Bernabe Recinos syndical indépendant au Salvador depuis 14 divers gouvernements succédés dans ce pays. Emprisonné entre 1980
Pensamiento Propio : Face à la situation de guerre, quels sont objectifs ouvrier salvadorien ?
- Barnabé RECINOS : Pour nous, le principal problème de la situation c'est le refus du gouvernement de répondre aux demandes de dialogue et la politique suivie depuis qualitativement et quantitativement la guerre. Pour ouvrir un gouvernement pose comme condition absurde au FMLN que ce dernier consente à déposer les armes. Il est évident que la guérilla ne va pas déposer les armes puis -que c'est une armée à l'égal de l'armée qu'elle a en face d'elle. Au Salvador, il y a deux armées, et aucune d'elles ne peut de -mander la reddition de l'autre.
Cette intensification de la guerre a pour conséquence, une croissante du peuple salvadorien à pouvoir vivre en paix. Ce peuple exige la paix mais la demande de dialogue n'est pas une revendication isolée. Il est faut de penser qu'aujourd'hui il y aurait le dialogue et demain, la paix. Cette exigence du peuple se traduit par l'organisation populaire à tous les niveaux, de la même façon que le d'organisations après qu'on lui pendant tant d'années toute expression par la voie électorale.
Si les gouvernements ne laissent pas le choix aux travailleurs, ces derniers sont obligés de recourir à la violence, puisque la violence est la seule réponse du gouvernement aux travailleurs. Au fur et à mesure que les travailleurs amélioraient leur organisation, le répondait par une répression accrue.
Pour les travailleurs il s'agit donc d'une question meilleure forme d'organisation Salvador , il existe une tradition et une expérience de défense armée des masses. Il n'est alors guère étonnant que face à la négation de toute voie politique et face à l'augmentation de la répression, réappa -raissent les milices de travailleurs dans les zones urbaines.
Le gouvernement
P'UNTS d'être des qualificatif qu'elle accole éga -lement au FMLN . Quelles sont aujourd'hui les possibilités développement du ouvrier ?
est à la direction du mouvement
Dans. Il est une des bêtes noires de Duarte comme il le fut
Salvador. Elle touchq aggravation de la crise, la misère s'accroît parallèlement s'accroissent lement les revendications vis-à-vis gouvernement. s'est renforcé quantitativement et qualitati -vement et ses efforts unitaires s'expriment augmenter conscience politique du mouvement dialogue, ce n'ont rien apporté à la population. déconsidérer les organisations unitaires du mouvement ouvrier dans l'opposition, en voulant les présenter comme de simples appendices du FMLN. Cette campagne n'a répression. Nous pensons que le gou - aspiration contre le mouvement syndical parce que son plan politique a d'ores et déjà fait faillite. C'est à peine s'il lui reste quelques espaces international. Mais malgré cela, l'UNTS est une alternative puissante capable de chrétienne. formes alliances avec nié autour d'objectifs communs et de renforcer ainsi l'unité du mouvement ouvrier. Avec l'Unité populaire démocratique (UPD) qui, plate-forme de revendications. Nous avons également de larges points d'accord avec l'Union nationale ouvrière et paysanne vingt-cinq accuse "consomme" plus de devises étrangères terroristes, qu'il n'en rentre dans le pays. Les Etats-
Unis donnent 300 millions de dollars par an en armement et la guerre coûte au pays de 2 millions de dollars par jours. La fuite mouvement des capitaux l'an passé a atteint environ 5 milliards de dollars. La fermeture de nom -
"La situation au Salvador est polarisée entre le FMLN, et les Forces armées"
internationale exercée sur
- La crise économique est très grave au directement les travailleurs. Avec cette
Le mouvement ouvrier secteurs de la dans la formation de l'UNTS. La doivent va augmentant parce que les alternatives politiques de ce gouvernement
Le gouvernement a toujours essayé de but qu'une justification va augmenter le répression essayer propagande plan disputer sa base sociale à la démocratie international,
Notre politique consiste à chercher des déconsidéré, d'autres organisations vue du dialogue.
gérants constituer politique ?
formes ans en arrière ! Le pays l'autre.
1984, Il ne fut libéré que grâce à la pression
Duarte. Il est membre de FENASTRAS et à la direction de l'UNTS. L'interview que nous reproduisons est extraite de la revue après le tremblement de terre a aggravé la situation des travailleurs dont le pouvoir d'achat a baissé de près de 30%. Tous ces faits montre l'urgence de trouver une solution au conflit que connaît
Cette solution doit être cherchée en avec le FDR-FMLN. Tous les société salvadorienne participer à la recherche d'un consensus et la solution serait de parvenir à un gouvernement de consensus national. - Y-a-t-il à l'heure actuelle de possibilités de mise en place d'un dialogue ?
moment nous ne voyons aucune possibilité de dialogue, mais nous pensons que, confrontée à la détérioration des positions de la démocratie-chrétienne au Salvador, l'administration Reagan va de recomposer le pouvoir politique en donnant un espace plus grand à l'entreprise privée et à l'oligarchie agraire. Le gouvernement démocrate-chrétien se trouve dans une situation grave puisqu'au niveau national, il n'y a pas de représentativité, et au niveau
Oil est complètement il s'acharne à chercher une défaite militaire du FMLN ce qu'il ne peut obtenir. Dans la classe ouvrière, parmi les travailleurs, cette attitude du gouverne -ment ne peut qu'accroître l'organisation en
- En plus du gouvernement et de la guérilla, les deux belli-
Men présence, on parle d'une "troisième force". Peut-elle
June alternative
- La troisième force n'est pas un choix politique, mais elle est importante pour élargir les alliances, impulser des platesd'actions communes et pour l'enrichissement de la vie politique na -tionale ; mais comme elle n'a pas de programme définitif, comme elle ne représente pas une force militaire, elle ne peut faire figure d'alternative dans une guerre puisqu'au Salvador la situation est polarisée entre les forces armées et les Etats-Unis d'une part, le FMLN -FDR de
Propos recueillis par Maria Camina pour Pensamiento Propio, Managua, février 1987