Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETATS-UNIS

Mobilisation anti-guerre

Inprecor n° 238, 16 mars 1987 · p. 22-23, 23 · 637 mots

Afrique australe Amérique centrale

Mobilisation anti-guerre Des manifestations nationales contre dérouleront le 25 prochain à San Francisco et à Wasghing -ton, pour protester contre l'intervention américaine en Amérique centrale et contre l'apartheid en Afrique du Sud.

Le Comité pour les Journées d'avril a émis un "Appel au peuple des Etats-Unis" que nous reproduisons ci-dessous. Les coordinateurs de cette coalition anti-guerre ont également programmé un certain nombre d'activités pour les 26 et 27 avril dont une journée de désobéissance civile

Ces manifestations prennent grande importance dans le contexte politique américain actuel. D'une part, l'administration Reagan cherche à s'assurer que les 40 millions restant à verser à la "contra" du total des 100 millions de dollars attribués en juin 1986, ne seront pas bloqués par un Congrès subissant les pressions dues au scandale de l'Irangate Contragate. D'autre part, le Président a demandé à ce même Congrès d'approuver une autre subvention de 105 millions de dollars pour les mercenaires.

"La politique de notre gouvernement en Amérique centrale et en Afrique australe est immorale et viole les idéaux démo -cratiques de notre nation.

En Amérique centrale, notre gouverne -

- Accroît ses actions terroristes et sa guerre contre le peuple et le gouvernement du Nicaragua par le biais contre-révolutionnaires dirigées par la

- Administre une aide massive tant économique que militaire au gouvernement d'El Salvador qui bombarde son propre peuple, réprime l'église et les militants des organisations de défense des droits de l'Homme tout en protégeant ceux qui se rendent coupables des pires violations des droits de la personne humaine.

- Transforme le Honduras appauvri en une gigantesque base militaire pour les forces des Etats-Unis, des autres forces étrangères.

- Donne une aide militaire à l'armée guatemaltèque responsable de massacres généralisés, de l'utilisation des stratégiques pour le contrôle de la popula -tion, et du plus fort taux de "disparus" sur

- Refuse de saisir toute opportunité pour résoudre les conflits en cours par des

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moyens politiques offrant des garanties à toutes les parties en cause.

- Nous implique dans ces d'hommes, de femmes et d'enfants inno -

En Afrique Australe, notre gouverne -

- Continue d'appuyer le gouvernement sud-africain responsable de l'apartheid avec une politique de soi-disant sanctions, politique qui permet en fait que les entre -prises nord-américaines continuent, entre autres, à pouvoir réinvestir leurs profits et octroyer des crédits à court terme.

- Persiste à partager ses informations dans le domaine militaire avec les forces de sécurité sud-africaines alors que ces mêmes forces répriment et torturent des religieux, des syndicalistes, des étudiants membres du Front démocratique uni (UDF)

- Appuie l'Afrique du Sud dans ses entreprises d'asphyxie économique de ses

Men se refusant à donner un appui économique significatif à ces pays et en suspendant l'aide au Zimbabwe à cause de critiques à la politique

- Refuse de faire pression sur l'Afrique du Sud afin que ce pays mette fin à son occupation de la Namibie.

- Agit comme un allié de l'Afrique du Sud dans la guerre contre l'Angola, en apportant une aide cachée au groupe

Appuie la répression contre les représentants des peuples d'Afrique du Sud et de Namibie.

Cette politique est immorale. Elle viole les droits élémentaires à l'auto-

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détermination, la liberté, la justice. Elle trahit nos propres idéaux démocratiques. Elle nous expose aux risques d'un engage -ment plus important des Etats-Unis dans des guerres sanglantes et coûteuses à l'extérieur, alors que les besoins élémen -taires de nos chômeurs, retraités, agri -culteurs et enfants sont loin satisfaits. Elle reflète une militarisation de notre politique extérieure qui augmente le risque de guerre nucléaire.

il faut changer cette politique !

Mais cette politique ne changera que si ceux qui en décident à Washington savent que nous y sommes profondément nous devons leur démontrer. Sans violence, énergiquement, avec véhé -mence, tous ensemble, par la présence unie de dizaines de milliers de citoyens". •

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