Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

SRI LANKA

Agression contre les dirigeants du New Left Front

· Inprecor n° 432, février 1999 · p. 30-31 · 822 mots

Inde et Asie du Sud

Sri Lanka Agression contre les dirigeants du New Left Front L Karunarathne, e camarade Vickramabahu général du NSSP (Nouveau parti socialiste, Nava Sama Samaja ministre du NLF (New Left Front, de la Nouvelle Gauche) pour le conseil provincial de Nishantha, qui conduisait la voiture, ont été brutalement agressés par une bande de voyous. Ceux-ci avaient suivi la voiture en moto drapeaux du PA (People's Alliance), le parti au pouvoir. Cette attaque préméditée a eu lieu le 13 janvier vers 10 h du soir à Padeniya dans la province de Kurunegala, une ville à 80 km de Colombo, la capitale.

Ces dirigeants rentraient d'un meeting public du NLF à Kobeigane pour les élections du 25 janvier 1999. Les voyous les ont grièvement blessé et ils ont été transportés immédiatement à l'hôpital. Les camarades Vickramabahu et Nishantha ont dû être évacués de l'hôpital Kurunegala, parce que leur sécurité personnelle ne pouvait y être garantie. Fernando, qui souffrait de blessures graves à la tête et aux yeux, étant intransportable, a été obligé de demeurer dans le service de soins intensifs. Une plainte a été déposée auprès de la police locale.

Cet incident majeur arrive à un moment où la violence connaît une escalade entre les deux partis gouvernementaux, le PA et l'UNP (United National Party), qui tous les deux défendent une même politique tant par sa soumission aux exigences du FMI/Banque Mondiale que par leur défense d'une guerre génocidaire contre la nation tamile dans le nord et l'est du Sri Lanka. Et comme ces deux partis craignent que la combinaison du NLF et le JVP (Front

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Nouvelles de libération du peuple) ne permette l'émergence d'une vraie alternative, leur machine rompue à la violence souterraine est progressivement et de plus en plus furieusement tournée contre les candidats du NLF et du JVP. Ainsi, le JVP a également fait état de plusieurs attaques physiques à l'encontre de ses candidats ces dernières semaines.

Le NSSP a été particulièrement visé par les éléments chauvins du PA et d'autres partis parce qu'il a ouvertement appelé le gouvernement du PA à mettre fin à la guerre raciste et engager des pourparlers sans délais et sans conditions avec les Tigres de Libération d'alam Tamil (1), afin de résoudre la question nationale tamile au nord et à l'est.

Le NLF tient le gouvernement pour entièrement responsable de l'état de violence, que la haute hiérarchie du gouvernement du PA a ouvertement encouragé en paroles et en actes, en justifiant même tous ses méfaits. Le PA explique que l'UNP, son prédécesseur au gouvernement, n'est pas en situation d'exiger que la violence soit éliminée de la campagne électorale, parce qu'il avait fait pareil auparavant ! Et il avertit le peuple que la violence est inévitable parce que le Sri Lanka ne vit pas sous une super-démocratie !

Il est clair que la généralisation de la violence est orchestrée pour protéger le gouvernement PA contre sa propre impopularité, surtout au sein de la classe ouvrière et des masses paysannes qui, il y a quatre ans, ont voté pour lui sur la base de ses promesses de paix et de prospérité. Bandaranayke les a toutes reniées. La peur du gouvernement de la PA devant la colère des masses était déjà manifeste lorsqu'il avait reporté de cinq ans les devraient se tenir mi-1998, compris dans la province de l'ouest qui comprend Colombo et sa périphérie urbaine.

Les attaques contre les dirigeants doivent être considérées comme une déclaration claire et nette de la faillite du gouvernement PA et comme une tentative de survie par des moyens de violence mafieuse. du racisme. de la guerre et d'autres moyens inhumains.

Voilà pourquoi nous vous demandons de rendre publique dans vos organisations cette information. Nous, le NSSP et le NLF, apprécierons votre solidarité internationale prolétarienne à ce moment de grande urgence. Nous vous demandons d'envoyer immédiatement des lettre de proChandrika Kumaranatunga et à l'oncle de Défense, le général Anuruddha Ratwatte, en y mentionnant les revendications suivantes :

1. Prendre tout de suite des mesures efficaces afin d'arrêter la violence à l'encontre des candidats de la gauche unie — du NLF et du JVP ;

2. Mener une enquête impartiale et punir rapidement ceux qui sont responsables de ces attaques ;

3. Établir un environnement démocratique et crédible sans intimidation ni violence, sans vol des bulletins de vote et sans bourrage des urnes afin d'assurer le véritable verdict des masses prolétariennes et paysannes.

Les messages doivent être adressés à :

- Chandrika Bandaranayake Kumaranatunge, The President of Democratic Republic of Sri Lanka, Presidential Secretariat. Colombo 1, Sri Lanka (Tel : 0941-436 371 ; Fax : 094-1-333 703):

General Anuruddha Ratwatte, Deputy Minister of Defense, Ministry of Defense, 15/5. Baladaksha Mawatha, Colombo 3, Sri Lanka (Tel : 0941-445 699 ; Fax : 094-1-439 380)

Merci d'adresser les copies des messages à : NSSP, 143, Kew Road, Colombo 2. Sri Lanka (Fax: 094-1-334 822 ou 094-74713 308 : Email : <[email protected]>)

14 janvier 1999 Sunil Ratnapriya*

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