Le n° 38 de l'hebdomadaire de Moscou Temps Nouveau (du 11 septembre 1990) publie une longue interview d'Ernest Mandel sur la
IVe Internationale. C'est la première fois que les lecteurs de cet hebdomadaire, publié en huit langues, et surtout les lecteurs soviétiques ont une vue positive de la IVe Internationale.
Sous le titre Nous sommes révolutionnaires, Mandel analyse la stratégie de la IVe Internationale dans les trois secteurs de la révolution mondiale, y compris celui de la révolution politique
Ernest Mandel réitère la position nuancée qu'il développe depuis des années à l'égard des changements en cours en URSS (en simplifiant : "oui" à la glasnost, "non" à tout ce qui, dans la perestroïka, implique détérioration de l'emploi et du niveau de vie des travailleurs).
Le journaliste qui présente cet entretien souligne que, pour les Soviétiques qui n'ont pas pu lire Mandel jusqu'à présent, et auxquels les idées ment réactionnaires, Présentées comme trotskystes étaient que", cette interview provoquera l'étonnement, sinon un choc. Le rédacteur explique : « La principale découverte qu'un lecteur impartial devra faire... c'est qu'on a l'impression que Mandel avait spécialement emprunté ses thèmes à divers représentants des tendances politiques en URSS, pour en faire une sorte de synthèse, en attribuant au produit fini le nom d'idéologie du trotskysme contemporain ». Mais cette interprétation heurte à un fait incontestable: ladite "synthèse"
est antérieure à l'arrivée au pouvoir de Mikhail
Gorbatchev ! *