Inprecor 1974–2004

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BRESIL

Une candidature du PT pour le Minas Gerais

Inprecor n° 129, 28 juin 1982 · p. 34 · 518 mots

Brésil

Un candidate du PT pour le gouvernement du Minas Gerais La campagne du Parti des travailleurs (PT) est maintenant bien engagée.

A Sao Paulo, Luis Inacio da Silva « Lula », candidat gouverneur, s'est lancé avec énergie dans une activité militante dynamique multipliant les prises de parole et les interventions dans les quartiers

Les armes sont plus inégales que jamais. Le PT est pauvre. moyens financiers. Il doit vaincre les craintes et les préjugés par la seule force de conviction de ses militants. En revanche, les candidats du parti gouvernemental (PDS) et du parti bourgeois d'opposition (PMDB), bénéficient de puissants soutiens financiers et d'une longue tradition de politique clientélaire.

Pourtant, la cote de « Lula » ne cesse de monter. Parti de 10 % aux sondages, il frôle maintenant les 20 % dans les derniers sondages de la Folha de Sao Paulo. Lorsqu'il fut désigné candidat, « Lula » avait bien dit qu'il ne s'agirait pas d'une candidature symbolique, mais d'une candidature pour gagner. commencent à le craindre pour de bon.

Par ailleurs, le congrès du PT du Minas Gerais (troisième Etat du pays) a nommé élu Sandra Starling comme candidate au poste de gouverneur. Sandra Starling est avocate et ce sera la première femme candidate à la charge suprême de l'Etat considéré comme le plus conservateur de la fédération brésilienne. Sandra Starling, que les politiciens du Minas n'ont pas changé. C'est le Minas qui a changé. Il fallait que surgisse une proposition nouvelle comme celle du pour qu'une femme puisse être candidate au poste de gouverneur. Je ne sais pas si vous le savez, mais dans le PT du Minas, 60% des adhérents sont des femmes ... »

Quant à l'orientation de sa campagne, Sandra Starling explique : « Le PT représente d abord une grande nouveauté dans le cadre politique du Brésil. C'est une opposition de classe. C'est-à-dire qu'il n'a aucun projet de bloc entre classes, de collaboration de classes. Ce n'est pas front, c'est un parti. Un vrai parti. Cependant, il existe en son sein des différenciations. J'en vois quatre principales. La première concerne le rapport du parti avec le mouvement social : la discussion sur la nécessité pour le parti d'avoir une ligne syndicale. A ce sujet, les différences sont plutôt en train de se réduire, dans la mesure où les secteurs modérés qui n'en voyaient pas la nécessité perdent du terrain. La seconde porte sur la compréhension de ce que doit être un parti de masse et militant à la fois, avec le maximum de cadres organisés dans les noyaux et une éducation politique pour préparer les militants à la lutte. La troisième concernerait la démocratie interne du parti: comment les différentes tendances du parti peuvent-elles s'exprimer et exprimer leurs droits de majorité comme de minorité ? La quatrième enfin, concernait les propositions politiques du parti. Elles doivent d'abord exprimer la lutte contre la dictature, hier, aujourd'hui et jusqu'à ce qu'elle soit renversée. Ensuite, elles doivent établir un ensemble de perspectives, afin que les larges masses ne perçoivent pas la nouvelle société seulement comme un horizon, mais comme une possibilité concrète. »

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