BELGIQUE La chimie anversoise en grève
Depuis la mi-décembre1986, un mou - grève touche une série den -treprises de la chimie anversoise. A l'origine de ce mouvement, le refus de l'austérité et une volonté de rattraper les pertes de salaire déjà subies par les travailleurs de la chimie. La grève a éclaté dans les entreprises de Degussa et BP Chemicals les 16 et 17 décembre. Le 12 janvier, les travailleurs de Polysar et Exxon sont eux aussi partis en grève et par la commencé à s'étendre à d'autres entreprises telles BASF, Bayer, Pétrochim et Monsanto.
Les cahiers de revendications de la chimie anversoise comprennent la re -vendication d'augmentation du salaire horaire entre 30 et 45 francs (4 à 6 F ). Dans un premier temps, la patronat ne voulait pas aller au delà de 15 francs par heure, répartis sur deux ans. Mais, sous la pression de la grève à Degussa et BP-Chemicals le pa tronat a fait des concessions. Il a offert une augmentation de salaire de 22 francs de l'heure, répartis sur deux ans. Dans toutes les entreprises du secteur cette proposition a pourtant été rajetée A Degussa, les tra -vailleurs continuent la grève; à BP Che dals, la prors dione semble das 68% des voix lors d'une assemblée grévistes.
Au cours d'un référendum réalisé dans cinq entreprises, les propositions patronales ont été clairement rejetées par les travailleurs : 60% contre à Bayer, 54% à Monsanto,
88,4% à Petrochim, 63,6% à BASF, 65,2% à Exxon. A Polysar les pourparlers ont été rompus et les travailleurs sont partis depuis le lundi 12 janvier. travailleurs d'Exxon n'ont même pas attendu les résultats définitifs du référendum pour se joindre à la lutte de Degussa et de BPC
Une série d'autres revendications sont mises en avant par les travailleurs en lutte : augmentation significative des primes pour le travail en équipes, la pré-retraite à 57 ans et la diminution du temps de travail à 36 heures. Les travailleurs de Polysar de -mandent la semaine de 33,6 heures avec embauche compensatoire et introduction du réduction du temps de travail, les travailleurs de Polysar sont des pionniers. Ils l'avaient déjà été lors des négociations des dernières
Traditionnellement, les negociations pour les conventions collectives dans la chimie sont menées entreprise. La grève actuelle tend à surmonter la fragmentation qui en résulte, alors que les patrons de la chimie sont eux, organisé centralement sur la région anversoise. Le mot d'ordre d'une grève générale de la chimie anversoise est donc l'axe centrale de l'inter -vention des camarades du Parti ouvrier socialiste (POS), section belge de la IVe Internationale. Nos camarades avaient déjà. avant même le début de la grève, avancé les revendications pour une augmentation de journée de travail en direction des 32 heures et contre la flexibilité. Depuis les premiers mouvements de grève à la mi-décembre, le POS a commencé la publication
"Le travailleur de la chimie", dont plusieurs numéros sont déjà paru.