FEMMES L'égalité dans le travail reste à gagner
Le salaire horaire des femmes travailleuses de la Communauté européenne est de 25% plus bas que celui des hommes, selon des chiffres donnés par Eurostat.
Les statistiques de la CEE indiquent que la situation est restée stable depuis environ dix ans.
Les pays où les différences sont les plus grandes sont la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Luxembourg, où le salaire moyen des hommes est de 30% plus fort que celui des femmes.
En Italie et au Danemark, la différence entre les salaires est de 15% ; de 20% en France, de 27% en Belgique et en Allemagne de l'Ouest. La CEE n'a pas fourni de chiffres, mais la situation semble indentique voire pire en Espagne.
Ces différences salariales ne s'expliquent pas parce qu'à catégories identiques les salaires sont différents mais bien plus parce que les femmes occupent les postes et les catégories les plus mal payés, surtout dans les industries et les services, réalité que dénoncent les syndicats et les organisations de femmes. Les mesures prises par la CEE pour combattre la discrimination sont au nombre de trois.
Les premières consistent à éliminer les barrières légales, les secondes à mettre en marche des "actions positives", et les troisièmes ont pour but que veiller à ce que les lois votées soient effectivement appliquées.
Le Parlement européen étudie comment faire en sorte que "la preuve aux infractions à la législation soit inversée". Etant donné que les inspections dans les entreprises indiquent qu'il est très difficle de démontrer qu'il existe effectivement discrimination à l'encontre des femmes, il s'agit d'adapter le principe selon lequel "celui qui affirme est celui qui prouve" et de faire en sorte que ce soit le patron qui prouve qu'il n'a pas commis de discriminations contre une ou plusieurs femmes sur des questions de promotions, de répartition des postes de travail et d'accès à des responsabilités supérieures.