Les autorités tchécoslovaques ne sem -blent pas avoir réussi à mener à bien leur offensive contre la section de Jazz de l'Union des Musiciens qui était devenue un foyer d'opposition culturelle au régime. Incapable de mettre fin à ses activités, le gouvernement avait arrêté sept de ses animateurs au début du mois de septembre dernier et confisqué des centaines de livres dans ses locaux. Les sept animateurs étaient accusés de commerce illicite et de fraude fiscale. Le 27 décembre dernier, deux des responsables de la section de jazz étaient libérés. Trois autres devaient être également libérés deux jours plus tard mais le procureur fit appel contre décision. Ils ont finalement été remis en liberté fin janvier. Il en reste encore deux en prison : Viadimir Kouril et le président de la section de jazz, Karel Srp. D'après le Comité de défense des personnes injustement poursuivies (VONS) ces derniers devraient être libérés car l'accusation de "commerce illicite" ne peut être appliquée qu'à des entreprises privées, ce que n'était pas la Section de Jazz.