Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

LA GLASNOST ET SES LIMITES

Répression nationale en Bulgarie

Inprecor n° 293, 18 septembre 1989 · p. 27 · 206 mots

Europe de l'Est

PENDANT les derniers mois, des dizaines de milliers de citoyens bulgares ont quitté le pays pour fuir la répression déclenchée par les autorités officielles contre la minorité nationale turque. Maintenant, selon Kayana Trentcheva, épouse du dissident arrêté Konstantin Trentchev, les autorités bulgares essayent "d'utiliser la question turque comme prétexte pour une répression plus générale contre les militants du mouvement pour la défense des droits de l'homme" (Washington Post, 21 juillet 1989).

Trentchev, qui est le fondateur d'un petit "mouvement syndical indépendant", est accusé, aujourd'hui, par le régime de fomenter la révolte au sein des Turcs. Avec cinq autres dissidents, Trentchev a été arrêté, fin mai, sous l'accusation d'incitation à la subversion et n'a pas encore été jugé. Le 21 mai, un des détenus, Anton Zapryanov, avait fait une déclaration publique de soutien aux revendications démocratiques des Turcs. Le retard dans la préparation du procès indique probablement l'existence de conflits au sein du régime sur la manière de réprimer le mouvement pour la défense des Droits de l'homme, et par conséquent, les revendications des

D'autre part, l'exode de ces derniers a été l'objet d'un appel signé par 121 intellectuels, dénonçant la politique d'oppression nationale menée par le régime bulgare à l'égard des Turcs.

Une erreur sur cette page ?