Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

GRANDE BRETAGNE

Echec à l'intérêt professionnel

Inprecor n° 374, novembre 1993 · p. 36 · 389 mots

Syndicalisme

GRANDE BRETAGNE Echec à l'interdit professionnel Patrick Sikorski, vétéran de la Quatrième internationale et secrétaire du Syndicat des chemins de fer britannique (RMT), élu au

Conseil des transports londonien du syndicat, a été licencié de son poste de surveillant du métro de Londres suite à une "altercation verbale" avec un directeur. Sikrski n'avait fait que son devoir de délégué syndical en prenant la défense d'un de ses camarades, Ray Stelzner, qui aurait commis les actes criminels consistant à enlever les autocollants de sécurité sur les sièges d'un train.

Tous les deux ont obtenu leur réintégration. C'est une bonne nouvelle en soi pourtant comme le rappelait le tract syndical de "victoire" « les réintégrations n'ont été acquises que par une grève déterminée (avec piquets de grève) et par une campagne de soutien très large.»

Convaincus qu'une injustice très grave s'était produite, les membres de la section locale avaient exigé du RMT qu'il agisse. La direction a répondu en organisant un scrutin pour décider de la grève au sein de l'équipe de la ligne centrale du métro.

Le cas de Sikorski a été confié aux avocats du syndicat qui ont porté plainte devant un Tribunal industriel pour licenciement abusif pour activité syndicale. Il a fallu quelques minutes au tribunal pour trancher en faveur de Sikorski. Armé de cette décision, un représentant du syndicat a rencontré la direction. Cette dernière a proposé unrétrogradation à Stelzner et un poste sur une autre ligne à Sikorski. Tous deux ont refusé ce cadeau empoisonné qui reviendrait à reconnaître leur "culpabilitế".

Par la suite, les travailleurs de la ligne ont décidé un jour de grève par une majorité de quatre contre un. Le RMT a décidé d'étendre la grève et d'organiser un scrutin à l'échelle de tout le métro londonien.

Pendant ce temps, la préoccupation envers le sort des gardiens licenciés augmentait, et une campagne de défense a très vite trouvé un écho dans le mouvement ouvrier national. Le seul soutien politique qu'ait pu trouver la direction s'est résumé au torchon quotidien de droite, Evening Standard. La direction a dû reculer sur toute la ligne. Finalement, les gardiens ont été réintégrés dans le dépot de l'East London et Stelzner a été blanchi des accusations porté contre lui. Sikorski a malheureusement dû accepter cinq jours de suspension, mais est aujourd'hui de retour comme gardien et délégué syndical.

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