Trois responsables du Syndicat national des soldats (VVDM) des Pays-Bas ont été arrêtés jeudi soir et vendredi matin (17 et 18 juin) par la police militaire. Deux d'entre eux sont membres de sa direction nationale, le troisième est membre de la branche du VVDM de la ville de Breda.
Ils sont accusés d'« atteinte à la sécurité de l'Etat » mais, pour le moment, aucune précision n'a été donnée sur le chef d'accusation. Ils risquent de nombreuses années de prison. La police militaire et le gouvernement n'ont aucune charge sérieuse contre ces militants, mais veulent intimider les soldats et leur organisation, de nombreux soldats refusant d'assurer les gardes des armes nucléaires, appelées side guards. En effet, dirigeants nationaux arrêté est plus particulièrement responsable des problèmes des armes atomiques pour le VVDM. Ce syndicat a organisé des manifestations de soldats en uniforme contre la bombe ato. mique et contre les side guards, alors que la question de l'acquisition et du stockage de missiles nucléaires est depuis plusieurs
années une question épineuse sur laquelle le gouvernement des Pays-Bas n'a pas encore tranché.
Le VVDM a diffusé massivement dans toutes les gares d'où partent les soldats un tract appelant au soutien des emprisonnés. Un Comité national de défense a été mis sur pied. Le Comité de soldats contre les armes nucléaires et la Ligue des soldats - deux courants de gauche au sein du VVDM - participent particulièrement activement au Comité national de défense.
Le VVDM appelle toutes les organisations qui manifestent contre la guerre, les syndicats de soldats de par le monde et les organisations ouvrières et démocratiles efforts possibles pour que soient relâchés les trois soldats
Les télégrammes de protestation sont adresser à : Ministère de la Défense, Plein 4, La Haye, Pays-Bas. Copie à envoyer au Syndicat des soldats : VVDM, Hojelkazerne, Croeselaan 39, Utrecht, Pays-
Ils peuvent être rédigés ainsi : « Nous protestons contre l'arrestation de Peter van Wejt, Oskar van Ryswyk et Stees Boot par la police militaire, qui veut empêcher les syndicats de soldats d'organiser toute manifestation contre les armements nucléaires. Nous exigeons leur libération immédiate ! »