du Jourdain, en faveur de l'Irak.
pour la défense de son royaume.
avoir été son protégé pendant la période précédente. * rialistes, et pour faire pression sur les régimes arabes, en solidarité avec les populations de l'Irak. » *
L'OLP joue aux chaises musicales
La direction Arafat de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) est confrontée, avec la crise actuelle dans le Golfe, à l'un des dilemmes les plus graves de son histoire. Elle se trouve écartelée entre, d'une part, le royaume saoudien qui a toujours été son principal bailleur de fonds, et d'autre part, l'Irak, avec lequel elle a tissé des liens étroits au cours des dix dernières années, après une pé-
Pendant la guerre entre ce pays et l'Iran, alors que son bailleur de fonds saoudien soutenait également Bagdad, la direction Arafat qui, en outre, partage avec le pouvoir irakien son hostilité au pouvoir syrien, s'est fortement rapprochée de Saddam Hussein. Elle a redéployé en Irak la majeure partie de ses troupes et y a installé nombre de ses postes de commande. De sorte qu'avec le conflit actuel, elle se retrouve dans la situation inconfortable du roi Hussein de Jordanie, écartelé entre l'étroite dépendance économique de son royaume à l'égard de l'Irak, depuis dix ans, et ses liens de toujours avec l'impérialisme mondial et ses autres suppôts locaux. Pour compléter le tableau, la direction de l'OLP comme le roi jordanien doivent tenir compte d'un fort sentiment populaire, des deux côtés
L'équipe Arafat essaye maladroitement de ménager la chèvre et le chou. Elle ne participe pas à la condamnation de l'Irak et maintient de bons rapports avec Saddam Hussein, tentant de convaincre les Saoudiens de son utilité pour une entreprise de médiation. Elle a, par ailleurs, adressé un message public au roi saoudien Fahd, mettant l'ensemble de ses forces à la disposition de Sa Majesté
La gauche de l'OLP, elle, est confrontée à un dilemme d'une autre sorte. Elle est prise entre, d'une part, les liens étroits qu'elle maintient avec le régime syrien et, de l'autre, son anti-impérialisme, voire son nationalisme arabe, qui la poussent à prendre parti pour l'Irak. Georges Habache, le chef du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP, voir Inprecor n° 300 du 12 janvier 1990), est celui qui est allé le plus loin dans cette direction. Il s'est rendu à Bagdad dès les premiers jours de la crise, pour des accolades avec Saddam Hussein. Il s'agit en fait d'une réconciliation : inversement aux rapports Irak-Arafat, le FPLP s'est opposé violemment au régime irakien au cours des dix dernières années, après devait instaurer le pluripartisme. Elle a comme premier résultat de souder momentanément les Irakiens autour du régime, malgré les