Avant la chute du Mur de Berlin, en 1989, les appelés des pays de l'Est ne pouvaient pas s'organiser.
Lors de la Conférence européenne des organisations d'appelés
(ECCO) d'Helsinki, en 1989, pour la première fois, des appelés d'Union soviétique et de Hongrie étaient présents, envoyés, cependant, par le commandement de leurs armées respectives. A la 13e Conférence de l'ECCO qui s'est tenue aux Pays-Bas, il y avait plusieurs délégations est-européennes, mais aucune d'URSS, à cause de la tentative de putsch
Pendant le printemps de Prague, pour la première fois, des organisations s'étaient créées ; elles ont été dissoutes au lendemain de la normalisation, puis rétablies en 1990 ; l'organisation des conscrits tchécoslovaques compterait 5 500 appelés, mais aussi une centaine de soldats professionnels gradés, ce qui est fort étrange dans une tel cadre.
Des appelés de Slovénie étaient aussi présents à la réunion de l'ECCO ; ceux-ci tentent de s'organiser pour défendre leurs conditions de vie — la loi leur reconnaît le droit de refuser un ordre s'il représente un danger pour leur santé.
Evidemment, les problèmes sont de taille dans les armées d'Europe de l'Est. Les commandements hongrois et tchécoslovaque, par exemple, essayent de rétablir 1'"'ordre" dans l'armée, après le chaos et le vide de pouvoir de ces deux dernières années ; pour ce faire, ils n'hésitent pas à utiliser les méthodes des armées occidentales.
L'organisation des appelés de
Tchécoslovaquie a annoncé qu'une conférence des soldats d'Europe de l'Est était en préparation, avec des conscrits venus de Hongrie, de Bulgarie, de Roumanie, d'Union soviétique et de Pologne. *
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