Solidarité avec les orisonnieres politiques du FMLN
Le Front démocratique révolutionnaire (FDR) et le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), ainsi que des organisations internationales de soliavec la révolution salvadorienne, ont lancé une campagne pour exiger la libération immédiate de deux militantes du FMLN actuellement détenues par l'armée
Yanet Samour Hasbun (commandante Filomena), 34 ans, et Maximina Reyes Villatoro, 26 ans, ont été arrêtées dans la ville de San Miguel, le 30 décembre 1984,
par des membres de la Garde nationale. Après avoir été interrogées et torturées pendant trois jours à l'état-major de la garde nationale à San Miguel, les deux femmes ont été remises le 2 janvier 1985 aux mains de la division des renseignements du haut-commandement central de l'armée, dont le chef d'état-major est le général Onecifero Blandon, où elles ont continué à subir des tortures physiques et psychologiques. Ni l'une ni l'autre des détenues n'a eu droit à une audience quelconque devant un tribunal, et l'armée ne reconnaît pas officiellement leur arrestation, ce qui signifie que leurs vies sont gravement menacées. La commandante Filomena, une ancienne étudiante, est membre du comité central de l'Armée révolutionnaire du peuple - Parti de la révolution salvadorienne (ERP-PRS), l'une des composantes du FMLN.
Un communiqué sur le cas de ces deux femmes, diffusé le 21 janvier 1985 par Radio Venceremos, la station du FMLN, accusait le haut-commandement de l'armée d'être responsable de violations des droits des prisonniers, droits qui sont pourtant respectés par le FMLN dans son traitement des soldats gouvernementaux qu'il arrête : « Nos forces ont respecté la vie des milliers de soldats que nous avons arrêtés, des officiers aussi bien que des soldats du rang, parmi lesquels se trouvent l'ancien vice-ministre de la Défense, le colonel Francisco Adolfo Castillo, ainsi que des assassins bien connus, comme Napoleon Medina Garay », affirmait ce communiqué.
Le communiqué du FMLN appelait l'Eglise catholique, ainsi que les organisations des droits de l'homme, à mener une enquête sur le cas et à exiger que l'armée s'explique sur le traitement infligé à ces deux militantes. « Nous appelons le mouvement international de solidarité à développer une campagne large afin de faire libérer la commandante Yanet Samour Hasbun "Filomena" et la camarade Maximina Reyes Villatoro », a conclu le communiqué. Amnesty International a également lancé un appel urgent à l'action sur le cas de ces deux femmes.
Des télégrammes et des lettres de protestation doivent être envoyés aux adresses suivantes: Président José Napoleon Duarte, Casa Presidencial, San Salvador,
Salvador, et au Général Onecifero Blandon, Jefe de Estado Mayor, Estado Mayor de las Fuerzas Armadas, San Salvador, El Salvador.