Le 21 janvier, une série d'arrestations a été opérée par la police égyptienne. 30 personnes ont été arrêtées, dont 11 sont accusées d'appartenir au Parti communiste égyptien - fraction du Congrès (scission de gauche du PC égyptien) et 19 de faire partie d'une « organisation communiste trotskyste ». D'après les informations publiées par les agences de presse AP et AFP, le 24 janvier, ainsi que par le quotidien égyptien Al Ahram du 22-23 janvier, il y a, parmi les personnes arrê tées, un médecin, un journaliste, un phardeux avocats, trois ingénieurs, six fonctionnaires et sept étudiants, ainsi qu'une d'« appartenir à des organisations communistes secrètes armées ». Ils doivent être jugés par la Cour de sûreté de l'Etat et le procureur réclame contre eux des
15 ans de prison avec travaux forcés. L'enquête officielle affirme avoir trouvé chez certains des détenus des brochures « incitant à l'insurrection et à manifester contre le régime, et critiquant la religion », ainsi que des livres sur le « terrorisme » et sur « l'utilisation des armes
Il faut dénoncer le caractère fallacieux de ces arrestations, qui se situent dans le cadre d'une politique systématique de répression par le régime égyptien contre la gauche révolutionnaire. Il faut envoyer des messages de protestation, en réclamant la libération immédiate détenus, à Hosni Moubarak, Président de la République, Palais présidentiel, Le Cai-