Le CPN estime que la rupture de la majorité qui soutient le gouvernement aurait des conséquences très graves pour le pays sur le terrain démocratique et sur le terrain social. Notre retrait provoquerait d'abord un clivage de longue haleine, une fracture traumatique au sein des forces démocratiques et de la gauche. Il provoquerait un isolement de notre parti vis-à-vis des masses populaires, de nos électeurs eux-mêmes, de l'opinion démocratique (...) Les assises démocratiques de l'Etat seraient remises en question et des choix antidémocratiques, bien que non carrément autoritaires, pourraient apparaître (...)
La loi des finances est, bien sûr, largement insuffisante et n'est pas en état d'aborder les problèmes sociaux gravissimes de notre pays (...) Mais elle aurait pu être différente, si notre attitude politique avait été plus résolue. Il aurait été possible de la corriger, de l'améliorer, de l'intégrer si nous avions mené une bataille plus cohérente au sein de la majorité gouvernementale (...) Au niveau des masses il serait incompréhensible que nous retirions notre soutien au gouvernement face à cette loi des finances alors que nous avons soutenu les lois des finances précédentes si lourdes de coupures budgétaires et de sacrifices (...)
Le CPN estime donc qu'il faut relancer notre rôle politique au sein
réunion du comité politique national du PRC de la majorité et dans le pays. Le CPN est en même temps préoccupé de l'état du parti, dont la gestion interne est marquée aujourd'hui par des attitudes qui refusent toute hypothèse unitaire et s'opposent explicitement à tout effort de synthèse politique des différentes opinions, demandé par de nombreux camarades, dans les groupes dirigeants et à la base. Le libre débat interne apparaît compromis et obscurci à cause du "leaderisme" et des logiques autoritaires.