Le camarade Ricardo Sanchez, dirigeant du Parti socialiste révolutionnaire (PSR), la section colombienne de la IVe Internationale qui avait été enlevé par un commando armé non identifié le 14 janvier, a été libéré le 17 janvier, après trois jours d'interrogatoires sur les activités du PSR, entrecoupés de toutes sortes de menaces et de tentatives d'intimidation.
Bien que le gouvernement ait refusé de reconnaître la paternité de cette opé ration, l'enlèvement et l'interrogatoire de Ricardo Sanchez portaient tous les signes distinctifs des actions habituelles bandes armées du régime. Les kidnappeurs sont arrivés au domicile de Ricardo Sanchez dans trois véhicules banalisés et ont bouclé tout le pâté de maisons. Le commando est resté six heures chez le camarade Sanchez, mettant à sac son logement et détruisant de nombreux objets
L'identification précise du groupe qui a enlevé Ricardo Sanchez est encore difficile à établir. Certains recoupements amenaient à penser qu'il s'agissait d'une unité des services secrets militaires, la Brigade des instituts militaires (BIM). Mais il semble que ce soit plutôt le fait d'un commando dénommé « Muerte a los secuestradores » (Mort aux kidnappeurs). Celui-ci est un organisme paramilitaire formé en décembre de l'année dernière par des membres de la mafia des narcotiques en relation avec certains services des répression. L'apparition du MAS, qui est responsable de l'enlèvement et de l'assassinat de plusieurs syndicalistes, semble être en rapport avec l'enlèvement de la fille d'un chef de la mafia Martha Nieves Ochoa de Yepes, pour laquelle le M-19 (mouvement du 19 Avril) réclame
Nos camarades du PSR ont immédiatement réagi en menant une vive campagne démocratique pour la libération de Ricardo Sanchez. Toutefois celui-ci reste toujours en danger car le MAS, qui a promis de « couper des têtes » si Martha Nieves Ochoa n'était pas retrouvée vivante, a proféré des menaces à l'endroit de notre
Comme nous l'avions précisé dans le dernier numéro d'Inprecor, cet enlèvement participe d'une attaque plus générale contre le PSR à laquelle il est urgent de réagir en protestant auprès des automessages de protestation peuvent être adresssés à Julio Cesar Turbay Ayala, Palacio de Narino, 8, 7-26 Bogota, Colombie.
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