rivoluzionaria" La Lega Comunista Rivoluzionaria (LCR) a tenu son second congrès, du 25 au 28 mars derniers à Milan. Sous le nom de Gruppi Rivoluzionari (GCR), la section italienne de la IVe Internationale avait tenu auparavant vingt-et-un congrès nationaux. Une centaine de
Sont participé aux travaux du congrès. Etaient également présentes des d'organisations gauche, comme le PDUP (Parti d'unité prolétarienne), DP (Démocratie prolétaire), Lotta Continua per il Communismo (Lutte continue pour le communisme), des organisations se réclamant du trotskysme, comme la LOR (Ligue ouvrière révolutionnaire), qui a des pourparlers d'unification avec la LCR, et la LSR (Ligue socialiste révolutionnaire) qui, après avoir participé à la constitution du Comité paritaire a, par la suite, adopté une cinq camarades.
position indépendante face à tout regroupement international. Un dirigeant de la FIM (l'un des trois syndicats des métal-
Get un représentant du conseil d'usine d'Alfa Romeo ont également assisté au congrès. A la seule exception de la LSR, toutes ces délégations ont apporté leur salut au congrès en intervenant sur les thèmes politiques débattus.
Certains grands quotidiens italiens, ainsi que l'une des chaînes nationales de télévision, ont mentionné la tenue du congrès. La principale radio indépendante de Milan (Radio Milano Popolare) a donné des informations assez amples sur le congrès et diffusé des interviews de dirigeants de la LCR.
La partie publique du congrès (qui a pris les deux premières journées) a été consacrée à la ports présentés au nom du Bureau politique sortant par le camarade Franco Turigliatto et la camarade Elettra Deiana, rapports qui, respectivement, portaient sur la situation politique et sur le mouvement syndical dans les années 1980. Des textes avaient également été soumis au débat préparatoire dans toute l'organisation. Le débat s'est déroulé sans différenciations importantes, et les textes ont finalement été adoptés à l'unanimité ou
Au cours des deux journées réservées aux délégués et aux membres du Comité central sortant, ont été débattus le bilan de la période qui a suivi le congrès précédent et un rapport débouchant sur les perspectives politico-organisationnelles pour les prochaines années.
Comme l'a précisé l'un des communiqués de presse diffusés par la LCR, le débat a été centré sur trois thèmes: 1) les formes et les contenus programmatiques de la bataille contre l'austérité et pour une alternative ouvrière ; 2) les caractéristiques de la lutte du mouvement ouvrier et syndical contre le pacte social et en défense du syndicat organisé sur la base des conseils d'usine; 3) l'engagement de la LCR pour orienter la nouvelle radicalisation de la jeunesse sur les thèmes de la lutte contre le réarmement, de la solidarité avec les luttes révolutionnaires en Amérique centrale, du soutien aux travailleurs polonais et à Solidarité.
A la suite des campagnes sur ie troisième point menées en relation avec la lutte contre la dégradation des conditions de vie et d'étude qu'ont connu les jeunes au cours des derniers mois, des cercles de jeunes révolutionnaires sont apparus dans point de vue organisationnel, ils déclarent néanmoins être solidaires de la politique
LCR projette de participer aux élections législatives qui auront lieu en Italie en 1984 au plus tard.
La LCR dispose de branches dans les principales villes du nord et du centre du pays, mais elle reste encore très faible dans le sud du pays, mis à part le centre industriel de Tarente.
Le congrès s'est achevé sur l'élection d'un comité central composé de vingt-