Communiqué de l'URNG Vinicio Cerezo, président démocratedétourner de toute perspective de dialovolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG). Exiger des révolutionnaires, comme préalable à toute discussion, qu'ils déposent les armes, ce qu'évidemment ces derniers refusent catégoriquement, conduit en effet à une solution exclusivement militaire.
Cerezo est dans une position peu confortable, pris entre aspirations démocratiques d'un mouvement de masse qui a repris vigueur (cf. Inprecor numéro 226 du 22 septembre 1986) et l'intransigeance de la hiérarchie militaire qui considère que toute négociation avec les insurgés serait une reconnaissance de facto de la guérilla et, par là même, une
Nous publions le communiqué transmis par l'URNG le 28 octobre dernier.
Au peuple du Guatemala et à l'opinion publique internationale,
Après dix mois du nouveau gouvernement civil, il est nécessaire d'exiger sans délai du président qu'il tienne les promesses qu'il a faites durant sa campagne électorale. Le moment est venu de présenter non des succès ou réalisations spectaculaires mais les lignes directrices de la politique qu'entend suivre le gou-
Il ne suffit pas de proclamer à grand renfort de publicité la proposition de mettre en route un processus de démocratisation pour que la proclamation se traduise en une politique et des mesures gou-
Loin d'avoir assisté à des changements dans les structures du pouvoir et dans les véritables centres de décision larmee, ndlr.), il ya eu une augmentation de la répression contre la population civile, le niveau de vie des familles s'est sortes d'obstacles sont dressés à la liberté syndicale, les différentes églises du pays n'ont pas été écoutées quand elles exigeaient des changements dans les forces répressives, les disparitions et les assassinats se poursuivent, des milliers de réfutrouvent toujours dans d'autres pays sans possibilité de retour.
Le haut commandement avec l'accord du gouvernement, cherche une solution militaire, en essayant d'anéantir le mouvement révolutionnaire et en terrorisant la population. Face à cette forces révolutionnaires de l'URNG ont dû maintenir
Au lieu de faire porter tous ses efforts à la mise en œuvre d'une véritable démocratie, le gouvernement s'est contenté de réitérer ses appels à déposer les armes. Mais cela a déjà trop duré et le peuple ne peut attendre éternellement.
Une fois de plus, l'URNG réaffirme sa volonté politique de dialoguer et de discuter sur les conditions minimales d'un processus de démocratisation. Elle souligne également qu'il existe la possid'une véritable solution politique mais qu'en tout état de cause ce n'est pas là le chemin pris par le gouvernement.