Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

AFRIQUE DU SUD

La rédemption et le pardon

· Inprecor n° 347, 28 février 1992 · p. 5 · 197 mots

Afrique australe

La conférence du Congrès pour une Afrique du Sud démocratique (CODE SA) a été l'occasion d'entendre de belles paroles qui visent, sans doute, à effacer les centaines de milliers de victimes de l'apartheid — de ce qui a été et reste un crime contre l'humanité.

Ainsi, le leader du parti au pouvoir, Dawie de Villiers, a déclaré que la politique de séparation des races avait pour but d'apporter la paix à la nation : « Cela n'apporterait pas la paix prévue, mais augmenterait le conflit et l'injustice L'intention n'était pas de priver les autres gens de leurs droits et de contribuer à leur misère (...). Mais dans la mesure où tel a été le cas, nous le regrettons profondément » (The Citizen, 21 décembre 1991).

C'est peut-être en écho à cette monstrueuse hypocrisie que le vice-président de la Conférence, Justice Ismail Mahomed, s'est cru obligé de dire, concernant l'apartheid, en clôturant la réunion : « Nous en sortons renforcés parce que certaines expériences doivent être vécues de façon intense » (The Weekly Mail, 3 janvier 1992). L'apartheid comme "intensive" thérapie de groupe pour la construction d'une nouvelle nation... Honteux 1*

P. B.

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