Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

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Il faut construire un nouveau parti

· Inprecor n° 29, 25 mai 1978 · p. 29-32 · 2 905 mots

URSS et Russie Stalinisme Allemagne

Au début du mois de juin, les EDI (29, rue Descartes, 75000 Paris), publient le premier volume des Oeuures de Trotsky (1933-1940). Nous avons présenté cette entreprise ambitieuse, ainsi que l'Institut Léon Trotsky, récemment créé, dans notre dernier numéro. I - LE COURS POUR LA

REFORME DE L'IC

Depuis sa création, l'Opposition de gauche s'était donnée pour tâche de réformer l'IC et de la régénérer au moyen de la critique marxiste et du travail fractionnel interne. Dans nombre de pays, particulièrement en Allemagne, les événements des der-

Il faut construire un nouvea

nières années ont mis nu, avec une force écrasante, le caractère pernicieux de la politique du centralisme bureaucratique. Mais la politique stalinienne, s'armant de, mesures de répression extraordinaires, opposa, non sans succès, aux exigences du développement historique, ses propres intérêts et préjugés de caste. Le résultat fut que l'évolution de lIC prit le chemin non de la régénérescence, mais de la décomposition et de la désagrégation. dans son ensemble, n'était cependant pas erroné : il représenta une étape nécessaire dans le développement de l'aile marxiste de l'IC, don-

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Un article de Trotsky du 15 juillet 1933

Le cours vers la « réforme», pris u parti® na la possibilité d'éduquer les cadres des bolcheviks-léninistes et ne resta pas sans influence sur le mouvement ouvrier dans son ensemble. La politique de la bureaucratie stalinienne eut à subir tout le temps la pression de l'Opposition de gauche. Les mesures progressives du gouvernement de URSS qui ont retardé la venue de Thermidar, ne furent que des emprunts partiels et différés à l'Opposition de gauche. Des phénomènes analogues, mais à une moindre échelle, pouvaient être observés dans la vie de toutes les sections de l'IC.

Il faut en outre ajouter que le degré de dégénérescence ne peut, de

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façon générale, être mesuré a priori et seulement par des symptômes : une vérification vivante des événements est nécessaire. Théoriquement, il était encore impossible, l'année dernière, de considérer comme totalement exclu que les bolcheviks-léninistes pouvaient, s'appuyant sur l'aggravation de la lutte de classes, réussir à pousser PIC sur la voie d'une véritable lutte contre le fascisme. La tentative du SAP, à ce moment, d'assurer une position indépendante ne parvint pas à exercer une influence sur la marche des événements (2) préciPrinkipo. Trotsky au cours d'une partie de pêche. parce que les masses attendaient au moment critique une direction politique de leurs vieilles organisations. En menant la politique d'une fraction, en éduquant ses cadres sur l'expérience de cette politique, l'Opposition de gauche, cependant, n'a jamais dissimulé, ni à elle-même, ni aux autres, qu'une nouvelle défaite du prolétariat résultant de la politique du centrisme revêtirait inévitablement un caractère décisif et exigerait une révision déchirante de notre position sur la question fraction ou parti?

2 - CHANGEMENT

D'ORIENTATION

Le plus dangereux en politique est de rester prisonnier de sa propre formule, correcte hier, mais privée de tout contenu aujourd'hui.

L'effondrement du KPD avait encore théoriquement-laissé deux possibilités à la bureaucratie stalinienne : ou bien une révision complète de la politique et du régime, ou au contraire, un étranglement définitif de tous les restes de vie des sections de l'IC. L'Opposition de gauche était guidée par cette possibilité théorique, quand, avançant déjà pour l'AIlemagne le mot d'ordre du nouveau parti, elle laissait encore ouverte la question du sort de l'IC (3). Il était pourtant clair que les semaines suivantes apporteraient une réponse, et il y avait très peu d'espoir qu'elle fût favorable.

Tout ce qui s'est passé après le 5 mars ( la résolution du président du CE, de l'IC sur la situation en Allemagne, la soumission muette de toutes les sections à cette résolution, le congrès antifasciste de Paris, le cours officiel du CC du PC allemand, le sort du Parti communiste autrichien, ete.) (4), constitue un témoignage irréfutable que ce qui s'est décidé en Allemagne, c'est sort, non seulement du KPD, mais aussi de l'IC dans son ensembleja direction de Moscou a non seulement proclamé sans défaut la politique qui avait assuré la victoire à Hitler, mais interdit toute discussion de ce qui s'était passé. Et cette interdiction honteuse ne fut ni abolie, ni même violée. Pas de congrès nationaux, pas de congrès international, pas de discussion dans les réunions du parti, pas de polémique dans la presse. Une organisation que n'a pas réveillée le tonnerre du fascisme et qui supporte humblement de tels outrages de la part de la bureaucratie, démontre par là même qu'elle est morte et que rien ne la ressuscitera. Le dire ouvertement et à haute voix, c'est notre devoir immédiat vis-à-vis du prolétariat et de son avenir. Dans tout notre travail c'est de l'effondrement historique de l'Internationale communiste officielle que nous devrons

B NA R

3 - REALISME CONTRE

PESSIMISME

Le fait que deux partis, le Parti social-démocrate et le Parti communiste, apparus à un demi-siècle d'in-• tervalle, procédant tous deux de la l théorie marxiste et des intérêts du = prolétariat, aient connu une aussi triste fin - l'un par une basse trahison et l'autre par sa faillite -, ce fait ne peut qu'engendrer un état d'esprit pessimiste, même parmi les ouvriers avancés. « Quelles garanties avons-nous que la nouvelle relève= révolutionnaire ne subira pas le même sort?». Ceux qui exigent = d'avance des garanties devront en ! général renoncer à la politique révo-" lutionnaire. Les causes de l'effondrement de la social-démocratie et du communisme officiel sont à rechercher non pas dans la théorie marxiste ou la médiocrité des. hommes qui l'ont appliquée, mais g dans les conditions concrètes du processus historique. Il ne s'agit pas El d'une opposition entre des princi-pes abstraits, mais de la lutte entre des forces sociales vivantes, avec les " inévitables montées et reflux, avec la dégénérescence des organisations, i avec l'usure de générations entières, avec la nécessité qui en résulte de l mobiliser des forces fraîches pour une nouvelle étape historique. Per-1 sonne ne s'est occupé de recouvrir• à l'avance d'asphalte la route de! l'ascension révolutionnaire du pro-• létariat. Avec des arrêts inévitables l et des reculs partiels, il faut aller del'avant sur un chemin coupé d'obstacles sans nombre et encombré des débris du passé. Que celui qui s'eneffraye passe à côté.

Comment expliquer cependant l que notre groupe lui-même, dont • l'analyse et le pronostic ont été l confirmés par tout le cours du développement, croisse trop lentement? Il faut une fois de plus en chercher la cause dans la marche générale de la lutte de classes. La victoire du fascisme touche des millions d'hommes. Un pronostic politique n'est accessible qu'à des milliers ou des dizaines de milliers qui subissent d'ailleurs la pression de millions d'autres. Une tendance révolutionnaire ne peut remporter des victoires éclatantes dans des conditions où le prolétariat dans son ensemble

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subit les plus graves défaites. Ce non d'après des considérations senn'est pas une raison pour laisser tomber les bras. C'est précisément dans les périodes de reflux révoluconnaires que se forment des cadres trempés, qui seront plus tard appelés à mener les masses dans le nouvel assaut. 4 - NOUVELLES RESERVES

Les tentatives faites plus d'une fois dans le passé de créér un «second parti» ou une « Quatrième Interationale » émanaient de l'expérience sectaire de certains groupes ou cercles « désillusionnés» du bolchevisme, et c'est pourquoi elles allèrent chaque fois à l'échec (5). Nous ne partons pas de notre propre «mécontentement» et lusion » subjectifs, mais de la marche objective de la lutte de classes. Toutes les conditions du développement de la révolution prolétarienne exigent impérativement une nouvelle organisation de l'avant-garde et apportent pour elle les prémisses nécessaires.

La décomposition de la social-démocratie va maintenant de pair avec l'effondrement de l'IC. Quelque profonde que soit la réaction dans le prolétariat lui-même, des centaines de milliers d'ouvriers dans le monde entier ne peuvent pas ne pas se poser la question des voies ultérieures de la lutte et d'une nouvelle organisation des forces. D'autres centaines de milliers s'ajouteront à eux dans un avenir prochain. demander que les ouvriers, dont une partie a quitté l'IC avec indignation, et dont la majorité n'appartenait pas à l'IC, même dans ses meilleures années, demander qu'eux reconnaissent la direction de la bureaucratie stalinienne, incapable de ren apprendre, ni de rien oublier, signifierait faire du don-quichottisme et freiner la formation de l'avant-garde prolétarienne.

Inévitablement, il se trouvera des communistes sincères au sein des organisations staliniennes qui se dresseront avec effroi et même avec indignation contre une nouvelle orientation. Pour certains, peutêtre temporairement, la sympathie fera place à l'animosité. Il est cependant nécessaire de se guider, timentales et personnelles, mais sur

Au moment où des centaines de milliers, des millions d'ouvriers, surtout en Allemagne, s'éloignent du communisme, en partie vers le fascisme, en majorité vers le camp de l'indifférentisme, où des milliers et des dizaines de milliers d'ouvriers sociaux-démocrates, sous la pression de la même défaite, évoluent vers la gauche, c'est-à-dire vers le communisme, il ne peut cependant être question qu'ils reconnaissent pour eux la direction stalinienne désespérément compromise. Contre nous, ces organisations socialistes de gauche ont jusqu'à maintenant fait valoir notre refus de nous détacher de l'IC et de construire un parti indépendant. Cette divergence aiguë est aujourd'hui éliminée par la marche du développement. Ainsi la discussion se trouve-t-elle transférée des questions d'organisation vers les questions programmatiques et politiques. nouveau parti ne sera supérieur à l'ancien que si, se basant fermement sur les décisions des quatre premiers congrès de l'IC, il sait, dans son programme, sa tactique et son organisation, dresser le bilan des terribles leçons des dix dernières années.

Les bolcheviks-léninistes doivent entamer avec les organisations socialistes de gauche des pourparlers ouverts. Nous proposerons comme base de discussion les onze points votés par notre préconférence (6), après avoir modifié dans ces thèses le point « fraction ou parti». Nous sommes naturellement prêts à discuter attentivement et amicalement toute autre proposition programmatique. Nous voulons démontrer - et nous démontrerons - que l'intransigeance sur les principes n'a rien à voir avec l'exclusivisme sectaire. Nous démontrerons que la politique marxiste consiste à attirer les ouvriers réformistes dans le camp de la révolution, et non à pousser les ouvriers révolutionnaires dans celui du fascisme.

La formation, dans plusieurs pays, de fortes organisations révolutionnaires, affranchies de toute responsabilité pour les crimes et les fautes des bureaucraties réformiste et centriste, armées d'un program-E me marxiste et d'une perspective ré. . volutionnaire claire, ouvrira une ère E nouvelle dans le développement du • prolétariat mondial. Ces organisations attireront à elles tous les éléments véritablement communistes qui n'osent pas aujourd'hui encore rompre avec la bureaucratie stalinienne et, ce qui est plus important rassembleront sous leur drapeau la jeune génération ou5 - L'URSS ET LE PC DE

L'UNION SOVIETIQUE

L'existence de l'Union soviétique, malgré la dégénérescence déjà avancée de l'Etat ouvrier, reste, aujourd'hui encore, un fait d'une immense importance révolutionnaire. L'effondrement de l'Union soviéti- [l que marquerait le début d'une réac- u tion effrayante dans le monde en-l tier, peut-être pour des décennies. La lutte pour la préservation, l'assainissement et la consolidation du premier Etat ouvrier est indissolublement liée à la lutte du prolétariat mondial pour la révolution so-

La dictature de la bureaucratie stalinienne s'est développée du fait de l'arriération de l'URSS (prédo- E minance de la paysannerie) et du retard de la révolution prolétarienne en Occident (absence de partis révolutionnaires indépendants). A son tour, la domination de la bureaucratie stalinienne a provoqué seulement la dégénérescence de la dictature du prolétariat en URSS, mais aussi un effroyable affaiblissement de l'avant-garde prolétarienne dans le monde entier. La contradiction entre le rôle progres-

Rectificatif

INSTITUT LEON TROTSKY

Marguerite Bonnet est présidente;

Rodolphe Prager et Pierre Broué sont vice-présidents, ce dernier est également directeur scientifique; Jean Risacher est trésorier-secrétaire général et Michel

Dreyfus directeur des «Cahiers

Léon Trotsky».

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mot d'ordre de la «nouvelle Internationale ». La proposition en ce sens de Bauer - et elle avait d'autant plus de poids qu'il avait initialement combattu le mot d'ordre du «nouveau parti» en Allemagne - avait été exprimée par lui, de Prinkipo, dans une lettre au SI datée du 16 juillet (« La Vérité», 28 août 1933) dont il soulignait qu'elle constituait une « initiative personnelle ». Il y déclarait notamment : « Dans leur marche vers la gauche, les ouvriers réformistes se heurtent à la Ille Internationale et à ses partis, qui n'ont pas leur confiance et ne la méritent pas. Devrons-nous done poser à ces ouvriers la question de la

2) Le SAP comptait près de 15000 militants dans toute l'Allemagne à la veille de l'arrivée de Hitler au pouvoir. Mais ses résultats électoraux avaient été très décevants : de 72630 voix, soit 0,2% aux élections de juin 1932, il était tombé à 45 200, soit

4) Le PC d'Autriche avait été dissous le 26 mai par le gouvernement Dollfuss, et l'activité du PC bulgare avait été soumise à de

5) Allusion aux expériences menées par le Leninbund en Allemagne, la LCI belge, etc. Dans l'Opposition de gauche internationale, c'était la section espagnole qui avait défendu une orientation vers une position « indépendante», « parti» et non « fraction », depuis des mois. Cette position avait été condamnée par la préconférence de février 1933.

6) La préconférence de l'Opposition de gauche s'était tenue à Paris du 4 au 8 février 1933.

7) Alexandre A. Malinovsky dit Bogdanov (1873-1928) était un vieux bolchevik qui avait rejoint le parti en 1903. C'est en

1908 qu'il avait pris la tête de la fraction « ultimatiste » qui voulait confiner le parti dans les tâches illégales et refusait par sif de l'Etat soviétique et le rôle réactionnaire de la bureaucratie stalinienne est l'une des manifesta• tions de la «loi du développement inégal». De cette contradiction qui, • historiquement, est derrière nous, nous sommes forcés de faire le point • de départ de notre politique révolu& tionnaire.

Les soi-disant «amis de l'URSS»

(démocrates pacifistes de gauche, brandlériens et leurs semblables)

répètent à la suite des fonctionnaires de l'IC que la lutte contre la bureaucratie stalinienne, c'est-à-dire avant tout la critique de sa politique fausse, constitue une « aide à la contre-révolution». C'est là un ¡ point de vue de laquais politiques de la bureaucratie, absolument pas un point de vue révolutionnaire.

L'URSS, à l'intérieur comme à l'extérieur, ne saurait être défendue qu'avec une politique juste. Toutes les autres considérations sont secondaires, ou ne sont tout simplement que des phrases mensongères.

Le PC actuel de l'Union soviétique n'est pas un parti; c'est un appareil d'administration aux mains incontrôlée. • Dans les rangs du PC de l'Union so• viétique se groupent des éléments dispersés de deux partis principaux : - le parti prolétarien et le parti thermidorien-bonapartiste. Planant au• dessus de ces deux partis, la bureaucratie stalinienne mène une lutte d'extermination contre les bolcheviks-léninistes. Bien qu'ils en vien-

1) « Bulletin intérieur» de la LCI, no 2, près de Trotsky et ils avaient ensemble réforme de ces partis et de leur entrée dans la Ille Internationale ?».

0,1% à celles de novembre 1932.

principe la participation aux élections.

nent de temps en temps à des conflits aigus avec leurs demi-alliés thermidoriens, les staliniens sont pourtant en train de leur frayer le chemin, en écrasant, en étranglant et en dépravant le parti bolchevique.

Si, sans révolution prolétarienne en Occident, l'URSS ne peut parvenir au socialisme, sans la régénérescence d'une véritable Internationale prolétarienne, les bolcheviks-léninistes ne pourront, par leurs propres forces, régénérer le parti bolchevi que ni sauver la dictature du prolé. tariat. 6 - PURSS ET L'IC

La défense de l'Union soviétique contre le danger d'une intervention militaire est devenue aujourd'hui une tâche plus aiguë que jamais. Les sections officielles de l'IC sont impuissantes dans ce domaine comme dans les autres. La défense de l'Union soviétique est devenue dans leur bouche une phrase rituelle, vide de contenu. La carence de PIC se dissimule derrière des comédies indignes du genre du congrès d'Amsterdam contre la guerre et du congrès de Paris contre le fascisme (7). La résistance réelle de l'IC à l'intervention militaire des impérialistes serait plus insignifiante encore que celle qu'elle a opposée à Hitler. Nourrir à ce sujet de quelconques signifierait marcher yeux bandés à la catastrophe. Pour une défense active de l'Union soviétique, il faut des organisations véri30 août 1933, signé G. Goukov. E. Bauer, dès sa sortie d'Allemagne, s'était rendu aufait le point, tombant d'accord sur la nécessité d'achever le tournant en lançant le telles restrictions qu'elles lui interdisaient pratiquement toute expression extérieure.

tablement révolutionnaires, pendantes de la bureaucratie stalinienne, reposant sur leurs propres pieds et ayant un appui dans les masses.

L'apparition et le développement de telles organisations, leur lutte pour l'Union soviétique, leur volonté constante de réaliser le front unique avec les staliniens contre l'intervention et la contre-révolution - tout cela revêtira une immense importance pour le développement intérieur de la République soviétique. Plus les dangers extérieurs et intérieurs s'aggraveront, et plus lorganisation indépendante de l'avant-garde prolétarienne internationale représentera une grande force, et moins les staliniens, autant qu'ils resteront au pouvoir, auront la possibilité de refuser le front unique. Le nouveau rapport des forces ira dans le sens de l'affaiblissement de la direction de la bureaucratie, du renforcement des bolcheviks-léninistes à l'intérieur de l'URSS et de louverture, pour la république ouvrière dans son ensemble, d'une perspective incomparablement plus favorable.

Seule la création d'un internationale marxiste, totalement indépendante de la bureaucratie stalinienne et politiquement opposée à elle, peut sauver l'URSS de l'effondrement, en liant son sort ultérieur à celui de la révolution prolétarienne mondiale..

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