Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

CHINE

[Appel de la Revolutionary Marxist League (RML)]

· Inprecor n° 103, 8 juin 1981 · p. 34-36 · 3 043 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

Chine Stalinisme Syndicalisme

berté ». Les autorités provinciales du La loi sur les publications, qui date de

Citoyens, ouvriers, étudiants, A l'occasion du cinquième anniversaire de la manifestation du 5 avril 1976, nous lançons un appel pressant à la solidarité avec le Mouvement démocratique en Chine. Ce dernier est en effet soumis à des pressions de plus en plus fortes de la part des autorités et il est possible qu'il soit amené à faire face à une vague générale de répression.

Hu Ping et Wang Jungtao, deux étudiants qui s'étaient présentés tions organisées à l'Université de Pékin, ont reçu un avertissement du comité du Parti. Ils sont menacés d'être déchus de leurs droits à la scolarité s'ils continuent leur « agitation » menée durant la campagne électorale. La prétendue « agitation » qui leur est reprochée n'est que le fait d'avoir émis un certain nombre de points de vue différents de ceux du pouvoir. Wang Jungtao, par exemple, avait tenté avec application de démontrer que Mao Zedong n'était pas un marxiste révolu-

A l'Ecole normale de Hunan, lors des élections, le comité du Parti a violé la loi électorale en imposant deux tours de scrutin supplémentaires et en ajoutant d'office un candidat officiel à la liste. Furieux, les étudiants ont fait la grève des cours et organisé une grève de la faim. Ils ont envoyé une délégation à Pékin pour demander justice. Mais, après quelques apaisements, leurs dirigeants ont été arrê-

Les rédacteurs de la revue non officielle la Voix de la démocratie de Shanghai ont récemment organisé un débat sur la signification des grèves en Pologne, des luttes engagées pour la démocratie et contre les privilèges des bureaucrates par les ouvriers polonais. Ils ont, pour cela, été convoqués par le Département de la Sûreté et accusés de mener des « activités anti-parti et anti-socialistes ». Durant la même période, l'ouvrier de Shanghai Fu Shenggi, rédacteur en chef actuel de Zen Ren (le Devoir), l'organe de l'Alliannon-officielles chinoises, a lui aussi été convoqué par les

Les ouvriers célibataires de l'aciérie de la ville de Taiyuan, dans la province de Shan Xi, se sont réunis, à la fin de l'année dernière, et ils ont présenté à la direction de l'usine dix revendications visant à augmenter leurs salaires et à améliorer leurs conditions de vie. Ils ont été accusés par le comité du Parti d'avoir organisé des « réunions clandestines » et une « ligue illégale ». Les ouvriers ont répondu qu'il fallait « lutter pour la démocratie et la li-

Shan Xi les ont traités de « contre-révolu-

Get les ouvriers les plus militants ont été arrêtés. L'Association des camarades pour la démocratie, de Qing Dao, a fait circuler une pétition et a engagé une campagne de propagande pour soutenir le « projet de loi sur les publications ». Elle voulait organiser pour le an 1981 un meeting de masse mais, peu avant, son responsable, Xing Dakun, a été convoqué par la Süreté. Accusé de poursuivre des activités illégales, il a été menacé d'arrestation s'il participait au meeting et n'a pu s'y rendre.

Un vent froid souffle sur les milieux artistiques. Les gens ont peur d'une répétition de la campagne « contre les complots droitiers » comme en 1957 (4). De nombreux films sur la Révolution culturelle (1966-1969) et la réalité sociale ont été interdits. Le bruit court même que les autorités veulent à nouveau qualifier le grand poète et écrivain Bai Hua de « droitier ». Le responsable de la Ligue nationale des écrivains, Zhou Yan, a ouvertement expliqué que les écrivains ne devaient plus produire d'œuvres concernant la « lutte anti-droitière » et la Révolution culturelle.

En janvier 1981, à la suite du Quotidien de la libération de Shanghai et du quotidien Xinhua de Jing Su, les organes officiels tels le Quotidien du peuple et Hong Qi ont commencé à s'attaquer au Mouvement démocratique sous prétexte de « consolider l'unité et la stabilité pour développer l'économie ». Dans un article paru le 10 janvier dernier, le commentateur du Quotidien de la libération affirme : « Dans certains endroits, il y a certaines personnes qui constituent des associations illégales, publient des revues illégales, répandent des points de vue antiparti et anti-socialistes. Ils essayent même d'organiser entre eux des alliances. Dans certaines élections démocratiques de base, certaines personnes ont pris prétexte de la "participation aux élections" pour diffuser de façon insolente des idées réactionnaires et pour s'attaquer à la direction du parti et au système socialiste. »

Le vice-responsable de la province de Guangdong s'est fait l'écho de la position des autorités de Pékin dans son rapport d'activité présenté à l'Assemblée des délégués du peuple de la province. Il a notamment déclaré qu'il fallait « critiquer fermement les associations et les revues illégales en s'appuyant sur les lois et des règlementations gouvernementales

Il est clair qu'il s'agit d'interdire les dizaines de revues non-officielles du pays.

1951 et qui reste en vigueur, stipule en effet que toute publication doit bénéficier de la caution de deux unités de production, ce qu'il est pratiquement impossible d'obtenir. Malgré les demandes pressantes en ce sens formulées par le Mouvement démocratique, les autorités de Pékin se sont jusqu'à aujourd'hui refusées a élaborer une nouvelle législation correspondant aux conditions actuelles.

A l'origine de ces mesures d'avertissement et de répression à l'encontre des milieux culturels et artistiques — comme du Mouvement démocratique - se trouvent des directives émises directement par le Comité central du Parti communiste chinois (PCC). Les documents numéros 7 et 9, publiés en janvier 1981, confirment en effet que ce vent de « redressement » vient bien de Pékin. Ces documents font référence au discours prononcé à la réunion de travail du CC de la mi-décembre 1980 par Deng Xiaoping en personne. Le numéro 5 de la revue Zen Ren (le Devoir) a pu citer « une source bien informée » selon laquelle un document réservé aux seuls cadres militaires au niveau de la division autorisait l'armée à intervenir en cas de « troubles » provoqués par les étu-

Le PCC prépare de toute évidence le parti et l'opinion publique à une accentuation de la répression. Il s'attaque d'abord à ceux qui demandent le maintien de la liberté de parole pour le peuple et de la liberté de création - libertés conquises de haute lutte dans le domaine social et culturel , en les accusant d'être des « éléments anti-parti et anti-socialistes », des personnes « coupables d'animer des associations et des revues illégales », des « dissidents », voire des « droitiers ». En même temps, le pouvoir met en œuvre les premières mesures de répression. S'il réussit, il engagera demain une vague de répression de grande envergure.

Le Mouvement démocratique a appris de bonne source que la direction du PCC a déjà dressé une « liste noire » des principaux militants de leur mouvement, et qu'elle se propose de faire arrêter avant le mois de juin tous ceux qui se trouvent sur cette liste. Face à cette situation, Zen Ren, organe de l'Alliance nationale des revues non-officielles, a publié un numéro spécial demandant à toutes les revues concernées d'envoyer un délégué à Pékin

4. Cette campagne a suivi immédiatement celle des « Cent-Fleurs ». Cette campagne avait été lancée par Mao Zédong avec son mot d'ordre « Que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent ! »

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pour engager des négociations avec le PCC et pour exiger de connaître les raisons de ces attaques contre le Mouvement démocratique.

Ce n'est pas la première fois que le PCC s'attaque aux droits du peuple, contrevenant ainsi aux articles 45 et 52 de la Constitution. Ces deux articles constitutionnels garantissent en effet la liberté de parole, de correspondance, de publication, d'assemblée, d'organisation, de manifestation et de grève. Le juriste du PCC Zhang Youyu a ouvertement déciaré, en mars de cette année, que cette partie de la Constitution devait être modifiée afin de restreindre ces libertés...

Le Mouvement démocratique réaffirme qu'il doit pouvoir bénéficier des droits reconnus par la Constitution. L'Alliance nationale des revues non-officielles a envoyé une « Lettre ouverte à l'Assemblée nationale des délégués du peuple et au peuple de Chine » dans laquelle elle déd'association" inscrite dans la Constitution comme le droit accordé à tout citoyen de former des associations de n'importe quel type. Tant qu'il ne met pas en danger les intérêts du pays et du peuple, tant qu'il n'entrave pas la liberté des autres, personne ne peut intervenir contre le droit de chaque citoyen d'inviter ses compatriotes à participer à une activité commune ».

Le Mouvement démocratique s'est développé avec la réhabilitation, fin 1978, des participants de la manifestation de la place Tien-An-Men de 1976, Il a fait sien le courage de centaines de milliers de citoyens qui ont prouvé dans l'action leur volonté de participer aux affaires du pays. Aujourd'hui, comme chacun le sait, le peuple est exclu de la vie publique. Sous la dictature d'un parti unique, le peuple est sans pouvoir, la vie culturelle est étouffée, les conditions d'existence de la population sont misérables. La corruption d'un grand nombre de fonctionnaires et le despotisme règnant ont causé de graves dommages à l'Etat: les ouvriers et les paysans ont perdu leur esprit d'initiative dans la production, ce qui a eu pour conséquence que des obstacles insurmontables se sont alors dressés sur la voie du développement économique, repoussant de ce fait la modernisation du pays aux calendes greeques.

C'est pourquoi le Mouvement démocratique occupe naturellement une placeclef pour l'avenir de la Chine. Comme l'ont souligné un groupe d'intellectuels et un certain nombre de revues nord-américaines dans une « Lettre ouverte au gouvernement chinois»: "La démocratie, c'est le fait que le peuple participe à la gestion et au contrôle des activités de l'Etat telles que la politique et l'économie. Sans elle, on ne peut écarter le danger de renaissance d'une dictature fasciste en Chine. Sans elle, on ne peut surmonter les problèmes comme ceux posés par l'existence de la bureaucratie. l'incompétence des fonctionnaires, le poids des privilèges, problèmes auxquels la Chine doit faire face pour accomplir les "Quatre modernisations". Ces questions ne pourront jamais être résolues par une poignée de "fonctionnaires intègres" et "d'envoyés spéciaux". Elles ne pourront progressivement l'être que par le renforcement de la force de contrôle exercée par les larges masses. Ce n'est qu'ainsi que l'on pourra réveiller l'esprit d'initiative du peuple afin qu'il s'engage collectivement dans l'œuvre des "Quatre modernisations"

* Pour que le peuple puisse effectivement contrôler le gouvernement et ses activités, il doit bénéficier de la liberté de parole et de publication, il doit jouir du droit démocratique qu'est le droit d'usage des dazibao. Pour assurer le contrôle du peuple sur le gouvernement, il faut garantir les droits démocratiques prévus en toutes lettres dans la Constitution. »

Avec ses revues non-officielles et au travers de ses diverses activités, le Mouve-| ment démocratique lutte de son mieux pour la démocratisation de la Chine, Il a défini ses objectifs de la manière suivante :

" L'Alliance nationale des revues non-officielles considère que le développement des forces productives doit assurer l'élévation du niveau de vie matériel et spirituel de la population et doit permettre de rattraper rapidement les niveaux de vie les plus hauts du monde.

«L'Alliance conscience les contrôles prévus par la Constitution et les différentes lois et décrets qui ne sont pas en contradiction avec la Constitution. C'est dans ce cadre qu'elle va lutter pour l'établissement et le développement du système démocratique, qu'elle va lutter pour le remplacement dans la société chinoise du système de gouvernement par l'homme (au pouvoir) par le système de gouvernement par la législation.

« En tout lieu et en tout moment, en Chine comme à l'étranger, l'Alliance réaf-

Deng Hsiaoping (DR) firme son soutien au combat pour la démocratie poursuivi par les jeunes et à tous les niveaux contre les dictatures et les autocraties. (6) »

Aujourd'hui, le PCC attaque le Mouvement démocratique en affirmant qu'il est « anti-socialiste », mais il n'a apporté aucune preuve de ses assertions. Ce sont des calomnies : on assène des coups de bâtons et on colle des étiquettes sans le moindre souci de la vérité. En réalité, la grande majorité du Mouvement démocratique soutient le système collectiviste en vigueur en Chine. Il ne permettra jamais aux capitalistes de reprendre le contrôle du pays, ni aux impérialistes étrangers de transformer la Chine en leur colonie. Certes, le Mouvement démocratique refuse de voir dans le système non-démocratique actuellement en vigueur en Chine le seul modèle de système socialiste. Il essaie de faire émerger, sur la base de la théorie et de l'expérience historique de la Chine, un système meilleur, plus démocratique, plus humaniste, pour le socialisme en Chine.

raison pour laquelle il brandit bien haut l'étendard de la démocratie so-

Le PCC dit aussi que le Mouvement démocratique est « anti-parti ». Tout d'abord, cela ne correspond pas à la vérité. Un bon nombre de membres du Mouvement démocratique estiment que la couche bureaucratique dominante du PCC va s'auto-réformer ; et ce malgré les événements qui se sont succédés ces

5. Citée par les Années 1970, numéro 4, 1980. Cette revue publiée à Hong-Kong fut longtemps considérée comme favorable au courant Deng Xiaoping dans le PCC, Jusqu'à ce qu'elle soit censurée en Chine populaire même...

6. Plate-forme de constitution de l'Alence, 15 septembre 1980.

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l'Alliance nationale des revues parallèles », numéro 87-88, du 30 octobre 1980.

tie », numéro 69, du 7 février 1980.

muniste du Guangdong », numéro 82-83, du 31 juillet 1980.

Qing », numéro 84, du 11 septembre 1980.

93, du 20 janvier 1981. deux dernières années (les lourdes peines infligées à Wei Jingsheng et Fu Yuehua, l'arrestation et la condamnation secrète à publié la transcription de la défense prosheng, la suppression des Si Da : les « Quatre Grandes Libertés », les mesures de répression prises ces derniers jours, et jusqu'à l'accroissement des privilèges et des pouvoirs bureaucratiques) qui infirment cette opinion. Ensuite, très nombreux sont ceux qui soutiennent publiquement la ligne « continuer la libération de la pensée » adoptée par la Ille Conférence du Comité central du PCC (7).

Par ailleurs, les condamnations portées par le PCC ont mis à nu le caractère, la prétention et l'arrogance de la bureaucratie. Il faut affirmer que quoi qu'un parti pense de la façon dont il a défendu les intérêts du peuple, que son orientation soit correcte ou non, il ne peut pas dénoncer ceux qui le critiquent comme des « anti-partis ». Car, sous le régime de la dictature d'un seul parti, « anti-parti » devient facilement « anti-socialiste », et cette accusation peut servir à justifier de lourdes peines et même la peine de mort. Le parti peut défendre ses propres positions, mais il ne peut pas forcer le peuple

«Inprecor » a publlé...

Inprecor, « La "dissidence chinoise" et les réorientations de la bureaucra-

Josef Krasny, « Le Mouvement démocratique en Chine », numéro 71, du 6

Revue Octobre, « Pour la libération du Fu Huehua », numéro 71, du 6

Document, « L'opposition démocratique et le forum de la jeunesse com-

Appel de 11 revues chinoises non-officielles, « Pour la libération de Liu

Inprecor, « Nouvelles arrestations en Chine », numéro 86, du 14 octobre

Ho Qui (He Qiu), « Autobiographie », numéro 86, du 14 octobre 1980.

Inprecor, « Un nouveau pas en avant du Mouvement démocratique :

Li Bai, « Le deuxième souffle du Mouvement démocratique », numéro à le soutenir et le peuple doit avoir tous les moyens légaux pour « lutter contre le

La dictature d'un seul parti constitue la clef de voûte de la dictature du

PCC, elle représente un obstacle immense sur le chemin de la Chine vers la démocratie et la gestion par la législation. De ce fait, le peuple ne doit pas seulement avoir le droit de critiquer le parti et ses dirigeants : il doit aussi avoir le droit d'exiger la fin de la dictature d'un seul parti afin de pouvoir constituer ses propres organisations.

Le peuple chinois a subi les épreuves de la Révolution culturelle et il hait toute politique anti-démocratique. Par contre, le PCC cherche à utiliser ce thème pour s'attaquer au Mouvement démocratique.

Depuis quelques temps, la presse officielle ne cesse de dénoncer ceux qui voudraient faire une « deuxième Révolution culturelle ». Il ne s'agit évidemment pas là de dénoncer une poignée de rescapés, il s'agit plutôt de discréditer auprès de l'opinion publique le Mouvement démocratique et les ouvriers qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie, il s'agit de semer la division. Il s'agit de confondre intentionnellement les droits démocratiques protégés par la Constitution et les moyens anti-démocratiques utilisés pendant la Révolution culturelle contre les droits du peuple.

Les revues non-officielles et les dazibao ont certes été utilisés par une fraction de la bureaucratie pendant la Révolution culturelle et par le Mouvement anti-droitier pour s'attaquer aux droits de la population. Néanmoins, ces moyens seront aussi utilisés par le peuple sous la dictature d'un seul parti pour affirmer ses droits démocratiques. Ce sont des moyens légaux grâce auxquels la population peut faire valoir et défendre ses droits démocratiques.

Ainsi, nous pouvons affirmer que le Mouvement démocratique constitue une force progressiste, l'une des forces motrices de la Chine dans la lutte pour la modernisation du socialisme. Il doit être soutenu et défendu. Aujourd'hui, à l'heure du cinquième anniversaire de la manifestation de la place Tien-An-Men, et alors que certains droits acquis par les masses au prix de leur sang se voient menacés, le jeune et fragile Mouvement démocratique va voir déferler sur lui une vague de ré. pression.

Tous ceux qui, en Chine comme l'étranger, veulent que la Chine avance véritablement sur la voie de la démocratisation et du progrès, doivent affirmer bien haut l'importance qu'ils accordent à l'existence du Mouvement démocratique et doivent défendre les libertés protégées par la Constitution de la République populaire de Chine.

Il faut, sans hésiter, s'engager dans la défense du Mouvement démocratique et de l'esprit hérité de la manifestation du 5 avril 1976.

Le Comité permanent de la Revolutionary Marxist League (RML) Hong-Kong, le 5 avril 1981. 7. Cette Ille Conférence du Comité central du PCC s'est tenue au moment où la fraction Deng Xiaoping utilisait les aspirations démocratiques de la population pour combattre la Bande des Quatre .

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