En 1989, le secret entourant les questions de pollution en URSS s'est levé. La première réunion de scientifiques soviétiques autour des problèmes écologiques a révélé que 16 % du territoire (où vivent 26 % de la population du pays) était actuellement, du point de vue écologique, dans une situation de "crise" ou de "catastrophe". Cela signifie que dans ces zones la pollution a causé des changements très importants dans l'environnement, parfois irréversibles. Les situations décrites comme "catastrophiques" englobent la mer d'Aral et ses environs et la région de la basse Volga. Les zones "en crise" sont la Moldavie, la région centrale des Terres noires, et les lacs Ladoga et Baikal. La concentration de diverses substances dangereuses dans l'air de 103 villes soviétiques est au moins dix fois supérieure à ce qu'autorisent les normes de santé soviétiques actuelles.
Face à cette situation très préoccupante, le gouvernement a commencé à prendre quelques mesures. Ainsi, en novembre dernier, le Soviet suprême a adopté une résolution stipulant, qu'à partir du ler janvier 1990, tous projets économiques devraient présenter préalablement une étude de leur impact sur l'environnement avant d'être acceptés, et que les entreprises recevraient une aide financière pour combattre la pollution. Les sommes allouées à la protection de l'environnement dans le budget 1990 ont augmenté de 19 % alors que, dans la plupart des autres secteurs, les budgets ont diminués.
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