Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NOTES DE LECTURES & MUSIQUES

[Annonce: Marx et le travail d'Antoine Artous]

Inprecor n° 480-481, mars-avril 2003 · p. 67 · 597 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

Belgique Maghreb Syndicalisme

vra en 1955 le généreux programme « d'école unique de 12 à 18 ans » qui sera adopté par cette association puis deviendra la base doctrinale du syndicat socialiste des enseignants (CGSP).

En juillet 1956, le PSB tient un congrès au sujet de l'avenir du Congo belge. Pierre Le Grève y montre le caractère timoré des propositions présentées. Le président du parti et la majorité du PSB adoptent son point de vue d'exiger les libertés démocratiques immédiates, ce qui pèsera sur l'opinion belge.

L'insurrection du FLN algérien commence en novembre 1954. Dès 1955 Pierre Le Grève participe au soutien de la révolution algérienne. Il crée le « Comité pour la paix en Algérie » qui lutte, à contre-courant de la francophilie puissante en Belgique et il organise meetings et aide clandestine aux militants algériens en transit. L'opinion publique belge va se détourner de la France gaulliste après l'assassinat le 9 mars 1960 à Bruxelles de l'étudiant algérien Akli Aïssiou puis celui du professeur Laperches à Liège. Comme ce dernier, Pierre Le Grève reçoit un colis piégé mais échappe à l'attentat dit de « la main rouge ». Il écrit alors : « La main rouge n'a jamais existé, sinon comme camouflage des services spéciaux français ». Des journalistes belges, J. Donneux et H. Le Paige ont rendu un hommage constant à Pierre Le Grève dans leur livre « le Front du Nord » consacré à la Belgique pendant la guerre d'Algérie. Sous son impulsion est organisé à Bruxelles le 12 mars 1962 un meeting de Jean-Paul Sartre qui attira une foule énorme. L'indépendance de l'Algérie, en

Marx et le travail — Travail et émancipation sociale d'Antoine Artous

Marx est incontournable.

l'assujettissement des individus à une production dominée par la valorisation marchande et le développement de la précarité et de l'insécurité sociale. Et il est toujours indispensable de remettre en cause l'organisation capitaliste du travail tout en se battant pour le droit à l'emploi. N'en déplaise aux prophètes aveugles de la « fin du travail » qui ont cru que la politique libérale de déconstruction du rapport salarial ouvrait la voie... à l'abolition du salariat.

la vie sociale autour d'une production enfin libérée de la domination du mais aussi de se libérer du travail.

Marx.

revue Critique Communiste.

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la place qu'il occupe dans la société actuelle, la confrontation avec , our qui veut porter un regard critique sur le travail, son organisation et

Ses analyses sont toujours actuelles. Le capitalisme c'est, tout à la fois,

Mais il est également nécessaire de jeter un regard critique sur l'histoire capital. Marx n'a pas échappé à cette vision. Il trace toutefois un autre horizon, dont l'actualité est étonnante. Celui d'une émancipation pensée à travers une dialectique du temps de travail et du temps libre, permise par une réduction massive du temps de travail. Il s'agit alors de libérer le travail,

C'est cette lecture de Marx qu'Antoine Artous nous propose dans ce livre. En référence directe aux débats contemporains. Il mobilise alors des auteurs tels que Pierre Naville et Jean-Marie Vincent ; mais aussi André Gorz ou Dominique Méda. Nouvelle preuve de l'actualité de la référence à

Docteur en science politique, Antoine Artous a déjà publié Marx, l'État et la politique (Syllepse, 1999). Il est membre du comité de rédaction de la

Marx et le travail, 130 mm x 210 mm, 200 pages prix public : 16,50 euros Prix de souscription : 12,50 euros Offre valable jusqu'au 30 avril 2003 Bulletin et règlement à Éditions Syllepse, 69 rue des Rigoles, 75020 Paris,

<www.syllepse.net>

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