Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

CANADA

50 ans de la IVe Internationale

Inprecor n° 269, 4 juillet 1988 · p. 26 · 350 mots

IVe Internationale

CANADA 50 ans de la IV° Internationale

Plus de 130 personnes ont participé au rassemblement public qu'ont tenu à Montréal le 21 mai, les organisations Gauche socialiste (GS) et Alliance pour l'action socialiste (ASA) sur le thème "le socialisme, une lutte internationale", pour célébrer le 50e anniversaire de la fondation de la IV° Internationale.

Les camarades de Gauche socialiste et de l'ASA, Ginette Lewis et Jill Lawless, ont annoncé l'unification des deux organisations, votée quelques heures auparavant lors d'un congrès commun (voir ci-dessus). Puis Keith Mann, un camarade de la Tendance Quatrième Internationale (FIT) (organisation solidaire de la IVe Internationale aux Etats-Unis) prit la parole. Il présenta brièvement la situation politique aux Etats-Unis dans la dernière

Fred Halstead 1927-1988 (DR) année du mandat présidentiel de Reagan et en particulier le sens contradictoire de la campagne de Jesse Jackson (voir Inprecor numéro 263 du 11 avril 1988).

Ensuite, Hector de la Cueva, dirigeant du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT) la section de la IVe Internationale au Mexique, s'adressa au meeting. Il expliqua le sens de la candidature de Rosario Ibarra aux élections.

C'est Livio Maitan, membre du Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale qui clôtura la réunion. Il posa directement la question: avons-nous eu raison de créer la IVe Internationale ? Répondre à cette question requiert non seulement de prendre position mais aussi sur les autres courants du mouvement ouvrier, en particulier ceux qui étaient dominants en 1938: les partis sociaux-démocrates et staliniens.

Cependant on pourrait demander : est-ce que cela valait toute cette peine, ces efforts pour des résultats qui, somme toute, restent modestes, même 50 après ? A cette question nous pouvons répondre par une autre, ajouta Livio Maitan : qu'aurait-il fallu faire à la place ? Rester fidèles aux partis sociaux-démocrates ou staliniens, en espérant un miracle qui ne vint jamais ? Attendre le développement spontané de nouveaux partis révolutionnaires ? Ou se mettre tout de suite au travail, avec les forces dis-

C'est en fait, dès 1938, que la nécessité d'une nouvelle internationale révolutionnaire a été établie et sa construction reste, encore aujourd'hui, une tâche essen-

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