Hamid Rechidi, militant trotskyste algérien, est mort à Alger, le 3 mars, à l'âge de 35 ans et après deux mois d'hospitalisation à Paris où il vivait en exil. Hamid avait été l'un des premiers constructeurs du Groupe communiste révolutionnaire (dont est issu le PST) dans la clandestinité. Il avait été arrêté et torturé en 1980 pour son rôle éminent dans le mouvement pour les droits culturels berbères et ne dut sa libération qu'à la mobilisation des étudiants d'Alger et de Kabylie en sa faveur, relayée par une campagne internationale.
En butte au harcèlement policier, Hamid s'exila, contraint, à Paris en 1982. De tous les combats démocratiques, aussi bien par rapport à l'Algérie que pour les libertés dans les pays arabes ou contre le racisme en France, Hamid fut à la tête des mobilisations solidaires de l'Intifada algérienne d'octobre 1988, en France. *