Contre le "nouvel ordre" de Bush et Mitterrand Plus de 1500 personnes ont participé au rassemblement annuel de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, section française de la IVe Internationale), le 22 juin 1991, à Paris. Il s'agissait, après la guerre, de réfléchir à ses conséquences, aux projets impérialistes pour le Moyen-Orient et le tiers monde, ainsi qu'aux perspectives révolutionnaires. La participation de nombreux invités français et internationaux a prouvé que la résignation que veulent imposer les grands de ce monde n'est pas de mise.
Des personnalités françaises, qui s'étaient toutes opposées à la guerre, étaient présentes : des représentants de la commission d'enquête qui s'est récemment rendue en Irak (voir Inprecor n° 332 du 7 juin 1991), le député socialiste Julien Dray, Roger Martelli, membre oppositionnel du comité central du Parti communiste français (PCF) et un dirigeant de Lutte ouvrière (LO). Le Maghreb, la Palestine et le Moyen-Orient ont été un sujet de débat important avec, entre autres, Michel Washarwsky de la LCR d'Israël, Azni Bishara des territoires occupés, ainsi que des représentants de différentes organisations du Kurdistan. Ce rassemblement a été aussi l'occasion de se pencher sur les conséquences du "nouvel ordre" dans le tiers monde avec notamment l'agronome René Dumont, une représentante du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT, section mexicaine de la IVe Internationale) et Amadou Guirou de l'organisation sénégalaise de la IVe Internationale.
Le meeting central, animé par Janette Habel, comptait sur la participation de représentants de nombreux peuples en lutte (le Front sandiniste du Nicaragua, le Front Farabundo Marti du Salvador, le Parti des travailleurs du Brésil, le Sinn Fein d'Irlande, la Palestine) ; Christine Serfaty est intervenue au sujet de l'expulsion par le gouvernement français de l'opposant marocain Moumen Diouri en direction du Gabon — une manifestation a eu lieu le lundi 24 juin, à l'appel de l'ensemble des organisations de la gauche française contre cette mesure qui vient d'ailleurs d'être remise en cause par la justice française. Les déboutés du droit d'asile (voir Inprecor n° 332 du 7 juin 1991) ont aussi participé à ce meeting, clôturé par Alain Krivine. *