MEXIQUE Forum pour le respect du suffrage Les 6 et 7 septembre, s'est tenue dans la ville de Mexico, une réunion sans précédent dans l'histoire récente de ce pays : 26 organisations politiques et sociales de différentes tendances idéolo giques et politiques ont débattu l'organisation d'un grand mouvement pour le respect du suffrage universel au Mexique
La fraude électorale - bourrage des urnes, inversions des résultats etc. — est une pratique courante du gouvernemental Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). C'est une de ses caractéristiques avec la
corruption et c'est ainsi qu'il se maintient au pouvoir depuis maintenant près de législatives de juillet 1985, nos camarades du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT), section mexicaine de la IVe Internationale, devaient obtenir calculs, une douzaine de députés environ, le PRI consentit à leur en accorder six. Avec le développement et le renforcement de l'opposition au PRI, cette fraude est devenue plus éclatante encore et la population mexicaine l'accepte de moins en moins. Ainsi, les élections de 1986, qui devaient pourvoir aux postes de dans plusieurs où le PRI s'est adjugé toutes les places au mépris flagrant du résultat véritable du scrutin, ont donné lieu à des manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes pour protester contre l'impudence du PRI dans les Etats de Chihuahua, Oaxaca et Durango.
C'est à la suite de ces événements que tous les partis d'opposition ont décidé d'appeler à cette réunion des 6 et 7 septembre, afin de mettre sur pied Forum national pour le suffrage effectif. Les quatre partis à l'initiative sont le Parti socialiste unifié du Mexique (PSUM, parti communiste), le Parti mexicain des travailleurs (PMT, populiste de gauche), le Parti d'action nationale (PAN, droite) et nos camarades du PRT.
Au cours de cette importante réunion, notre camarade Edgard Sanchez déclarait au nom du PRT :
« La crise économique que vit le Mexique a rendu plus flagrante la structure despotique et anti-démocratique du pays. De 1982 à 1986, le peuple mexicain a exprimé son mécontentement et son opposition au régime de nombreuses façons, dont les élections. (...) Jamais comme aujourd'hui la véritable opposition indépendante n'a eu autant de force et d'enracinement dans le peuple, mais Jamais comme aujourd hui n'ont été aussi flagrants les limites et les obstacles qui l'empêche de concrétiser ses succès. La lutte contre le gouvernement et contre le PRI se heurte à une fraude électorale intolèrable, à travers laquelle le régime maquille les votes qu'il veut, fait élire l'opposition qui l'intéresse et marginalise à travers les procédés les plus cyniques la véritable opposition ».
Faisant allusion à la démarche du PAN qui avait sollicité l'appui de parlementaires nord-américains, il mettait en
« Ce serait une incongruité de prétendre défendre les droits démocratiques ici et de solliciter simultanément l'intervention politique ou autre de forces politiques étrangères, même au nom de la défense des droits démocratiques. Notre force morale, sociale et politique réside dans le peuple mexicain. Si nous obtenons le soutien de la majorité du peuple, qui est fatiqué de la domination du PRI, nous aurons gagné. C'est ici qu'est notre force et non dans un appui extérieur. Bien sûr que la violation des droits démocratiques doit être dénoncée partout chose est cette dénonciation, tout autre chose est solliciter l'appui de pouvoirs qui se sont caractérisés de façon évidente par leur soutien aux plus sangalantes dictatures ».
Et il concluait : « Construire ce large mouvement est la tâche de l'heure pour tous les défenseurs conséquents de la démocratie dans notre pays. Nous sommes, quant à nous, prêts à y consacrer tous