Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

URUGUAY

A bas la répression anti-syndicale

Inprecor n° 128, 14 juin 1982 · p. 33 · 272 mots

Syndicalisme

URUGUAY A bas la répression anti-syndicale Six militants syndicalistes sont en instance de jugement à Montevideo. Ils sont menacés de trois à dix-huit ans de prison en vertu de la Loi sur les associations professionnelles édictées par la dietature.

Il s'agit de Roberto Rodriguez Suatravailleur du bâtiment; de Jorge Frutos Oliva, 28 ans, travailleur du textile (Suitex) ; de Angel Diego Nigro Ortiz, 24 ans, travailleur du bâtiment ; de

Marshall Nigro Ortiz, travailleur du textile (Alpargatas) ; de José Bruzone et de Miguel Matos Fangio, employés de

D'autre part, Maria Cecilia Duffau Echevarren, 28 ans, employée d'adminis-

Alicia Locatelli Miserocchi, 33 ans, employée d'administration également, sont détenues depuis le mois de mars à la Direction de la police de Montevideo sous l'accusation d'« association illégale ». Le seul reproche qui leur est fait est d'avoir eu des contacts avec Bibiana Duffau, miltante de Paz y Justicia (Paix et Justice), et Gustavo Vasquez, militant syndical dans une entreprise textile. Amnesty International a dénoncé les sévices subis par ces camarades dans son bulletin Action urgente numéro 82-86.

Une campagne de défense s'organise en Amérique latine, notamment au Brésil, où circule une pétition signée par de nombreux responsables syndicaux. Les organisateurs de la campagne veulent dé poser leur pétition le 27 juin, date anniversaire du coup d'Etat militaire de 1973 en Uruguay.

Télégrammes et pétitions exigeant la libération immédiate des détenus, l'amnistie totale et des informations sur le sort des disparus uruguayens dans le pays même, en Argentine et au Paraguay, doivent être adressés à : Excelentisimo Senor Presidente de la Republica, Teniente General Gregorio C. Alvarez, Casa de Gobierno, Plaza Independencia, Montevideo, Uruguay.

Une erreur sur cette page ?