L'AN passé déjà, la grande grève des métallurgistes de l'ABC, près de ébranlait le Brésil. Elle devait s'achever par un mauvais compromis et dans l'amertume, lors d'une assemblée générale traditionnelle sur le de football de Sao Bernardo.
La leçon ne fut pas inutile. Confrontés à un taux d'inflation de 83 pour cent, de mars 79 à mars 89, qui dévore leur pouvoir d'achat, les métallos de l'ABC s'étaient mieux préparés cette année à épreuve de force.
Le 16 mars, ils étaient plus de 50000 assemblés stade d'Euclides, pour écouter le discours et les recommandations d'Inacio da Silva, «Lula», leur populaire dical. Il donnait quinze jours aux patrons pour céder sur les revendications, tout en explicas d'impasse des négociations grève débuterait avril, avec la paie de mars en au moins un mois». lait au boycott immédiat des heures supplémentaires et à
«opération des cadences, des multinationales avant mêle début effectif de la grève.
Le 30 mars, les métallos étaient venus encore nombreux sur le stade, plus de 60000, pour se prononcer sur le résultat des négociations. Ils réclamaient 15 pour cent d'augmentation salariale au-dessus de l'indice officiel des prix, la semaine de 40 heures, les heures supplémentaires majorées à 100 pour pour
Sao Paulo, cenciements suivent mouvements de. grèves, rantie dans l'entreprise...
terrain toutes que patronat, part.
une de l'ABC croisaient les bras.
sur tion nement qui les stocks tallos, le tribunal plus qui s'était incompétent, a fini le 17 avril par décréter la grève illégale.
cent, la garantie de l'emploi moins un an afin d'empêcher les vagues de licaux, arbitraires qui habituellement les zaine la gades droits syndicaux
Au total, vingt-cinq revendications, presrejetées par le broutilles mises à
Une forêt de bras unanimes se dressait alors pour rejeter les propositions patronales. C'était la grève. Massigeants ve et robuste. Sans piquets, le ler avril à minuit, 240000 métallos de la «fourmilière»
Depuis, le gouvernement maintient les négociations au point mort et multiplie les intimidations policières et militaires contre les grévistes.
Le patronat compte sur la faim pour user la déterminades grévistes, galvanisés cependant à l'idée qu'ils luttent pour les droits de tout le prolétariat brésilien. L'affluenaux assemblées bi-hebdomadaires du stade de Sao Bernardo. L'insopation, lence ouvrière n'a jamais manpersonnes.
qué de s'exprimer. Au gouverdroit de regard sur le fonds de grève, les grévistes répliquaient en demandant l'ouverture des livres de comptes patronaux.
Rien n'ayant réussi à entamer la détermination des médu travail, d'abord déclaré
TOUS AUX COTES DES METALLURGISTES DE L'ABC !
LIBERATION IMMEDIATE DE LULA ET SES CAMARADES !
Brésil Il s'en est aussitôt suivi la fermeture des locaux syndila saisie du fonds de grève, l'arrestation d'une doude dirigeants syndicaux, dont Lula, qui risquent officiellement de 2 à 12 ans de prison pour grève illégale.
Cela aussi était prévu. Trois directions de rechange avaient été désignées pour prendre la relève en cas d'arrestations. Décapiter la grève est à double tranchant pour le patronat. Privés de leurs dirihabituels, des travailleurs de plus en plus nombreux sont appelés à prendre des responsabilités, à mieux s'organiser, plus collectivement à faire leur propre expérience. La direction de la grève est maintenant le fait de plusieurs centaines de militants. L'Eglise a ouvert ses locaux pour accueillir les grévistes. Le gouvernement peut difficilement faire fermer les églises à deux mois de la visite du Pape.
L'assemblée des métallos du 21 avril, après l'arrestation de Lula, a de nouveau battu les records de particiavec plus de 80000 L'épreuve de force engagée, au-delà des revendications métallurgistes, a pour enjeu l'ouverture démocratique que la dictature militaire entend contrôler étroitement et l'apparition d'un mouvement ouvrier indépendant au Brésil.