Contre la dette extérieure En Amérique latine, le 23 octobre a été, comme l'an dernier, une journée d'action continentale contre la dette (cf. Inprecor numéro 229 du 3 novem-
Au Mexique, l'un des plus importants journée a vu une large mobilisation des organisations syndicales et populaires, la tenue de divers forums, rencontres et tables rondes de discussions sur cette
Nous publions ci-dessous une résoluadoptée à cette occasion par la de concertation syndicale » qui indépendantes du gouvernement, parue dans le journal de nos camarades mexicains du Parti révolutionnaire des travail-
Bandera socialista, Le 21 février 1986, le Miguel de la Madrid a proposé d'ajuster le règlement du service de la dette extérieure aux capacités réelles de paiement du pays. Sept mois après, il annonçait la renégociation de cette même dette qui s'est encore accrue et atteindra en 1987 les 110 milliards de dollars faisant du Mexique le pays le plus endetté du monde.
Cet endettement et l'obstination à vouloir payer cette somme astronomique approfondissement dépendance vis-à-vis de l'impérialisme, la d'une politique qui diminue le salaire réel des travailleurs, un taux de chômage officiel de 15 %, une croissance constante de l'inflation, l'élévation des prix des biens et des services, la diminution des dépenses sociales en matière de santé, d'éducation, de logement, les attaques contre les travailleurs, les atteintes la baisse des prestations sociales.
A cette date, le modèle de développement choisi par le gouvernement, dit de reconversion industrielle, n'a été synonyme que de licenciements et de fermetures d'entreprises en prétextant que la modernisation jette inéluctablement à la rue des milliers de travailleurs. Les cas se sont multipliés : aciéries de Monterrey,
Aeromexico, Ficar, etc. Il s'est accompagné d'une soi-disante reconversion qui signifie en fait la surexploitation de la main-d'œuvre et la modification du processus de production dans le but avoué d'accroître la productivité, auquel il faut ajouter le refus réitéré de toute augmentation des salaires et des prestations sociales. De plus, il faut souligner que nombre d'entreprises publiques et privées ont profité de ces licenciements pour se débarasser des syndicats indépendants, des dirigeants des organisations démocratiques et des conventions collectives avec la complicité des syndicalistes corrompus et des responsables officiels du travail.
Les organisations partie prenante de la Table de concertation syndicale proposent aux organisations syndicales, paysannes et populaires de se joindre à la bataille pour les objectifs suivants :
- une politique qui puisse sortir le pays de la crise et qui suspende donc obligatoirement le paiement de la dette extérieure et des intérêts ;
- une augmentation salariale d'urgence de 50% et l'établissement de l'échelle mobile des salaires ; contre les licenciements et la fermeture prises ; pour la semaine de 40 heures payée 56 et l'assurance chômage ;
- le respect des conventions collectives et des syndicats ;
- le respect des droits des travailleurs garantis par la constitution.