Résolution adoptée par le Comité exécutif de la IVe Internationale lors de sa session de mai 1981
Le combat contre la construction de l'aéroport de Narita, dans les environs de Tokyo. (DR)
L E combat contre la construction de l'aéroport de Narita, dans les environs de Tokyo, qui dure depuis près de deux décennies, se poursuit depuis mars dernier devant les tribunaux japonais. Les autorités judiciaires japonaises qui agissent à l'évidence sous certaines pressions politiques, ont prononcé des verdicts dont la sévérité est sans précédent dans Japon d'après-guerre.
Quatorze militants japonais ont été condamnés à des peines de plus de quatre ans de prison, sept d'entre eux sont militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCRJ, section japonaise de la IVe Internationale). Ce n'est pas un hasard s'ils ont été condamnés aux plus lourdes peines. Le camarade Watada et le camarade Maeda ont été condamnés respectivement à dix et huit ans de prison.
Les procès ont commencé il y a trois ans, plus d'une centaine de milltants ont été traînés devant les tribunaux, quarante d'entre eux appartenaient à la IVe Internationale et ils ont été condamnés à des peines variant de un à quatre ans.
La LCRJ a été au centre des poursuites à cause du rôle dirigeant qu'elle a joué dans les actions de contestation contre le nouvel aéroport et parce qu'elle a été la colonne vertébrale du front unique de paysans, d'ouemprisonnés ! vriers et d'étudiants qui ont mené le combat. A plusieurs reprises au cours des quinze dernières années, l'ouverture de l'aéroport a dû être repoussée à cause des actions de protestation. Le gouveravait fait un point de son ouverture en mars 1978, mais l'occupation de la tour de contrôle par des manifestants a repoussé l'inauguration de trois mois supplémentaires. Le Parti démocratique-libéral au pouvoir était déterminé à punir cette audace. La répression de rue fut jugée insuffisante. Pourtant, par suite des vionotre camarade Niiyama avait été grièvement blessé et devait mourir un peu plus tard à l'hôpital.
furent inculpés avoir « mis en péril la sécurité aérienne », charge qui vise à punir les pirates aériens, et cela à un moment où l'aéroport n'était pas encore entré en fonction. La lourdeur des sentences résulte de l'application de cette loi d'exception.
Jusqu'à aujourd'hui combat se poursuit. L'aéroport bien qu'ouvert ne peut utiliser qu'une seule piste d'atterrissage tandis que le carburant d'aviation doit être transporté par trains car le pipe-line souterrain n'a pas pu être achevé par suite de la résistance populaire. La section locale du syndicat des conducteurs de train, qui compte 1400 membres est aux côtés des paysans, mais ses initiatives avaient été bloquées par la direction nationale du syndicat. La section locale fut finalement expulsée du syndicat, ce qui produisit de nouveaux remous dans le syndicat à l'échelle nationale.
Les lourdes peines qui ont été infligées représentent une tentative de paralyser l'action de la section japonaise de la IVe Internationale. La solidarité internationale joue un rôle Nous lançons un appel à toutes les forces socialistes et progressistes de par le monde pour qu'elles élèvent leur voix contre ces condamnations et développent toutes les actions de solidarité possibles!
Comité exécutif international (CEI) de la IVe INTERNATIONALE 12 mai 1981. Les lettres de protestation doivent étre envoyées au juge Hanajiri, c/o Supreme Court, 1-14 Kasumigaseki, Chiyoda-ku. Tokyo, Japon, avec copie à la Ligue d'opposition à l'aéroport, c/o Shinjidaisha, 5-13-17 Shiba, Mina-Toku, Tokyo.
Envoyez des messages de solidarité aux camarades emprisonnés au Comité du secours rouge de Sanrizuka, à l'adresse Shinjidaisha (voir ci-dessus).