Solidarité intemationale avec les grévistes britanniques
- AFRIQUE DU SUD -Dans son numéro 31 du mois d'août 1984, le FOSATU Workers News, journal de la Fédération des syndicats d'Afrique du Sud (FOSATU), a publié une longue interview d'un mineur britannique et a exprimé sa solidarité avec les grévistes, en publiant le télégramme envoyé au syndicat des mineurs de Grande-Bretagne, que nous reproduisons ci-dessous.
A Arthur Scargill, La Fédération des syndicats d'Afrique du Sud apporte son plein soutien au NUM dans sa lutte contre les fermetures de mines. Avec la formation d'une fédération plus large des syndicats indépendants d'Afrique du Sud l'année prochaine, nous espérons pouvoir vous offrir un soutien plus concret à l'avenir. La lutte pour le droit à l'emploi est particulièrement bien comprise par les travailleurs sud-africains et soutenue par notre fédération. Nous croyons que votre victoire constituera un pas en avant maieur dans la lutte mondia le des travailleurs pour la sécurité de l'emploi et pour une société rationnelle.
Amandla ! (En avant !) • Joe Foster, secrétaire général de la Fédération des syndicats d'Afrique du Sud.
BRESIL
Le premier congrès de la Centrale unique des travailleurs (CUT) a adopté la déclaration suivante :
A l'occasion de son premier congrès, la CUT exprime sa solidarité totale avec la lutte de ses 150 000 frères et sœurs mineurs britanniques, qui font grève depuis déjà 168 jours contre la destruction de leur industrie, de leurs emplois et de leurs communautés par le gouvernement conservateur de Madame Thatcher.
Encore une fois, comme par son agression contre le peuple argentin, comme par sa passivité devant la mort des nationalistes irlandais en grève de la faim, ce gouvernement s'est montré prêt à recourir aux méthodes les plus brutales dans ses efforts pour défendre les intérêts capitalistes et impérialistes qu'il représente. Cette grève a déjà suscité l'opération policière la plus massive jamais vue en GrandeBretagne, causant deux morts et 1 500 interpellations parmi les mineurs des piquets de grève.
Nous, travailleurs brésiliens, connaissons bien ce type de répression, et pire encore. Elle a souvent été exercée contre nous en défense de ces mêmes intérêts, y compris ceux des firmes multinationales britanniques qui ont des activités au Brésil.
Nous savons que pour nos frères mineurs, et pour les autres syndicalistes qui les soutiennent, cette confrontation est décisive et capable de déterminer l'avenir du mouvement ouvrier en Grande-Bretagne pour de nombreuses années, et même celui de l'impérialisme britannique lui-même.
Dans cette lutte, nous avons un intérêt commun avec les mineurs britanniques. Nous leur apportons notre soutien entier et nous leur souhaitons un plein succès.
Vive la solidarité internationale ! Sao Paulo, le 28 août 1984.