AMERIQUE LATINE 90 000 "disparus" LA CAPITALE de la Colombie, Bogota, a accueilli, du 21 au 26 novembre 1988, les 190 délégués de la 8e conférence annuelle de la Fédération régionale des parents de disparus (Fedefam). La Fedefam a révélé qu'il y avait, à l'heure actuelle, 90 000 "disparus" en Amérique latine. D'après Pamela Pereira, présidente de la Fedefam, la Colombie a connu, ces dernières années, davantage d'assassinats et de disparitions que le Chili durant la dictature. Depuis 1978, plus de 1 500 personnes ont été portées "disparues" en Colombie auxquelles il faut ajouter 3 950 assassinats politiques de janvier à août 1988, et les 504 morts de la soixantaine de massacres collectifs (plus de 5 personnes), depuis le début de
tuées chaque jour. il y avait eu 15 000 disparus. Au Guatemala, en 30 années de répression, 35 000 personnes ont disparu et 65 000 ont été tuées. Depuis le début de l'année, on compte 200 disparus et 400 assassinats Au Salvador, le nombre de disparus s'élève à 8 000. Il était de 2 714 au Pérou, entre 1983 et 1987, auquel il faut encore ajouter 200 autres cas en 1988. Au Mexique, on reporte 800 cas de disparition et un accroissement de la torture par la police et les forces de sécurité. En Haïti, d'après les délégués de la Fedefam près de 12 000 personnes auraient disparu durant e règne de Duvalier et près de 30 000 auraient été tuées. *
l'année. 48 personnes, en moyenne, sont
Durant la dictature militaire en Argentine,