L'adhésion de Hamba Khala (Kate) au socialisme a été déterminée par les évènements de la fin des années 60. Elle a été active dès le début dans l'ANC, au sein du Mouvement de libération des femmes, dans la campagne de solidarité avec le Vietnam, ainsi que dans la solidarité avec le Chili et l'Irlande.
Membre exécutif de Big Flame, elle devient déléguée syndicale de la Santé, se bat contre les réductions budgétaires, et plus tard, après avoir participé à une occupation de l'hôpital qui a duré dix-huit mois, elle devient la lère organisatrice nationale de Fightback (qui a dirigé "l'hiver du mécontentement"). Elle a participé aux listes électorales de Socialist Unity et, à la fin des années 70 s'est investie dans les campagnes de solidarité avec l'Afrique du Sud. Elle est devenue membre de la section britannique de la IVème Internationale et est partie au Zimbabwe en 1981.
Elle n'avait aucune illusion sur le régime nationaliste radical de Mugabe et a fondé un groupe d'études marxiste. Elle a étudié la dynamique de la révolution coloniale et s'est rendue au Mexique et au Nicaragua. Membre - fondatrice du groupe d'action des femmes du Zimbabwe elle a travaillé sur un projet de développement en tant qu'organisatrice des groupes de femmes rurales. Elle s'est aussi chargée d'économie politique pour le syndicat des travailleurs du textile. Elle a milité au sein des exilés sud-africains et a servi en Afrique du Sud de contact entre la COSATU à ses débuts et les regroupements socialistes clandestins. Elle est venue en Afrique du Sud pour contribuer à l'édification d'un projet socialiste juste avant les concessions de DeKlerk en février 1990.
En Afrique du Sud, elle a adhéré à WOSA et participait au sein de son Comité central à la direction de la commission femmes. Elle a contribué à l'élaboration théorique de WOSA et de sa presse, a aidé à la formation après s'être perfectionnée à l'Institut international pour la recherche et l'éducation d'Amsterdam. Elle a fait des recherches et publié des travaux sur l'histoire de l'oppression des femmes en Afrique du Sud, sur les questions sexuelles dans le travail et l'éducation, sur le chomage de la jeunesse, et sur les rapports hommes-femmes dans les bidonvilles. Elle n'était absolument pas sectaire, passionément anti-raciste, et d'un anti-sexisme qui ne souffrait aucun compromis.
Kate est morte comme elle a vécu, en luttant pour la vie. •