Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ANTILLES

Haïti, Grenade, Palestine, campagnes internationales du Groupe Révolution Socialiste (GRS)

Inprecor n° 133, 27 septembre 1982 · p. 32 · 529 mots

Palestine et Israël Amérique centrale France

ANTILLES Haiti, Grenade, Palestine:

campagnes internationales du GRS

Si le Groupe Révolution Socialiste (GRS), section antillaise de la IVe Internationale est totalement impliqué dans les luttes sociales et politiques réactivées aux Antilles par la victoire électorale de François Mitterrand en France, la fidélité à l'internationalisme militant reste toujours le fil à plomb de sa construction au sein des masses antillaises. Le fait mérite d'autant plus d'être souligné que les autres courants anticolonialistes ont réduit leur activité en la matière à la portion

A peine 48 heures après le coup de polonais, le GRS manifestait dans les rues de Fort-de-France à la Martinique, après avoir vainement tenté d'associer d'autres courants à cette initiative. Quelques jours plus tard, après avoir multiplié les démarches unitaires et obtenu plusieurs interventions dans les médias, aussi bien en Martinique qu'en Guadeloupe, le GRS rassemblait une soijournée d'étude sur la Pologne.

En même temps, les marxistes révolutionnaires antillais renforçaient leurs efforts pour le développement d'un Comité martiniquais de solidarité avec les peuples de la Caraibe (CMSPC). Après une large campagne, marquée par la publication d'un bulletin spécial, par la confection de panneaux explicatifs dans les rues, par la collecte de plus d'un millier de signatures sur une pétition, ce Comité unitaire a réuni plus de 800 participants à l'occasion d'une réunion « 3 heures pour Haiti » avec la participation d'artistes, d'une militante haitienne de New-York, d'un dirigeant du PC haitien, et le soutien de Haitiens de Porto Rico. De nombreux Haitiens immigrés en Martinique ont participé à cette initiative. En Guadeloupe, le GRS participe aux côtés du Parti communiste guadeloupéen (PCG) à un comité de solidarité avec la Caraibe créé plus récem-

L'agression israélienne contre les peuples palestinien et libanais a également suscité une activité dynamique, avec en particulier la présence significative du GRS dans le Comité martiniquais de solidarité avec le peuple palestinien (CMSPP) et dans la manifestation de rue organisée unitairement à Fort-de-France avec la communauté palestinienne du pays, le Parti communiste martiniquais (PCM) et le Mouvement pour l'indépendance de la Martinique (MIM), organisation nationaliste contrainte à cette occasion de faire une exception à son sectarisme pathologique.

C'est dans le même esprit qu'avec l'aide du GRS, un voyage de solidarité, d'étude et de détente a été organisé par les camarades de Jeunesse d'avant-garde (organisation de jeunes politiquement solidaire de notre combat) dans l'ile de Grenade, où se poursuit une expérience anti-impérialiste depuis le 13 mars 1979. Ce voyage a rencontré un écho et une sympathie considérables à Grenade : articles dans la presse, passages aux informations télévisées, contacts avec les responsables du Provisional Revolutionary Government (PRG) et du New Jewel Movement (NJM).

L'une des tâches les plus urgentes actuellement est la construction d'une solidarité massive et agissante avec la révolution en Amérique centrale. La publication d'un numéro spécial du bulletin du Comi-

Caraibe en Martinique constitue un pas dans ce sens. Il est regrettable que, sur ce point comme sur l'ensemble des tâches anti-impérialistes, le GRS ne puisse compter sur la collaboration active de Combat Ouvrier (organisation solidaire de l'organisation française

Lutte Ouvrière), plus occupée de dévelop per une conception plutôt raciale de la politique antillaise que d'agir en trotskystes, c'est-à-dire en internationalistes.

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