n onze annees d'existence, Izquierd
_ Unida (IU) a dessiné un espace pol tique bien défini dans la société espagnole : celui d'une gauche sérieuse et responsable qui conjugue des convictions égalitaires avec une responsabilité démocratique. IU apparaît comme une force politique engagée dans la défense des intérêts économiques et des droits sociaux de très larges secteurs de la société, singulièrement des secteurs sociaux qui se trouvent dans une situation comparativement défavorisée.
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Au cours de ces onze ans, IU ne s'est pas seulement distinguée par sa dignité morale, en défendant dans la rue les droits de ceux d'en bas, mais s'est aussi caractérisée par sa capacité à reprendre les revendications des secteurs les plus actifs et les plus critiques de la société espagnole et à formuler des propositions alternatives dans les institutions, en accordant ainsi son activité politique institutionnelle au pouls des inquiétudes de la société.
Il faut rappeler aujourd'hui les principales raisons qui nous ont conduits, nous mêmes, membres de la rédaction de cette revue, à titre individuel, à donner notre soutien à IU-IC-Les Verts lors des dernières élections :
1- Dans la majorité des débats parlementaires et dans la majorité des controverses publiques en Espagne depuis 1986, IU a représenté mieux que tout autre parti ou coalition, les intérets et les espoirs de ceux d'en bas, des travailleurs et des exclus dont nous nous sentons solidaires.
2- L'attention particulière portée dans le programme d'IU aux problèmes qui préoccupent la majorité des travailleurs et des travailleuses conscients, des femmes défavorisées, des jeunes objecteurs et insoumis, des intellectuels engagés, et, en général, des citoyens avec droit de vote mais sans voix.
3- La volonté de régénérer la vie politique et culturelle que nous avons pu apprécier dans le programme de IU-IC dizquierda unida
(Iniciativa per Catalunya) et dans l'action de la majorité de ses candidats ; une volonté de régénérer la démocratie que nous voulions voir devenir réalité dans un avenir proche, au Parlement et dans la rue.
4- Sa proposition de fédéralisme politique et culturel pour l'État multinational et plurilinguistique que constitue l'Espagne, à une époque où se font à nouveau entendre essentialismes et fondamentalismes qui affectent les personnes raisonnablement de gauche. Aux origines de la crise
Telle était la situation il y a un an. Pourtant, dès le lendemain des dernières élections générales, les divergences entre la majorité d'IU, d'un côté, et le courant « Nouvelle gauche » (devenu PDNI - Parti de la nouvelle gauche) et la majorité d'IC, de l'autre, se sont développées jusqu'à la rupture actuelle. Ces divergences, qui se sont d'abord manifestées dans l'appréciation des résultats eux mêmes, se sont élargies les mois suivants à de nombreux aspects de la vie politique : de l'appréciation des implications du Traité de Maastricht à la position face au Pacte de Tolède, et de l'appréciation du nouvel accord entre le patronat et les principaux syndicats à l'appréciation de la ligne d'action la plus appropriée pour trouver une solution politique à la situation actuelle en Euskadi.
Au printemps 1997, il était déjà évident que ces divergences allaient déboucher éventuellement sur des projets différents clairement définis, mais en tout cas sur des stratégies quasi antagonistes. Après la victoire de la droite aux dernières élections générales, ces deux stratégies diffèrent profondément quant à l'espace à gauche que peut occuper IU à l'échelle de l'État espagnol. Ce qui était (et qui est toujours) en jeu, c'est de savoir s'il existe bien — socialement et électoralement - un espace pour la gauche véritablement alternative, pas purement nominal ou subordonné à
Paco Fernandez Buey est membre de la direction d'IU. Cette contribution au débat sur la crise d'IU a été publiée dans El Mundo Obrero (mensuel du PCE) ; nous en avons traduit de larges extraits. Par Paco Fernandez Buey une autre « gauche », sociale-libérale, qui oscille programmatiquement entre le Parti démocrate américain et le centre-gauche représenté par la coalition de l'Olivo en Italie.
Au printemps 1997, le noyau dirigeant d'IU, au nom de la majorité, a présenté, par la voix du coordonateur de la présidence, Victor Rios, un document qui prenait acte des divergences, essayait de proposer des règles de jeu explicites pour sauvegarder parallèlement le pluralisme et la cohérence de cette formation. Nous partageons l'esprit de ce document et ce qu'il avance quant aux raisons des difficultés et des obstacles qui conduiront, finalement, à la crise. Nous reproduisons ici une partie de * Les intertitres sont de la rédaction d Inprecor
ce document intitulé « Pluralisme et cohérence dans Izquierda Unida », pour le porter à la connaissance de nos lecteurs. « Parmi les facteurs externes qui font problème pour la poursuite du projet d'IU, l'un des plus importants est, sans aucun doute, celui des effets sociaux et culturels, négatifs, de la perte de vertébration sociale. C'est le fruit de la segmentation et de la précarisation croissante du monde du travail, aggravée ces dernières années, et cela affecte le rôle actuel des syndicats et le comportement de la partie de la population potentiellement active touchée par le chômage. « La peur de perdre son emploi ou la dégradation des conditions de travail et la peur d'un avenir sans travail, en particulier chez les jeunes, sont à l'origine du progrès des valeurs conservatrices dans notre société. Parce que la peur paralyse. Une partie importante de la société tend à se résigner face aux faits consommés, et les valeurs défendues par la gauche en sont affaiblies et l'horizon transformateur s'en trouve obscurci, pour le moment tout au moins. « Pour la culture politique citoyenne, cette situation est très négative. Car la peur et la résignation finissent par nourrir une certaine hypocrisie sociale : une situation contradictoire où nombreux sont ceux qui se plaignent amèrement que les partis politiques ne répondent pas aux revendications les plus actuelles de la société civile, mais où peu nombreux sont ceux qui sont prêts à agir en conséquence, c'est-à-dire avec la volonté de s'engager pour faire face de façon organisée aux défis socio-économiques de cette fin de siècle. « Par ailleurs, la marche au bipartisme engagée par ceux d'en haut, et qui fait l'objet d'un véritable culte dans les médias, a eu des conséquences négatives directes sur la loi électorale, profondément injuste, et en a aussi indirectement sur la volonté des électeurs, en renforçant les tendances utilitaristes et la peur de se différencier. « Tout cela affecte de façon sensible la participation active et l'engagement volontaire des citoyens dans les organisations sociales et politiques qui, comme IU, restent porteuses d'une tension politico-culturelle avec des propositions de mobilisation qui visent à la transformation progressive de la société. IU, qui est née en pleine ébullition des mouvements sociaux des années 80, est affectée, gravement, par la perte de vitalité de presque tous les mouvements sociaux qui ont contribué à sa naissance. Pour une organisation politico-sociale comme la nôtre, qui cherche à combiner l'action parlementaire avec la mobilisation active des citoyens, la diffusion, très sensible dans la société, de comportements fondés sur la résignation, la passivité et la peur de l'avenir, est une donnée fondamentale. Car sans mouvement social critique le projet d'IU est boiteux. « Mais il y a aussi des facteurs internes qui contribuent à la stagnation d'IU. II faut en relever quatre dans le cadre de ce bilan. « Le premier est lié aux problèmes d'organisation interne et se traduit dans la difficulté actuelle à connaître en détail le niveau réel d'engagement militant des adhérents d'IU. (...) « Le deuxième tient au faible développement des mécanismes internes de débat et de circulation des idées. Pour une organisation qui met l'accent sur le programme, sur les questions programmatiques, c'est un déficit grave. Car la concrétisation des principales propositions programmatiques et la fluidité des rapports au sein de l'organisation dépendent de la circulation des idées et de leur discussion par les adhérents. « Le troisième facteur interne négatif, dans une large mesure conséquence du précédent, tient à l'apparition de tendances sectaires, de comportements de chapelle et de carence dans la démocratie interne au sein des organisations. Les procès d'intention, les dénigrements et les accusations extra-politiques prennent parfois la place du débat et de la circulation des idées. On consacre beaucoup plus de temps à organiser ces procès ou à dénigrer l'autre qu'à penser à la mise en œuvre des principaux aspects du programme. Et l'esprit de secte progresse alors là où devraient prévaloir la discussion et le débat d'idées. « Le quatrième facteur interne négatif tient aux relations qui se sont imposées en pratique avec les principaux médias. Aujourd'hui, les médias ont une influence de plus en plus forte sur les programmes et l'activité pratique des partis politiques. La libre opinion des adhérents et des votants est de plus en plus court-circuitée par
l'ingérence, directe ou indirecte, brutale ou subtile, de certains médias. C'est une réalité qui affecte maintenant l'ensemble des partis politiques. Mais elle touche plus négativement IU que les autres, parce que les médias actuels s'attachent à discréditer ou à banaliser en permanence toute proposition transformatrice qui émane de la gauche. Dans ces conditions, la pratique habituelle de fuites vers les médias, sans le moindre respect des opinions des autres, dans l'idée d'exalter les divergences, ne peut qu'avoir des effets négatifs, opposés au projet d'IU. C'est une pratique corrosive pour la moralité de l'organisation et si elle se poursuit, elle finira par obscurcir l'idée, acquise à juste titre, qu'lU propose une autre façon de faire de la politique, une façon de faire de la politique plus conforme à l'éthique. »
Ce document s'achevait sur un appel à la « responsabilité » de chacun et à la loyauté de tous les courants pour pouvoir discuter les divergences au sein d'IU, et non pas dans les médias intéressés à soutenir d'autres projets politiques. Ce document a été approuvé à la quasi unanimité des organismes de direction d'IU. Pour la première fois depuis longtemps, il y a eu consensus entre les différentes tendances. Quand les médias s'en mêlent
Mais, et c'était symptomatique, la majorité des médias a ignoré ou fait silence sur le contenu de cet accord, pour insister à nouveau sur les divergences au sein de l'organisation.
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Dans tout cela, il y a beaucoup d'ignorance et plus qu'un peu de malhonnêteté. Les gens sincères ont tout lieu de se demander de quel droit et avec quelle autorité morale on peut prêcher « l'unité de la gauche », « le pluralisme », « la critique et l'autocritique » quand, dans le même temps, on passe en coup de vent sur les crimes du GAL, on ne dit mot sur la corruption dans l'affaire Filesa, on se tait sur le scandale dans la réinterprétation des résultats du référendum sur l'OTAN, on se montre accommodant avec les monopoles dans les médias quand ils sont favorables, on ne prononce pas la moindre critique sur la réforme du code du travail, et on s'occupe à éclairer les gens sur l'opportunité de se réconcilier avec ce système inégalitaire au nom du « réalisme ». A propos du PSOE
Le vrai problème dans la crise d'IU ne se trouve pas dans l'affirmation ou la négation du pluralisme au sein de l'organisation, ni dans l'affrontement sur la politique syndicale à propos des retraites ou du nouveau pacte entre le patronat et les syndicats, ni même, comme on le prétend, dans la permanence de la conception des « deux rives » défendue par Anguita. Sans aucun doute, ces divergences pouvaient raisonnablement être discutées au sein d'une organisation pluraliste. Et elles ont effectivement été discutées pendant des mois dans différents forums spécifiques impulsés par IU
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Personne n'a jamais affirmé dans IU que le PSOE serait l'égal du PP (ou de CIU ou du PNV). Personne n'a jamais confondu les deux. On a seulement affirmé que le parti au gouvernement développait une politique qui n'était pas de gauche et que cette politique plaçait le PSOE sur « l'autre rive », avec les autres. Que cette vérité ait cessé d'être une vérité frappante quand le PSOE a perdu les élections et rejoint l'opposition (il a, pour ainsi dire, changé de rive) ne signifie pas qu'elle n'était pas vraie quand elle a été prononcée. (...) Où sont les textes autocritiques du PSOE sur son action entre 1983 et 1996 ? Où sont les manifestes des intellectuels du PSOE réclamant une autocritique de leur parti ? Que l'on sache, un projet d'autocritique a été élaboré en décembre 1996, par les partisans de Guerra, et on en est resté là, à l'état de projet.
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Quant aux accusations farfelues d'« être contre les syndicats », elles servent à cacher ce qui importe vraiment aux tra-
vailleurs : de quoi discutait-on en chaque occasion ? que critique-t-on, concrètement, dans l'action de telle ou telle direction syndicale (et non pas des syndicats en général) ? Ces accusations ignorent de plus, systématiquement et symptomatiquement, qu'un secteur important des adhérents et des fédérations des Commissions Ouvrières, de la CGT, de l'USO et de plusieurs syndicats du Pays basque et de Galice ont défendu des positions très proches de celles de la majorité d'IU.
(...) IU et IC
La chronologie officielle des faits présente la crise dans IC (Iniciativa per Catalunya) comme une conséquence de la crise dans IU. Et la version officielle présente Anguita et le PCE comme responsables de la rupture entre les deux formations, IU et IC, qui ont toujours été unies, dès l'époque du PCE et du PSUC.
Quelle est la part de vrai dans tout cela, vu de Catalogne ?
Il faut d'abord bien préciser que nous ne sommes pas face à une rupture frontale entre IU et IC, mais face à une séparation entre une partie d'IC (actuellement majoritaire) qui s'unit à une partie d'lU (actuellement minoritaire) et qu'une autre partie d'IC (actuellement minoritaire) s'unit à une partie d'IU (actuellement majoritaire).
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Le « Manifest de solidaritat amb IC » (Manifeste de solidarité avec IC), signé par quatre-vingt-dix intellectuels catalans, et publié sous forme de publicité dans les pages d'El País du 7 octobre, indépendamment de ce que l'on peut penser sur la forme et les détails, est, sur ce point, indéfendable et un peu moche
Indéfendable parce qu'IC y est considérée comme un bloc, un tout qui s'affronte à IU, comme s'il n'y avait pas dans ses rangs les mêmes divergences qu'au sein d'IU ; qu'on suggère (sans la nommer explicitement) que l'autre partie d'IC (son secteur critique), le PCC et tous les indépendants qui sont d'accord avec cet autre point de vue, sont des « succursalistes » ; et parce qu'on efface de l'histoire de la résistance récente en Catalogne, par conséquence logique ou par insinuation, de nombreuses personnes qui ont tout donné pour le PSUC, la CONC et IC à ses débuts et qui aujourd'hui, pour les raisons évoquées, se trouvent d'accord avec (ne sont pas avec, ne se soumettent pas à) la majorité d'IU. Quelle triste ironie que de prétendre introniser héritiers exclusifs du meilleur du patrimoine politico-culturel du PSUC précisément ceux qui ont vendu, congelé et liquidé ce patrimoine ! et que de vouloir identifier au contraire à la culture des purges et de l'élagage ceux sans le sacrifice desquels le PSUC n'aurait pas existé dans le passé ! C'est un Lopez Raimundo qui choisit de rester avec la majorité d'IU. C'est un Serradell qui choisit de rester avec la majorité d'IU. Nous avons suffisamment polémiqué avec eux dans ces pages. Mais qui peut se permettre, et de quel droit, de les effacer de cette histoire?
(...) La rupture est consommée
Nous ne pouvons pas cesser de nous interroger. Pourquoi, au nom de quoi réduit-on tout à la question de la « souveraineté d'IC », et occulte-t-on, en contrepartie le plus évident ? Qu'il y a au sein d'IC deux parties qui partagent la même histoire (ancienne et actuelle), même si elles s'opposent sur ce que veut dire être de gauche, aujourd'hui et maintenant, et ce qu'il faut faire pour défendre au mieux les intérêts de ceux d'en bas en Catalogne et en Espagne.
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Que les divergences avaient et ont en Catalogne (tout comme en Espagne) un caractère stratégique, le débat de ces derniers mois sur « l'Olivo » le démontre. Formellement, ce projet impliquait de réunir dans les prochaines élections les forces d'IC et celles du PSC et de l'ERC pour battre Pujol. Rien à objecter sur le plan formel. Mais on n'a pas encore répondu à la question décisive : avec quel programme, pour faire quoi et en faveur de qui ? Avec les mêmes privatisations et réductions de retraites que propose Prodi, qu'a proposées ici le PSOE et que pratique le PP, ou sans elles ? C'est cela qu'il faut expliquer aux gens. Mais à ce niveau, personne, aucun homme politique partisan de transposer l'expérience de l'Olivo, que l'on sache, ne s'est donné la peine d'expliquer à ses présumés électeurs en quoi consiste le programme de Prodi en Italie. Et quand quelqu'un l'a proposé, on lui a répondu qu'en réalité « l'Olivo catalan » était une invention des journalistes. C'est bien avec cette culture politique que la gauche doit rompre : occulter les programmes, solliciter le suffrage des électeurs comme s'il s'agissait d'un passeport ou d'une carte blanche pour s'allier ensuite avec n'importe qui.
La rupture est consommée. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour qu'on discute de projets et qu'ils se traduisent programmatiquement. Cela n'a pas été possible. Nous avons expliqué pourquoi. Il est maintenant inutile de s'installer devant le mur des lamentations. Il faut parler en termes positifs et pour l'avenir. Il faut revenir à la liste des revendications qui comptent pour les personnes qui veulent rester de gauche : républicains, fédéralistes, socialistes, communistes, libertaires, anarchistes. Ce qui est en jeu, c'est de savoir si, dans la situation actuelle, l'espace existe pour une gauche rouge, verte et violette, non subordonnée au PSC et au PSOE, une gauche qui défende sans équivoque les intérêts de ceux d'en bas, de ceux qui sont dans la pire situation sociale : les jeunes sans emploi, les femmes au chômage, les travailleurs précaires, ceux qui cherchent et ne trouvent pas de logement, les objecteurs et les insoumis, les personnes âgées à l'abandon et, plus généralement, tout ceux qui pensent qu'il faut faire quelque chose, concrètement, rapidement, pour éviter la croissance actuelle des inégalités de sexe et des inégalités sociales. (...) •
Rectificatif Contrairement à ce que pouvait laisser entendre l'article publié dans notre dernier numéro, la réunion d'information sur le trotskysme et la IV Internationale organisée par nos camarades présents au Festival mondial de la jeunesse à Cuba ne faisait pas partie des forums-débats de ce festival. Mais elle a pu se tenir dans des conditions assez satisfaisantes, avec l'accord des organisateurs du festival qui ont mis une salle de réunion à leur disposition.