Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

HISTOIRE & PCF

Quand l'Humanité perd la mémoire...

· Inprecor n° 494, juin 2004 · p. 34-36 · 2 982 mots

France URSS et Russie Syndicalisme Stalinisme

Histoire & PCF Par Jean-Michel Krivine* / *Humanité vient de publier un numéro hors-série avec « 500 photos, 196 pages, les unes historiques, le premier éditorial de Jaurès, les mouvements forts de 100 ans d'histoire en France, en Europe et dans le monde ». Il ne coûte que 10 euros.

On pouvait s'attendre à pouvoir relire un certain nombre d'articles d'époque ainsi que le permet hebdomadairement Le Monde 2 Cela aurait été possible pour ceux de la période antérieure à la mort de Lénine ou postérieurs au XX* Congrès du PCUS mais comment republier ceux de la période stalinienne sans se déconsidérer ? On a donc préféré n'en publier aucun mais résumer pour chaque année les divers évènements et les divers commentaires du journal, en ajoutant plusieurs développements d'une page sur les combats pour la paix, contre le fascisme, pour la liberté des peuples, pour l'émancipation sociale qu'aurait toujours mené l'organe du PCF. Il y a également de nombreuses et superbes photos. Bémols, oublis et « améliorations »...

Certes le passé n'est pas toujours embelli, on y trouve des « aveux » qui auraient été impensables auparavant mais assez souvent des bémols viennent amoindrir les critiques. Sur la page consacrée à 1936 il y a deux bas de colonne pour les procès de Moscou « qui feront des millions de victimes », les condamnés du premier procès sont cités (Zinoviev, Kamenev) mais pour les trois autres procès on se contente de dire que Staline déclenchera « de nouveaux procès et une vaste purge ». La politique de la « troisième période » de l'Internationale Communiste (1928 à 1935), où la révolution étant à l'ordre du jour, toute unité d'action avec les organisations social-démocrates est impensable, cette politique fatale pour le mouve* Jean-Michel Krivine, chirurgien retraité, est membre de la rédaction d'Inprecor.

Quand l'Humanité perd la mémoire...

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ORGANE CENTRAL DU PART

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ORGANS CRYTRAL DU PARIT COMUNISES FRAICAIS (B.F.I.C.)

Setain avoue la peur que lui inspire le communisme la guerre impérialiste a bas

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té... Seule l'idée du « front national », interclassiste, demeure...

ment ouvrier allemand est passée sous silence. C'est pourtant elle, avec sa dénonciation des « socio-fascistes », qui permit à Hitler d'arriver au pouvoir en 1933.

Il convient de signaler d'autres « oublis » et quelques présentations « améliorées » d'évènements non à la gloire du PCF. Par exemple dans la colonne 1946 on signale :

« 8 mai. Plus de 15 000 morts dans la répres-

: JEAN JAURES

Pendateur

Rédacteur en chei

(1926-193)

VAILLANT COUTURTEN

NI STE PRANCAIS (S.P I-C.) - 7º 120 - 2 JUILLET 1941

Sa libération de la Sance dépend de la vidoire del uRss. Saisons toul pour hâtez cette victoire de fascisme, c'est l'ennemi à abattre contrela barbarie lescavage el loppression

Vive l'uRss qui se bal contre lennemi de l'humanité voelefond national de l'indépendance de la Sance

: JEAN JAURES

Tonde te

36926-15 en chot

1.01

VAILLANT COUTURIER

Red ao tear

N° 118 - 20 JUIN 1941

Vive la liberté eh l'indépendance des peuples coloniaux

Vive le font national de l'indépendance dela France!

AD PAYS TU SOCTALISME

L'eeprunE soviétique de 9 sal-

Marde de roubles..

En bas, le dernier numéro paru avant l'agression nazie contre l'URSS, daté du 20 juin 1941. La grande grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais vient de se terminer. Pour le PCF c'est une grève revendicative, nullement

En haut, le premier numéro de l'Humanité clandestine paru après cette agression, date du 2 juillet 1941 : le fascisme devient « l'ennemi à abattre » mais « la liberté et l'indépendance des peuples coloniaux » n'est plus d'actualision des manifestations algériennes de

Sétif » mais on omet de rappeler que le

Comité central avait affirmé qu'il « faut châtier impitoyablement et rapidement les coupables et les hommes de main qui ont dirigé l'émeute » alors qu'une délégation du PC algérien réclamait au gouvernement généra d'Alger « que soit réprimée la provocation des agents hitlériens camouflés dans le PPA

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et d'autres organisations qui se prétendent démocratiques ».

La grève Renault d'avril-mai 1947 est juste citée dans le paragraphe intitulé « Les 5 ministres communistes sont chassés du gouvernement ». Il y est affirmé que « les communistes se solidarisent avec la grève des usines Renault ». Tu parles ! Ayant connu cette époque en tant que membre des Jeunesses socialistes, je puis affirmer qu'il s'agit là d'un sacré raccourci : la grève fut déclanché pour une augmentation de 10 francs de l'heure dans deux ateliers (6 et 18) par l'action de quelques militants trotskistes de l'Union Communiste (ancêtre de Lutte Ouvrière). Elle fut au départ dénoncée par la CGT et le PCF qui étaient encore pour le « Produire d'abord ! » et « La grève est l'arme des trusts ! » Je me rappelle fort bien qu'à la sortie de l'usine et au défilé du 1er mai nous avons été agressés en permanence par les staliniens alors que nous distribuions les tracts du Comité de grève. Ce n'est que lorsque toute l'usine se trouvera en grève que la CGT se vit contrainte de s'y rallier et le PCF (y compris ses 5 ministres) de voter à l'Assemblée nationale contre le gouvernement du socialiste Ramadier qui en profitera pour les virer.

En ce qui concerne les démocraties populaires, la rupture de lito avec Staline en 1948 n'est même pas signalée (pourtant Dieu sait ce que l'Huma a pu déblatérer sur le titisme yougoslave), le procès Slansky de 1952 est certes dénoncé : « il a symbolisé les grands procès staliniens où des militants héroïques confessent des crimes invraisemblables » mais pas un mot sur les procès de 1949, Rajk en Hongrie, Kostov en Bulgarie et Dzodze en Albanie.

En 1956 « les chars soviétiques écrasent Budapest ». Il est heureusement précisé que l'intervention de l'URSS était approuvée par l'Humanité mais il n'y a pas un mot pour signaler « /'Octobre polonais » qui avait précédé l'insurrection hongroise.

Quant à la guerre d'Algérie ayant débuté le 1er novembre 1954, elle est évoquée avec un beau titre : « Halte à la répression en Algérie », titre l'Humanité lors de la Toussaint sanglante. On y cite l'article de l'Huma demandant que soit reconnu « le bien-fondé des revendications à la liberté du peuple algérien » comme si le PCF avait immédiatement soutenu l'action du FLN alors que le 8 novembre il publiait une déclaration contenant ce paragraphe qui en dit long sur l'élasticité de son soutien : « En de telles circonstances, fidèle à l'enseignement de Lénine, le parti communiste français qui ne saurait approuver le recours à des actes individuels susceptibles de faire le jeu des pires colonialistes, si même ils n'étaient pas fomentés par eux, assure le peuple algérien de la solidarité de la classe ouvrière française dans sa lutte de masse contre la répression et pour la défense de ses droits ».

Il convient également de revenir sur la page consacrée à l'année 1953 annonçant la mort de Staline. On y lit un petit article intitulé « Moscou Du procès des blouses blanches à l'univers du goulag ». Et au-dessous : « Des médecins, pour la plupart juifs, avaient été arrêtés, torturés et condamnés pour attentats contre Staline ». Cela est très approximatif. Certes l'acte d'accusation leur reproche d'avoir cherché « en leur administrant des soins nocifs, à abréger la vie de hauts responsables de l'Union Soviétique », mais Staline n'est pas nommé. Par contre il y a des accusations très précises : ils auraient sciemment provoqué la mort de Jdanov, de Chtcherbakov (responsable politique de l'Armée rouge) et auraient cherché « d'abord à saper la santé des chefs militaires soviétiques, à les éliminer pour affaiblir la défense du pays » ; plusieurs généraux et maréchaux étaient cités. Certes, ils auraient également pu s'en prendre à Staline mais cela n'est pas dit. Quand on rapporte un évènement historique il faut le faire avec exactitude (1). ...et une falsification de taille

Jusqu'à présent nous n'avons rendu compte que de quelques omissions ou déformations des faits, Mais il y a beaucoup plus grave : au bas de la page sur l'année 1939 on peut lire un petit paragraphe sous le titre « L'Humanité interdite ». Je le cite intégralement : « 25 août. L'Humanité est interdite ainsi que Ce Soir. Dès le 28 est publié le premier des 300 numéros de l'Humanité clandestine. En juin 1940, deux responsables du PCF négocient à l'ambassade d'Allemagne la reparution légale de l'Humanité, avec l'accord de Jacques Duclos. Il faut attendre le retour de Benoît Frachon à Paris trois jours plus tard, pour que l'erreur soit réparée ».

Il s'agit là d'un mensonge pur et simple : non pas, hélas, la demande de parution légale de l'Huma faite par des militants du parti mais la soit-disante « réparation de l'erreur » trois jours plus tard grâce au retour de Benoît Frachon. Il y a certes un progrès par rapport au manuel d'Histoire du PCF édité en 1964 par les Editions sociales où l'épisode n'est même pas mentionné mais un mensonge délibéré est-il prétérable à un mensonge par omission ? De nombreux auteurs ont détaillé ce qui s'était passé, outre des historiens comme Jacques Fauvet (2) ou

PCF & Histoire Philippe Robrieux (3) également d'anciens responsables du PCF comme Charles Tillon (4) ou Auguste Lecoeur (5).

Mais commençons par le témoignage du personnage-clé, celui qui aurait commis l'erreur, Jacques Duclos.

Voici ce qu'il écrit dans le tome 3 de ses Mémoires (6), paru en 1970 :

« Dans ce climat, des camarades animés sans aucun doute de bonnes intentions et qui, par la suite, se battirent courageusement contre les occupants, pensèrent que la presse du Parti pourrait paraître légalement puisque aussi bien d'autres journaux étaient publiés. La direction du Parti désavoua ces démarches, et les auteurs reconnurent leur erreur. »

Quels étaient ces camarades « sans doute animés de bonnes intentions » ? Mystère. Ce n'est certainement pas lui puisqu'il était le principal responsable de la direction qui « désavoua ces démarches ». II s'agit là également d'un mensonge pur et simple.

Si l'on prend les deux gros tomes de la collection des Huma clandestines édités par les Editions Sociales en 1975 (et préfacés par Jacques Duclos) on constate que jusqu'en janvier 1941 dans presque chaque numéro se trouve un petit placard demandant « la parution libre de l'Humanité ». Voici celui du dernier numéro de janvier 1941 : « Français, demandez pour l'Humanité le droit de paraître normalement ». Jacques Duclos était le principal rédacteur de l'Huma clandestine. Il semble donc qu'il a fallu un peu plus de trois jours pour réparer l'erreur ...

Par ailleurs, jusqu'à l'invasion de l'URSS, le 22 juin 1941, l'Humanité semble ne combattre que Vichy et pas le nazisme, elle met sur le même plan les impérialismes britannique et allemand et ne cesse de chanter les louanges de l'URSS (le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 est toujours en vigueur). A partir de l'agression allemande tout change, la lutte contre le nazisme et la défense de l'URSS deviennent les tâches principales. Nous publions une photo démonstrative prise dans le livre de l'ancien dirigeant communiste Auguste Lecoeur « Le 1. Jakov Rapoport, Souvenirs du Procès des Blouses blanches, Ed Alinéa 1988. 2. Jacques Fauvet (en collaboration avec Alain Duhamel), Histoire du Parti communiste français 1929/1976, Fayard 1977. 3. Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti communiste, Tome 1 1920/1945, Fayard 1980 4. Charles Tillon, On chantait rouge, Robert Laffont 1977. 5. Auguste Lecoeur, Le Parti communiste français et la Résistance (août 1930/juin 1941), Plon 1968. 6. Jacques Duclos, Mémoires III. Dans la bataille clandestine (Première partie 1940/1942), Fayard 1970.

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Histoire & PCF Parti Communiste Français et la Résistance » paru en 1968 : elle montre la différence abyssale entre les mots d'ordre ornant la première page de /'Huma du 20 juin 41 et celle du 2 juillet...

Heureusement pour lui le PCF n'a pu refaire paraître légalement son journal. Tous les détails avaient déjà été donnés dès 1960 dans l'Histoire du Parti Communiste Français publiée en trois petits fascicules par le goupe dissident Unir-Le débat communiste. Les historiens et les anciens « permanents » du Parti n'ont fait qu'ajouter un certain nombre d'éléments. A l'évidence la décision d'essayer de refaire paraître légalement l'organe du Parti venait de Moscou et du Komintern (elle fut d'ailleurs apppliquée avec succès en Hollande et en Belgique). Duclos chargea Maurice Tréand, membre du Comité central, d'organiser les démarches auprès des services de l'armée d'occupation. Celui-ci se rendit le 19 juin 1940 avec Denise Ginollin, ancienne militante des JC, et Jeanne Schrodt, traductrice, au service de presse de la Kommandantur où ils rencontrèrent le lieutenant Weber qui donna son accord, sous certaines conditions. Cependant, deux jours plus tard, Denise Ginollin et Maurice Tréand étaient appréhendés par la police française alors qu'ils étaient porteurs des premiers articles à soumettre à la censure de la Propagandastaffel. Ils furent inculpés d'infraction au décret du 24 août 1939 qui interdisait la publication des journaux communistes. Duclos chargera alors l'avocat Robert Foissin (défenseur habituel de l'ambassade soviétique) et Jean Catelas, membre du Comité central, de s'occuper de l'affaire. Quelques jours plus tard les deux prisonniers étaient libérés sur ordre d'un dignitaire nazi. Les démarches sont reprises par Jean Catelas et Me Foissin. L'avocat remet une nouvelle demande aux autorités d'occupation dont Tréand (d'après Robrieux) affirme qu'elle a été rédigée par Léo (Jacques Duclos), bien que contresignée par lui et signée par Jean Catelas. Impossible de ne pas en citer un passage :

« L'Humanité publiée par nous se fixerait pour tâche d'être au service du peuple de France.

« L'Humanité publiée par nous se fixerait pour tâche de dénoncer les agissements des agents de l'impérialisme britannique qui veulent entraîner les colonies françaises dans la guerre et d'appeler les peuples coloniaux à la lutte pour leur indépendance contre les oppresseurs impérialistes.

« L'Humanité publiée par nous se fixerait pour tâche de poursuivre une politique de pacification européenne et de défendre la conclusion d'un pacte d'amitié franco-soviétique qui serait le complément du pacte germano-soviétique et ainsi créerait les conditions d'une paix durable ».

saurait mieux dire Malheureusement (ou plutôt heureusement pour ses auteurs) la nouvelle démarche se heurta à la ferme opposition de Vichy (et de l'ancien communiste devenu vychiste, Jacques Doriot) et n'aboutit pas.

Certes, on ne peut reprocher à l'Huma du centenaire de ne pas avoir fourni toutes ces informations mais seulement d'avoir préFévrier 1962, massacre du métro Charonne. Dessin de Siné que l'Humanité a refusé. senté comme vérité établie quelques lignes que la vérification historique met en pièces. Sans ignorer l'intérêt que l'on peut prendre à parcourir cette publication, par ailleurs très vivante, il y manque un mode d'emploi, en particulier à l'usage de la jeune génération...

POST-SCRIPTUM

La rédaction de cet article était terminée quand j'ai eu l'occasion de parcourir le très gros volume relié qui vient de sortir et qui traite du même sujet. Il a été rédigé par le communiste Bernard Chambaz, s'intitule L'Humanité 1904-2004 et est édité par le Seuil/l'Humanité.

Il s'agit des vues personnelles membre d'une famille communiste que les « anciens » ont bien connue, après avoir « feuilleté chacun des 36 500 numéros de cent ans d'Humanité(s) ». Les photos sont admirables, les réflexions sont originales même si parfois discutables et assez souvent

« pas tout à fait dans la ligne », mais surtout je suis tombé en arrêt sur la page 205 où il relate la demande de parution légale de l'Humanité en juin 1940. C'est exactement le contraire de ce que prétend le n° hors-série précédemment critiqué, pour ne pas parler des affirmations de Jacques Duclos. En voici quelques extraits :

« Paris est occupé par l'armée allemande, le gouvernement s'installe à Vichy et fait voter par les parlementaires la déchéance de la République. C'est dans cette situation que se pose la délicate question de la demande de reparution de l'Humanité, très longtemps niée après la guerre par le parti. En résumé, un avocat communiste - Foissin - transmet à un dirigeant du parti - Tréand -cette suggestion et propose d'établir un contact avec Otto Abetz à Kommandantur. Les pourparlers s'engagent fin juin. Foissin, Tréand et Catelas - qui a remplacé Villon — se rendent dans le bureau d'Abetz. Il est difficile d'imaginer qu'ils agissent sans le feu vert de la direction, probablement Duclos, et sans l'accord du Komintern. (...) L'idée semble être qu'un pacte d'amitié franco-soviétique pourrait compléter le pacte germano-soviétique et ainsi assurer la paix en Europe. (...) Fin août le contact est rompu par les émissaires communistes, vivement critiqués par la direction du parti. (...)

« Toutefois sur sa lancée, l'Humanité propose en titre une sorte de syllogisme : 1) "des journaux pourris continuent à bourrer les crânes", ce qui reprend encore le vocabulaire de la Première Guerre mondiale ; 2) "'La presse communiste au service du peuple est toujours interdite" 3) "Demandez la parution libre de l'Humanité". On sent une espèce d'agacement voire de rage à voir cette injustice se perpétuer. Depuis deux mois, elle ne cesse d'y revenir.(...) »

Quant à l'Appel du 10 juillet 1940, signé par Thorez et Duclos, « s'il n'appelle pas au combat contre l'occupant, c'est que le sursaut national souhaité n'a pas eu lieu dans la seconde quinzaine de juin et que les directives du Komintern nourrissent une contradiction qu'il ne surmonte pas. Malgré quelques inflexions, ces contradictions demeurent jusqu'en juin 1941 ».

C'est quand même assez clairement énoncé de la part d'un militant communiste. Une question demeure : comment l'Humanité a-t-elle pu accepter de parrainer deux publications émettant des points de vue aussi contradictoires ? Une autre est sous-jacente : n'auraient donc droit à la connaissance de la vérité que ceux qui peuvent se payer un ouvrage à 39 euros ?

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