Pour une large majorité ouvrière au Parlement pour un gouvernement du PS et du PC
Après vingt-trois ans d'exercice sans partage du pouvoir, la droite a subi une défaite cuisante le 10 mai. La débâcle électorale de Valéry Giscard d'Estaing est un verdict sans appel pour sa politique. En votant François Mitterrand, les travailleurs ont voté contre la vie chère et le chômage, contre les atteintes aux libertés, contre l'arrogance insupportable de ce gouvernement. gé de camp : dans toutes les villes de France, des centaines de milliers d'hommes, de femmes, de jeunes, ont pris la rue pour y crier leur joie.
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR), des le début, a jeté toutes ses forces dans la bataille pour chasser Valéry Giscard d'Estaing. Elle fera tout pour que cette victoire en appelle d'autres, et pour que l'immense espoir qui s'est levé le 10 mai ne soit pas déçu.
Le combat continue aujourd'hui pour empêcher la droite de prendre sa revanche en juin, pour assurer une majorité ouvrière à l'Assemblée, pour que le Parti communiste (PCF) et le Parti socialiste (PS) aillent ensemble au gouvernement sans représentants de la bourgeoisie.
Le combat continue pour que les travailleurs voient leurs revendications satisfaites et que soient prises des mesures qui frappent les patrons et ceux qui les
Il continue pour que se développe partout dans les entreprises la mobilisation unitaire des travailleurs, seule garantie pour que leurs intérêts soient vraiment défendus jusqu'au bout.
Le candidat des patrons a été battu. Mais la droite dispose de moyens énormes. Elle espère prendre sa revanche aux élections de juin.
faut done pousser sans lui permettre de relever la et d'abord transformer l'essai aux proLa droite peut et doit être battue !
Une majorité de l'UDF (Union pour la démocratie française) et du RPR (Rassemblement pour le République) au Parlement permettrait à la droite de contraindre Mitterrand soit à démissionner, soit à devenir son otage. C'est pourquoi ils mettent une sourdine à leurs querelles. Ils renvoient les réglements de compte à plus tard. Ils serrent les rangs sous la baguette de Jacques Chirac, pour sauver le maximum de leurs députés et tenter de gagner la « deuxième manche ».
sans politicien bourgeois
Déclaration du Comité central de la LCR
Il faut que la droite soit minoritaire au Parlement et que le PC et le PS y aient la majorité, et qu'ils l'aient large-
Pour obtenir cette large majorité du PS et du PC, il faut rassembler les voix des travailleurs, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour la gauche à l'élection présidentielle. Pour cela, il faut montrer à tous et tout de suite que le changement tst là. Il faut prendre les premières mesur s d'urgence qui mohtrent que le gouvernement est décidé à en finir avec l'austé. rité et la limitation des libertés. Il faut aussi forger l'unité ouvrière, surmonter trois ans de division syndicale et politique acharnée. Il faut développer la dynamique de l'unité ouvrière de la base au sommet. large gagnera pas les hésitants et les travailleurs qui ont voté à droite en faisant des radicaux prétendus de gauche (MRG -Mouvement des radicaux de gauche) qui ne représentent qu'eux-mêmes, qui n'ont aucun compte à rendre aux travailleurs et qui, demain comme hier, se dresseront contre leurs exigences.
IL FAUT UNE MAJORITE DU PC ET DU PS A L'ASSEMBLEE !
Il faut dès maintenant un gouvernement des partis qui représentent la majorité des travailleurs, un gouvernement du
Sans plus attendre, c'est un tel gouvernement que Mitterrand doit mettre en place, car c'est celui qui correspond au vote du 10 mai. C'est de cette façon que peut se concrétiser immédiatement, de la base au sommet, l'unité indispensable du PC et du PS contre la droite.
S'ils le veulent vraiment, ainsi les du PC et du PS auront tous les moyens de satisfaire les revendications de ceux et celles qui les ont portés au pouvoir. Et de s'attaquer aux privilèges des possédants et à leur système d'exploi-
Il taut donc battre la droite, et faire entrer au Parlement une large majorité de députés du Parti socialiste et du Parti communiste.
pourquoi les dirigeants du PC et du PS doivent conclure un pacte de désistement mutuel et automatique contre les candidats bourgeois quels qu'ils soient. Voilà pourquoi ils doivent s'engager tout de suite, devant les millions de
FRANCE travailleurs qui leur font confiance, à prendre toutes leurs responsabilités formant un gouvernement du PC et du PS sans aucun ministre bourgeois, radical, gaulliste ou autre.
Les travailleurs n'ont pas chassé Giscard pour offrir des sièges de députés ou des postes de ministres à ces politiciens qui ont toujours été au service du patronat et qui seront toujours ses alliés. Ces sièges et ces postes, ils ne peuvent les obtenir que si le PC et le PS leur en font cadeau.
Pourtant, comment prétendre qu'on peut véritablement défendre les intérêts des travailleurs avec Michel Jobert, ancien ministre des Affaires étrangères de Georges Pompidou, ou Michel Crépeau (MRG), qui a mené toute sa campagne présidentielle contre les nationalisations ?
Les travailleurs ont voté Mitterrand pour que les choses changent vraiment et pour voir aboutir leurs revendications.
Fidèle à sa ligne de conduite avant le 10 mai, la LCR participera à la bataille des législatives sous le drapeau de la mobilisation unitaire des travailleurs et de leurs organisations contre la droite. Pour une majorité du PS et du PC ! Pour un gouvernement du PS et du PC sans ministres bourgeois ! Pour la satisfaction des revendications ! Pour en finir avec l'austérité, le citômage et la vie chère !
Voilà les mots d'ordre de l'heure. Voilà la voie qui mène à la victoire.
POUR BATTRE LA DROITE,
IL FAUT SE MOBILISER DANS L'UNITE ! Camarades qui votez pour le Parti Vous voyez dans le PS l'instrument le plus efficace du changement auquel vous aspirez. C'est votre droit, bien entendu. Mais votre devoir est de ne pas permettre que la force acquise par votre parti soit détournée vers une politique revendications des travailleurs, une politique de conciliation avec le grand capital.
Vous ne devez pas tolérer que cette force serve de tremplin à des politiciens sans scrupules, qui retournent aujourd'hui pour gagner des l'ombre de Mitterrand, et qui n'hésiteront pas demain à la retourner encore. Ne permettez pas qu'aux prochaines législatives votre parti s'efface pour faire élire ces gaullistes et ces radicaux en tout genre.
Trop souvent dans le passé, la gau. che a remporté les élections pour finale. ment s'incliner devant « le mur de l'ar gent ». Cela ne doit pas être le cas cette fois-ci.
Camarades qui votez pour le Parti communiste :
Vous vous réjouissez sans doute de voir la direction du PCF renoncer pour l'instant à son langage sectaire. Ce nouveau tournant lui a été imposé par l'échec de sa campagne de division qu'un très grand nombre de travailleurs communistes n'ont pu ni comprendre, ni admettre.
Vous devez peser pour que votre parti engage toutes ses forces dans la bataille contre la droite aux législatives, pour une majorité et pour un gouvernement socialiste-communiste.
Exigez que votre parti se mette sans réserve au service du combat pour l'unité du PC et du PS, avec toutes les organisations ouvrières, contre la droite. Ne permettez pas que le virage consécutif à la victoire de Mitterrand conduise la direction du PCF, sans aucun débat à la base, gouvernement côtés de ministres socialistes, mais aussi en compagnie d'authentiques représentants de la bourgeoisie, sur la base d'un accord ne répondant pas aux besoins fondamentaux des travailleurs.
Camarades qui ne vous reconnaissez ni dans le PC ni dans le PS :
Parce que, comme nous, vous voulez aller au socialisme, vous savez que le socialisme n'a rien à voir avec l'image que prétendent en donner Léonid Brejnev ou Helmuth Schmidt.
Il s'agit désormais de regrouper nos efforts et, par l'action commune, par le débat fraternel, d'avancer sur la voie de la construction du parti révolutionnaire dont les travailleurs ont besoin pour s'acquitter des tâches qui sont les leurs.
La Ligue communiste révolutionnaire ne donne aucun chèque en blanc à Mitterrand et à son gouvernement. Mais, avec tous les travailleurs et travailleuses qui leur font confiance, elle sera premier rang du combat contre les adversaires bourgeois du nouveau président de
République, contre l'opposition à son gouvernement, contre manœuvres des patrons et des banquiers.
L'unité ouvrière pour chasser Giscard de l'Elysée ; l'unité ouvrière pour battre la droite au Parlement ; l'unité ouvrière pour une majorité et un gouvernement du PC et du PS ; l'unité ouvrière contre le chômage, la vie chère, l'étouffement des libertés ; voilà le fil rouge de la politique suivie par la LCR.
Vous qui avez voté socialiste ou communiste, mais qui affrontez l'ennemi commun, vous devez tout faire ensemble pour fermer les plaies de la division. Depuis trois ans, vos dirigeants ont organisé la guerre civile dans la classe ouvrière entre partis et entre syndicats. Vous devez empêcher que cette politique destructrice ne recommence. Nous en avez
Tout en défendant vos convictions, vous pouvez lutter des aujourd'hui, au coude à coude avec nous, avec des travailleurs sans parti, pour marcher ensemble contre la droite, pour construire l'unité de la base au sommet.
Multiplions les appels syndicaux et intersyndicaux, les prises de position d'assemblées de travailleurs, de militants de toutes les organisations ouvrières, pour battre la droite, pour une majorité ouvrière au Parlement, pour un gouvernement
Ensemble, faisons en sorte que toutes les organisations qui se réclament des travailleurs se rassemblent et constituent des comités unitaires pour battre la
C'est la meilleur garantie pour que les travailleurs ne soient pas réduits au rôle de spectateurs, impuissants à agir sur la façon dont l'unité se fait ou se défait au sommet.
N'attendons pas passivement que les changements nous tombent tout cuits, nous ne devons pas nous en remettre aveuglément au nouveau président et aux nouveaux ministres. Nous devons prendre nos affaires en main, pour veiller à ce que nos intérêts soient défendus.
POUR EN FINIR AVEC L'AUSTERITE Il faut tout faire pour battre la droite, mais comment ?
Les vaincus du 10 mai cherchent à se ressaisir. Le seul moyen de gagner est-ce de ratisser large en mettant une sourdine aux revendications, afin de ne pas effrayer l'électorat que tes partis de droite tentent de reconquérir ?
Cette solution là est la plus mauvaise. Elle risque de démobiliser une partie de la classe ouvrière déçue par les promesses non-tenues et décourageée de ne pas voir son sort commencer à changer vraiment. Elle risque aussi de renvoyer dans les bras de la droite les couches de la population qui ont voté contre Giscard, mais ne peuvent être gagnées à la cause des travailleurs que si le mouvement ouvrier s'affirme comme une force qui ouvre la voie d'un changement réel.
Oui, il reste à convaincre des électeurs populaires qui on voté à droite ou qui se sont abstenus. Mais on ne les convainera pas en tendant la main à des politiciens bourgeois, ni en révisant en baisse les revendications. On le fera en leur montrant concrètement que ca change qu'ils ont tout à gagner à la défaite de la droite.
Les travailleus Giscard peuvent et doivent suivre cette vieiz.D'abord parce qu'il en va des conditions de leur vie quotidienne à tous.
Il y a des exigences qui ne peuvent attendre : les prix continent de monter et les licenciements à se multiplier. Des centaines de milliers de familles continuent à vivre dans l'angoisse du lendemain. Pour enrayer la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, des mesures d'urgence s'imposent tout de suite, comme par exemple :
- L'arrêt immédiat de tout licenciement et de toute fermeture d'usine.
- Le blocage des prix des produits de première nécessité et des loyers.
- L'augmentation immédiate du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) à 3 400 F et la garantie de ressources pour les chômeurs et les chômeuses privés de toutes indemnités, pour les jeunes sans emploi.
- La levée immédiate de toutes les sanctions contre les syndicats et les syndicalistes, la réintégration des délégués licenciés pour activités syndicales.
- La libération des prisonniers politiques. L'abrogation de tous les décrets répressifs et la suspension de l'application des lois scélérates, à commencer par la Loi Peyrefitte contre les libertés (Loi « Sécurité et Liberté »), la circulaire Bonnet-Stoléru contre les immigrés et les clauses restrictives du droit à l'avortement.
Source : Dossiers et documents, Le Monde, mai 1981, « L'élection présidentielle. La
Ces premières mesures ne transformeraient pas la situation, mais — prises tout de suite - elles l'empêcheraient de se dégrader encore plus. Et, à partir de là, les travailleurs et les travailleuses toutes les entreprises peuvent se rassembler pour aller plus loin.
semaine légale de 35 heures sans réduction de salaire.
Seule une telle solution, qui profite également à tous les secteurs, permet de réduire le chômage. Ce qui ne serait pas le cas avec une négociation branche branche et un étalement sur cinq ans. C'est pourquoi, lors de la prochaine session parlementaire, c'est une loi sur les 35 heures qui doit être adoptée.
Mais, sans attendre, que les centrales syndicales organisent consultation de tous les travailleurs afin que tout le monde sache qu'ils veulent les 35 heures tout de suite ! Consultés, les travailleurs ne manqueraient pas non de répondre oui à l'augmentation correspond au moins à la perte de leur pouvoir d'achat, dont seule l'échelle mobile des salaires peut garantir le maintien et la progression.
Si des négociations s'engagent sur les 35 heures, le SMIC et les augmentations de salaires, qu'elles se déroulent publiquement, comme en Pologne, devant la
Sur leurs revendications, c'est aux travailleurs eux-mêmes de décider. C'est d'abord à eux de prendre la parole sur tout ce qui les concerne.
Mitterrand propose de faire bilan de la France, pour évaluer la situation catastrophique laissée par Giscard.
Mais qui mieux que les travailleurs des villes et des campagnes peut dresser ce bilan et déterminer les besoins les plus pressants de la population laborieuse ? Sûrement pas quelques enfermés dans leurs cabinets ministériels.
Qui mieux que les travailleurs des hôpitaux peut définir combien de personnel il faut embaucher pour que les malades soient correctement soignés ? Qui mieux que les travailleurs des banques et des douanes peut surveiller les mouvements de capitaux et les empêcher de fuir à l'étranger. Qui mieux que les travailleurs des entreprises « nationalisables » peut surveiller les patrons pour les empêcher vider les nationalisations de contenu ? Qui peut mieux ressources et des capacités des entreprises que ceux qui y travaillent ?
Il faut done s'attaquer à cette tâche. Et le premier pas dans cette direction, c'est de mettre un terme à la division syndicale qui fait des ravages depuis des années.
Il faut favoriser un vaste mouved'adhésion des travailleurs centrales ouvrières, et populariser la perspective de leur fusion en un syndicat unique et démocratique, regroupant l'ensemble de la classe ouvrière contre le patro-
C'est dans l'unité que doivent être tés unitaires d'action à l'initiative syndicats, des organisations un
Millions de voix
6 technocrates tout juger des aux
28
36
1924
32 victoire de M. Mitterrand *, p. 105.
C'est Juquin, le 10 mai qui a été chargé d'annoncer le « tournant » du PCF (DR)
convoquées des assemblées intersyndicales pour établir des cahiers de revendications ; c'est ensemble que les syndicats doivent coordonner leur action sur l'entreprise en se réunissant en intersyndica-
Il doit être possible dans les mois qui viennent de mettre en place des comipolitiques permettent à travailleurs de prendre réellement leurs change vraiment!
affaires en mains, pour organiser les
L'ÉVOLUTION DES SUFFRAGES DE 1924 A 1981
MILLIONS DE VOIX
2JUIN 1DNOV.
_1
45
46
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67 mobilisations nécessaires à la satisfaction des revendications.
UNIS POUR QUE ÇA CHANGE
VRAIMENT
Nous ne voulons pas d'une expé rience, comme celle du Front populaire
(1936) ou de la Libération (1945), qui, après quelques mois, voit la droite revenir au gouvernail. Nous voulons que ça
Nous ne permettrons pas que les
% exprimés
130
%
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POURCENTAGE
10
68 69 73 78 79 1981
à beaucoup de gens. L'ampleur de la avec la prise de conscience que la division dirigeants socialistes et communistes «gerent loyalement les affaires de la bourgeoisie », au détriment des aspirations ouvrières.
Nous appuierons tout pas en avant sur la voie de la satisfaction des revendications, car c'est ce que nous sommes en droit d'attendre d'un gouvernement des partis ouvriers. Mais, à toute forme de collaboration de classes, nous opposerons résolument la mobilisation unitaire travailleurs et de leurs organisations.
L'unité ouvrière que nous voulons construire, c'est celle millions de travailleurs. C'est l'unité avec leurs partis et leurs syndicats, pour la satisfaction des revendications. l'union dans les luttes, au coude à coude, queiques mois encore, la réélection de Giscard semblait inéluctable division était telle que tout semblait concourir à la démoralisation et découragement.
Alors, la LCR était seule à dire « Giscard peut être battu » ; pour le battre, battre la division
Depuis, l'aspiration unitaire des travailleurs a été plus forte que la politique de division des dirigeants du PS et du PCF. Un courant unitaire est né, qui n'a cessé de se renforcer.
Avec les collectifs pour l'« Union dans les luttes », avec les militants unitaires dans les syndicats, le ler mai, à l'initiative de syndicalistes rentes centrales, l'exigence de l'unité contre Giscard s'est faite entendre et a rencontré un écho grandissant. Le cortège de la LCR le 10 mai (DR)
contre le patronat et la bourgeoisie.
C'est la démocratie dans les luttes geants.
Tous les travailleurs les patrons ne font pas de cadeaux. Nous su leur arracher. Pour cela, le seul moyen des tacles qu'ils mettront sur notre chemin.
que veulent des service
C'est mesures anti-capitalistes qui s'imposent.
POUR LE POUVOIR DES TRAVAILLEURS, n'était pas inéluctable.
aul cette bataille décisive pour la réalisation faut il et un gouvernement du PC et du PS.
toute leur place dans ce combat contre la droite, pour la défense des intérêts de différesponsabilités.
Camarades, c'est
Get dans l'action. C'est le contrôle des dirisavent que n'obtiendrons que ce que nous aurons c'est d'être unis pour aller de l'avant, c'est d'être forts pour renverser les obs-
La seule garantie c'est notre mobilisation, dans l'unité et la démocratie la plus large. Un véritable gouvernement au des travailleurs ne devrait pas la craindre, mais au contraire s'appuyer sur cette mobilisation pour prendre les CONSTRUIRE UN PARTI REVOLUTIONNAIRE
Et progressivement, la certitude que Giscard pouvait être battu s'est enracinée,
Dans toutes ces luttes, la LCR a été présente. Elle a jeté toutes ses forces dans de l'unité ouvrière contre Giscard. Et elle va se remettre à la tâche pour battre la droite aux législatives, pour une majorité débarrassé
Celles et ceux qui veulent prendre nationale ! des travailleurs et pour avancer résolument vers une société socialiste, à laquelle ne conduisent ni le PC ni le PS, assumer ses sur vous que ection Francaise 4'INTER ATIONALE
A la fuite des capitaux, il ne faudra pas hésiter à répondre par l'expropriation des entreprises de ces saboteurs. A l'utilisation des leviers de commande économique pour désorganiser la société, faudra répliquer par la nationalisation des secteurs-clés du pays, placés sous le contrôle des travailleurs. A l'accaparement de la radio, de la télévision et de la grande presse pour orchestrer leurs campagnes réactionnaires de mensonges, il faudra riposter en brisant leur mainmise sur les grands moyens d'information, et les ouvrir largement à toutes les organisations et associations représentatives.
Bref, s'ils veulent faire tourner la roue de l'histoire en arrière, il faudra les empêcher de dicter leur loi. repose la possibilité de construire un parti révolutionnaire des travailleurs.
Vous qui avez vu la LCR à l'œuvre, qui êtes d'accord avec son combat, rejoignez ses rangs !
Il dépend de vous maintenant, qu'une force se construise, dans les entreprises et partout, pour mener avec tous les travailleurs le combat pour un monde de l'exploitation et l'oppression. Pour construire le parti révolutionnaire, qui garantira la victoire du pouvoir des travailleurs, du socialisme, rejoignez la LCR, renforcez la IVe Inter-
Le Comité central de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR)
Section française de la IVe Internationale 17 mai 1981.