Près d'un millier de personnes ont manifesté à Liège, le 9 novembre, à l'appel du Front antifasciste et de la Coordination générale liégeoise du 22 mars. L'appel à cette manifestation notait que « 54 ans après [le 9 novembre 1938], les démons de l'antisémitisme, du racisme et du fascisme paradent à nouveau. Rappelons-nous les meurtres anti-arabes en France, les violations de cimetières juifs en Hollande, en France et en Allemagne, les attentats anti-immigrés en Italie. Et en Belgique, les ratonnades du Vlaams Blok, à Anvers, les commandos de l'Assaut lors de la manifestation du 22 mars, les agressions d'Agir pendant la campagne électorale. (...) Pour nous, l'heure de la contre-offensive est venue. » Lors du meeting qui a précédé la manifestation, le Front antifasciste de Liège a dénoncé la responsabilité des partis au gouvernement, le Parti socialiste et le Parti social-chrétien, qui par leur politique d'austérité et de restriction du droit d'asile, favorisent les réflexes racistes.
A Bruxelles, un rassemblement antiraciste et antifasciste était également prévu, à l'appel du Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (MRAX), et soutenu par une cinquantaine d'organisations et associations, pour le respect du droit d'asile et pour l'égalité des droits.