe Congrès du POUP
La raison de cet interdit, déni éclatant à l'internationalisme prolétarien, est évidente : il s'agissait d'éviter que les délégués des PC italien, espagnol, suédois, ou ceux de la Ligue des communistes de Yougoslavie, ne prononcent à la tribune du POUP un discours « révisionniste », l'apologie de l'autogestion, voire des paroles de soutien à « Solidarité ». Le sens antidémocratique de cet interdit saute aux yeux. Alors que s'est abattu sur les délégués du Congrès tout le poids de la pression du Kremlin et de ses alliés - de la lettre du CC du PCUS au CC du POUP jusqu'aux discours de Grichine et des représentants des PC tchécoslovaque et hongrois, agitant ouvertement la menace de l'intervention militaire et en vantant les mérites par avance - la pression en sens opposé du mouvement ouvrier international hautement favorable à « Solidarité », et que les PC italien et espagnol expriment dans une certaine mesure à leur manière, n'a pas pu se faire sentir. Elégante manière de piper les dés...
DE L'AILE KANIA
Le mélange chaotique d'une liberté d'expression, fût-elle déformée et limitée, de démagogie et de manipulation, qui domina le IXe Congrès, a ainsi abouti au résultat qui est sans doute le plus utile à la bureaucratie polonaise. Les « radicaux » des deux ailes ont été éliminés. Le marais des modérés triomphe. Le renouveau est très limité. La base est déçue. C'est la vietoire de l'aile Kania-Jaruzelski, la fraction modérée des rénovateurs. Il s'agit de bureaucrates qui essayent de reconsolider ble, et l'affrontement frontal avec « Soli- leur pouvoir en evitant, autant que possidarité », et l'affrontement frontal avec le
Canaliser le désir de « renouveau » afin de reprendre en main le pays, c'est ainsi qu'on peut résumer le projet de cette aile de la bureaucratie. Et qu'on ne s'y
cis n'est pas connu, mais de nouvelles ques contre les ouvriers et les syndicats les premiers enseignements d'une révolution politique en marche » publiée dans Inprecor, numéro 105, du 6 juillet 1981 (Résolution du Comité exécutif international - CEI — de la
IVe Internationale - mai 1981). Nous rétablissons ci-dessous le texte en faisant apparaître lutte pour l'avènement de la démocratie socialiste qui éliminera les obstacles que la dictafacteur puissant de mobilisation face à l'oppression nationale exercée par la bureaucratie de faire oublier l'existence, au nom des « intéréts de la nation », des divergences d'intéréts
Olzowski, réélu lui aussi (DR) trompe pas : le désir de reprise en main, de voix contre « l'anarchie » étaient présents dans les discours de Rakovsky et de Kania comme ils l'étaient dans ceux d'Olszowski et de Grabski.
Il y eut certes pas mai de manœuvres, manœuvres savantes autant que fausses manœuvres. Mais elles n'expliquent pas tout. Le Congrès était de fait jusqu'à un certain point incontrôlé. Si le projet le plus conforme aux intérets de la bureaucratie a finalement triomphé, ce n'est pas seulement parce que derrière les coulisses celle-ci a eu la possibilité de manœuvrer bien pius que cela n'est apparu en séance plénière. C'est aussi parce que la nature même du « renouveau » lui facilitait fortement la tâche.
Les « tendances horizontales » avaient été battues et pratiquement dissoutes dès avant le Congrès. Leurs principaux cadres se sont en fait retirés du travail dans le POUP pour aller dans les syndicats. Sans plate-forme sur les grands problèmes du jour (celui de la « réforme économique », celui du pouvoir politique de la classe ouvrière, celui de l'articulation entre autogestion économique, démocratie socialiste et pouvoir des travailleurs), sans jouir du droit de tendance, les éléments oppositionnels ont été largement marginalisés au Congrès. Vers la fin de celui-ci, ils ont d'ailleurs senti passer un vent glacial annonçant la répression. Par contre, les «conservateurs » ont mis en place des structures parallèles qui pèsent d'ores et déjà sur l'appareil.
L'affaire des prisonniers politiques - quelques militants ultra-nationalistes du KPN (Confédération de la Pologne indépendante), difficilement défendables en tant que tels par « Solidarité » illustre bien le degré de reprise en main
POUP par la bureaucratie et ses limites. A Huta Warszawa, la grande aciérie de la capitale, les travailleurs avaient accroche une banderole proclamant : « C'est une honte pour une République populaire d'avoir des prisonniers politiques. » Les dirigeants de la section locale du Parti ont essayé par tous les moyens d'obtenir que la banderole soit enlevée, car l'aciérie se trouvait sur le chemin qu'empruntèrent les délégations des « partis frères », y compris la délégation soviétique, pour se rendre au Congrès. Les dirigeants de « Solidarité » à Huta Warszawa sont des membres du POUP. Mais avec les travailleurs de l'usine, ils ont refusé de retirer la banderole. La section locale du parti alla jusqu'à menacer les familles des travailleurs, mais rien n'y fit : « Solidarité » à Huta Warszawa reste décidé à défendre le principe selon lequel chaque citoyen polonais a le droit d'exprimer
RIEN N'EST REGLE PAR RAPPORT
AU MOUVEMENT DE MASSE
Si l'appareil du Parti sort renforcé de l'épreuve, il est prématuré de parler d'une consolidation du pouvoir de la bureaucratie en tant que tel. Le Congrès a tout au plus créé certaines conditions d'une telle consolidation. Mais il n'a pas, en lui-même, modifié les rapports de forces entre la bureaucratie et les masses laborieuses, en premier lieu le prolétariat industriel, modification qui est la précondition d'une telle reprise en main.
général Jaruzelski, Premier ministre, qui a prononcé le véritable cours de clôture du Congrès, y a répété les attaques les plus dures contre « Solidarité », identiques à celles qu'il avait déjà formulées il y a quelques mois. Il a accusé le syndicat de fomenter « l'anarchie » par des « grèves politiques ». Il a rejeté les revendications formulées pour justifier le dépôt de préavis de grève par les dockers des ports de la Baltique et les travailleurs de la compagnie aérienne LOT. Il a même menacé les syndicats de répression ouverte. Tout cela allait dans le sens du Kremlin et de ses alliés, qui s'étaient déchaînés contre la revendication des travailleurs de LOT de désigner eux-mêmes le directeur de leur entreprise.
Mais, dans les faits, les choses se sont passées autrement. Dès la fin du Congrès, le 20 juillet, le gouvernement s'est mis à négocier avec les syndicats qui préparaient les grèves. En 24 heures un accord provisoire a été conclu. Son contenu préen caractères italiques les mentions manquantes.
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ture bureaucratique a érigés sur la voie du socialisme.
concessions ont incontestablement été faites aux travailleurs.
Dans les ports de la Baltique, les dockers obtiennent gain de cause en ce qui concerne les revendications en matière de sécurité et d'hygiène ainsi qu'en matière de congés. A LOT, le directeur élu par les travailleurs reste provisoirement en place, flanqué d'un vice-directeur nommé par le gouvernement, qui serait responsable des aspects militaires de l'entreprise, en attendant que la loi sur la réforme économique ne précise les modalités de désignation et les compétences de l'un et de
Certes, la victoire des ouvriers n'est pas totale. L'application de l'accord n'est pas assurée. Le préavis de grève dans les ports de la Baltique résulte lui-même, en grande partie, de la non-application d'ac cords antérieurs. Les principaux accords de début septembre Gdansk, de Sczeczin et de appliqués par la direction du gouverne- intégralement ment et du Parti. Le droit de grève n'est pas encore officiellement légalisé. censure n'est pas encore supprimée.
Tout cela permet au Kremlin et à ses représentants directs en Pologne, les pré tendus « conservateurs » et même aux bureaucrates « libéraux » d'accuser les diri-
Get militants de « Solidarité » de « violer la loi, de s'opposer à l'Etat, d'être des anarchistes » (oubliant un peu vite qu'eux-mêmes violent ainsi des accords
Rien n'est évidemment abordé en référence au « droit » ou à la « loi ». Tout est question de rapports de forces et de nécessités. Et les rapports de forces ne permettent justement pas encore à la bureaucratie de frapper frontalement « Solidarité » fort de l'appui de neuf millions de travailleurs.
DU CONGRES DU POUP
A CELUI DE « SOLIDARITE »
La tactique de la bureaucratie reste, dans ces conditions, ce qu'elle a été au cours des derniers mois : reculer pour gagner du temps, faire des concessions mais sans leur donner un caractère définitif, multiplier les coups de sonde pour voir jusqu'où peuvent aller les premières attaRECTIFICATIF POLOGNE Deux erreurs de transcription se sont glissées dans le texte de la résolution « Pologne : C'est une révolution antibureaucratique qui a commencé en Pologne, c'est-à-dire la Il faut surtout mettre en évidence le nationalisme. Il s'est certes révélé comme un polonaise pour tenter
L'ombre de « Solidarité » a plané sur le Congrès sans provoquer de riposte d'ensemble, essayer de provoquer la division des syndicalistes entre les « durs » et les « modérés », entre différentes régions et corporations, compter sur la fatigue et la démoralisation pour provoquer un reflux du mouvement et des mobilisations de masse. Une fois ce reflux acquis, la répression se durcirait et se généraliserait.
Ce qui aide la stratégie de la bureaucratie, c'est d'abord la crise économique de plus en plus grave. Déjà au cours du Congrès la bureaucratie avait annoncé de nouvelles hausses de prix ainsi qu'une réduction des rations de viande. Ces rations n'étant même pas garanties dans de nombreuses régions, les ménagères de Lodz ont décidé une mobilisation de masse pour protester contre cet état de choses. Une marche de la faim a déjà été organisée à Kutno.
La bureaucratie essaye de rendre responsables de la crise et du désordre économique « l'anarchie » provoquée par les grèves et les activités « politiques » de « Solidarité », c'est-à-dire la classe ouvrière. C'est évidemment un mensonge éhonté. La crise économique et la désorganisation du ravitaillement sont antérieures aux grèves de juillet-août 1980 et à la création de « Solidarité » ; elles les ont même en quelque sorte provoquées. D'ailleurs, dans l'appel du Congrès au pays, il est clairement affirmé que les responsables de la crise sont l'ancienne direction du Parti et du gouvernement, qui sera châtiée pour cela.
Mais il ne s'agit ni de la logique ni de la cohérence d'une argumentation, mais d'une lutte politique sans merci dans la-
(DR) quelle la bureaucratie fait flèche de tout bois, sans se soucier de tomber dans les contradictions les plus flagrantes. Quand ses agitateurs murmurent dans les queues devant les magasins qu'avant la création
« Solidarité » et avant les « grèves allait quand même mieux, ils savent parfaitement ce qu'ils
L'argumentation n'a pas de prise sur les travailleurs les plus politisés et les plus attachés à leur nouvelle organisation, qui ripostent généralement, non sans raison, que si la situation s'est aggravée, cela est dû au sabotage délibéré du ravitaillement par le pouvoir lui-même. Que celui-ci permette donc un contrôle des citoyens sur les stocks de produits de première nécessité, sur leur circulation, leur destination, et on pourra se rendre compte rapidement de la situation réelle. Mais dans les milieux moins politisés, la faim et la fatigue aidant, la propagande insidieuse des défenseurs de l'ordre bureaucratique trouve un écho certain. Elle davantage si la crise s'aggrave encore dans les mois qui viennent, ce qui est à crainopposé à juste titre à la réduction de la ration de viande, en dehors d'un Plan économique d'ensemble approuvé et contrôlé par les travailleurs.
A ce propos, il faut bien mettre en d'une faille grave dans la solidarité ouvrière internationale avec la lutte des travailleurs polonais. Cette semaine s'est ouverte à Zürich la conférence des banques capitalistes pour négocier avec la bureaucratie polonaise l'étalement de ses dettes (l'Etat polonais doit
26 milliards de dollars aux pays capitalistes ; cette année, l'échéance de paiement des intérêts et de remboursement du capital atteindrait 6 à 7 milliards de dollars). Il est grand temps que les syndicats et les partis ouvriers de masse d'Europe occidentale et du Japon, ainsi que les syndicats aux Etats-Unis avancent comme revendication : Moratoire immédiat sur le service de la dette polonaise ! Annulation intégrale de cette dette !
Cette revendication est d'autant plus d'actualité qu'en échange de l'étalement du remboursement des dettes, la banque internationale réclame de la bureaucratie polonaise qu'elle l'informe régulièrement sur la situation économique du pays, qu'elle lui soumette ses projets de « réforme économique » et qu'elle accentue la politique d'austérité qu'elle se prépare à imposer aux « Solidarité » trouve naturel dans la revendication suivante : Banquiers capitalistes, bureaucrates soviétiques et polonais, bas les pattes devant le niveau de vie ainsi que devant les droits et libertés nouvellement conquis par les travailleurs polonais !
En effet, la politique d'austérité ne pourra pas se réaliser sans limiter sévèrement voire supprimer le droit de grève.
A côté de la crise économique, le flou de l'orientation de « Solidarité » en matière de politique économique est un facteur qui risque à la longue de modifier les rapports de forces. Le peuple est fatigué par la gabegie et la dislocation de l'économie qu'elle a créée. Il réclame qu'autre chose se mette à la place d'une politique économique qui a manifestement fait faillite. La question de l'autogestion, de la sécurité de l'emploi des travailleurs, de la stratégie économique d'ensemble sont au centre des préoccupations de tous. Les dirigeants de « Solidarité » reconnaissent en général qu'ils doivent offrir rapidement une alternative d'ensemble. Mais un manque de clarté évident demeure quant au contenu concret de cette alternative et aux prémisses politiques de sa mise en application. La préparation et la tenue du Congrès de « Solidarité », échelonné entre fin août et début octobre 1981, devront montrer jusqu'à quel point le syndicat est prêt à porter remède à ces lacunes, jusqu'à quel point la bureaucratie pourra utiliser l'absence d'un contre-plan et d'un contre-pouvoir ouvrier réellement
La lutte pour ce contre-plan et ce contre-pouvoir implique la défense des libertés et des droits conquis, la défense de l'unité du mouvement, la riposte unanime et consciente contre toute tentative division et de répression. C'est la condition sine qua non pour que les conquêtes d'août-septembre soient pas liquidées par la tactique du salami chère à la bureaucratie.
Ernest MANDEL 24 juillet 1981.