Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

SUISSE

L'attitude scandaleuse du Conseil fédéral

Inprecor n° 133, 27 septembre 1982 · p. 33 · 344 mots

SUISSE L'attitude scandaleuse du Conseil fédéral Le Parti socialiste ouvrier (PSO), section suisse de la IVe Internationale, a lancé le 3 février 1981 une grande campagne « pour le droit à la formation professionnelle et au recyclage garantis », qui s'inscrit dans le cadre de la pratique institutionnelle, spécifique à la Suisse, de « l'inipopulaire fédérale ». Il est ainsi possible, au travers d'un référendum, de modifier la Constitution fédérale. Ce référendum est organisé si les propositions contenues dans le texte de l'initiative ont recueilli 100 000 signatures de citoyens. Elles sont alors soumises à un vote national, et doivent être approuvées par la majorité des électeurs et la majorité des cantons (23 cantons et six demi-cantons) (voir Inprecor numéro 119 du 8 février

En date du 26 juillet 1982, la Chancellerie fédérale confirmait l'aboutissement de l'initiative lancée par nos camara-

Get reconnaissait comme valables 106 593 signatures sur les 107 042 dépo-

Mais cela n'a pas le moins du monde impressionné le Conseil fédéral, qui a décidé de prendre un pas de sénateur pour s'occuper de l'affaire, alors que la crise quotidiennement l'importance de la formation professionnelle et du recyclage. Dans le communiqué de presse ci-dessous, repris par la radio le 19 août 1982, mais curieusement (!) oublié par la majorité de la presse écrite, le PSO proteste à juste titre contre cette attitude proche du cynisme le plus

«Le Parti socialiste ouvrier (PSO), qui a déposé, avec d'autres, l'initiative pour une formation professionnelle et un recyclage garantis, est consterné par l'attitude du Conseil fédéral. L'initiative a été déposée le 3 juin 1982 et le Conseil fédéral vient de décider de rédiger son message à fin 1984 seulement. Cela signifie que les Chambres fédérales débattront de cette initiative au plus tôt en

Par cette manœuure dilatoire, le gouvernement fédéral montre ouvertement qu'il refuse de traiter de manière rapide une revendication aussi importante pour les salariés, surtout en temps de crise comme maintenant. Le PSO exige, dans l'intérêt des jeunes et de la population lacace soit adoptée. » (d'après La Brèche, 28 août 1982).

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