Un important congrès syndical bienfaits qu'apporte l'actuel système classe ouvrière organisée doit diriger la
AFRIQUE DU SUD
E Syndicat des travailleurs de la métallurgie et assimilés MAWU), membre du Congrès des syndicats sud-africains (COSATU) a été l'un des syndicats les plus actifs dans la dernière période malgré la proclamation de l'état d'urgence le 12 juin par le gouvernement de Pieter Botha. Le MAWU a d'ailleurs payé un lourd tribut à la répression puisque son secrétaire général, Moses Mayekiso, et plusieurs dizaines de ses responsables et membres ont été arrêtés et emprisonnés (cf. encart).
Ce syndicat compte actuellement 50 000 membres et a connu un important développement lors de la campagne qu'il a mené ces derniers mois pour l'obtention d'un salaire décent dans la métallurgie. Au total, ce sont environ 14 000 nouveaux adhérents que le MAWU a ainsi recruté. Cette évolution est un témoignage parmi d'autres de la vitalité du mouvement DOCUMENT
Le Syndicat des travailleurs de la métallurgie et assimilés s'est engagé à construire le socialisme en Afrique du Sud au travers d'une lutte dont le fer de lance sera la classe ouvrière.
De nombreux syndicats et fédérations ont exprimé des doutes sur les être dirigée par la classe ouvrière ». capitaliste aux travailleurs de ce pays. Mais le MAWU est le premier à se prosans ambiguité en Cet engagement a été pris au premier syndicat qui Johannesburg du 3 au 5 juillet et auquel ont participé plus de 300 délégués d'usines.
Tout en déclarant clairement que la syndical indépendant des travailleurs noirs d'Afrique du Sud.
Le MAWU est aussi le seul syndicat a avoir tenu son congrès sous l'état d'urgence. Ce dernier a réuni 300 délégués d'usines du 3 au 5 juillet dernier à Johannesburg. Ce fut l'occasion pour ce syndicat de réaffirmer certaines de ses positions traditionnelles concernant la nécessité de l'organisation démocratique du mouvement syndical, le rôle de la classe ouvrière dans le processus en cours et sa volonté de forger un puissant syndicat unitaire et démocratique dans sa branche.
Nous reproduisons ci-après un article qui commente les résolutions adoptées à ce congrès et qui est paru dans l'organe du MAWU, South African Metal Worker, numéro 4 du mois de juillet 1986, sous le titre « La lutte pour le socialisme doit lutte de libération, le MAWU précise qu'elle ne pourra le faire que possède « des objectifs et un program-
Pour cette raison, le syndicat a anqu'il allait faire du débat objectifs et du programme de la classe un sujet prioritaire à tous les niveaux du syndicat ainsi que dans le cadre du
COSATU.
Ceci est essentiel si les travailleurs entendent construire « des alliances cor-
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(suite de la page 24) Cependant, l'état d'urgence n'a pas paralysé le syndicat, déclare une résolution adoptée au début du congrès.
Cette résolution MAWU continuera à défendre et à se battre pour les intérêts de ses membres et de tous les travailleurs, et ne se laissera pas intimider par le harcèlement des syndicats ou des syndicalistes.
La résolution ajoute que le syndicat à obtenir un salaire dans l'industrie métallurgique et à poursuivre sa lutte pour la justice économique.
En conclusion, elle réclame la libération immédiate de « nos dirigeants, membres et responsables et que soit mis fin au harcèlement du MAWU et des autres
Plus loin, les délégués exigent la libération de Nelson Mandela et de tous les autres prisonniers politiques.
Conformément la politique du COSATU qui consiste à établir un seul branche d'industrie, MAWU s'est engagé à fusionner le plus tôt possible avec d'autres grands syndicats démocratiques et contrôlés par les travailleurs dans l'industrie métallurgique.
La résolution ajoute que les membres des petits syndicats et (adhérents au COSATU, ndlr.) doivent ensuite être transférés au syndicat fusion-
Dans une intervention centrale, Marcel Golding, président du Syndicat national des mineurs (NUM) déclara que le congrès se réunissait « à un des moments les plus cruciaux de notre histoire ».
« Le gouvernement de l'apartheid mène une bataille acharnée contre les syndicats et contre tout le mouvement démocratique.
« Il a arrêté des dirigeants syndicaux, mais il n'a pas compris que pour chaque dirigeant syndical emprisonné, il y en aura un autre qui le remplacera.
« Les structures démocratiques sont la garantie que nous ne serons pas écrasés », déclara-t-il.
Manifestement, le congrès du MAWU, qui a contribué à poursuivre le développement des structures démocratiques du syndicat, a représenté un important événement dans la tentative du syndicat pour résister aux coups de boutoir de l'Etat de l'apartheid.
Metal Worker, volume 1, numéro 4, juillet 1986.
COSATU
rectes » et « un socialisme et une démocratie véritables ».
« Les travailleurs organisés doivent aussi consulter leurs alliés, surtout la jeunesse organisée, afin de bâtir un programme qui puisse rassembler le grand nombre possible de groupes dans la société ».
Le Congrès a souffert du fait que beaucoup principaux dirigeants ouvriers du MAWU n'ont pu être présents parce qu'ils étaient soit détenus soit dans la clandestinité.
Malgré cela, toutes les usines le syndicat est organisé ont été représentées, ce qui facilita un débat de fond sur les questions clefs auxquelles est confronté le MAWU, débat particulièrement pressant sous l'actuel état d'urgence.
Bernie Fannoroff, organisateur national du syndicat a déclaré qu'il suffisait que les gens regardent le congrès pour voir que le mouvement ouvrier progressait.
« Le congrès nous a donné ce dont nous avions besoin - un débat libre et ouvert, mais nous ne pouvons pas mener cette discussion tant que nous sommes chaque jour menacés par l'Etat.
« Son offensive est destinée à empêcher le MAWU de construire une organisation contrôlée par les travailleurs » décla-
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