ELON des informations dignes de foi, des grèves auraient
Roumanie, à Levrda, Lupoaia et Horasti. Deux jours plus tard, au nord de la ville de Motru, une grève aurait éclaté à la centrale thermique de Rogojelu. Des manifestations sporadiques auraient également éclaté à Motru, où le siège du parti aurait même été occupé. Le chef du parti et du gouvernement,
Nicolae Ceaucescu, qui se serait rendu à Motru début novembre, y aurait été accueilli à coups de pierres par les mineurs, et
Ernest MANDEL
La Roumanie s'est vantée pendant toute une période de connaître le taux de croissance économique le plus élevé d'Europe. Mais, dès le deuxième semestre de
1979, la situation a commencé à se détériorer rapidement. En 1980, le revenu national n'a augmenté que de 2,5.%, contre un taux prévu de 8,8 %, et la production agricole a même baissé de 5 %.
Pour 1981, on avait annoncé une croissance de 7 %, afin de réaliser — fût-ce avec un an de retard - les objectifs du
Plan quinquennal 1976-1980. Cependant, en baisse des objectifs du une révision
Plan quinquennal 1981-1985, par rapport aux « directives » publiées dix-huit mois plus tôt (1), laisse supposer que le taux de croissance prévu pour 1981 ne sera pas atteint lui non plus. C'est notamment le cas de l'industrie des machines- outils et de celle des engrais chimiques ainsi que, probablement, des raffineries de pétrole.
UNE CROISSANCE
ECONOMIQUE INEGALE
ET DISPROPORTIONNEE
Pour la production agricole, l'écart
Le Plan particulièrement frappant.
prévoyait une production de 23,7 millions de tonnes de céréales en 1981. Or, la production effective de 1980 ne s'est élevée qu'à 20 millions de tonnes et la récolte de 1981 est jugée « franchement mauvaise » par les autorités. Il est donc peu probable qu'elle ait pu augmenter de
18 %.
La bureaucratie de Nicolae Ceaucescu s'est engagée dans un processus d'industrialisation à outrance, axée sur l'industrie lourde, afin d'atteindre le « but stratégique » de transformer la Roumanie d'un pays en voie de développement en un pays moyennement industrialisé. Des projets spectaculaires, marqués du sceau du gigantisme, ont symbolisé cette politique : création d'une industrie de machines-outils parmi les plus importantes du ments. dans l'article qui suit. monde, réalisant à elle seule un tiers de tième pays du monde en matière de production d'acier par tête d'habitant ; développement d'une importante industrie de raffinage et de transformation du pétrole, notamment le fameux complexe pétrochimique de Teleajan et la raffinerie de Midia.
La démesure de ces projets — comme ceux de Edward Gierek en Pologne — se traduit d'une part par des disproportions croissantes et dangereuses qui devaient tôt ou tard saper la croissance et, d'autre part, par une dangereuse dépendance par rapport à l'économie capitaliste internationale, dans le domaine des crédits et dans celui du commerce extérieur. De tous les Etats ouvriers bureaucratisés, la Roumanie détient le record de la part des pays capitalistes tant dans les importations que dans les exportations. La part des pays du COMECON dans le commerce extérieur roumain est tombée de 73 % en 1960 à 56 % en 1970 et à 33 % en 1980. La Roumanie fait d'ailleurs partie depuis plusieurs années du Fonds monétaire international (FMI), auquel elle a pu adherer sans se heurter a un veto de la part de la bureaucratie soviétique.
Malgré des progrès industriels en partie spectaculaires, la Roumanie est restée - à côté de l'Albanie — le pays le plus pauvre d'Europe en ce qui concerne son niveau de vie mesurable en consommation par tête d'habitant. Cette contradiction résulte avant tout du développement inégal entre l'industrie et l'agriculture, l'industrie lourde et l'industrie légère.
Le cours vers les projets gigantesques se poursuit d'ailleurs jusqu'aujourd'hui. Bien que la crise de la sidérurgie dans les pays capitalistes ait sévèrement bouleversé tous les plans roumains consistant à exporter de l'acier vers l'Occident, le nouveau Plan quinquennal prévoit un accroissement de la production sidérurgique, de 13 millions de tonnes en 1980 à 20 mil-
ROUMANIE aurait été obligé de se retirer précipitamment en hélicoptère. Il y aurait aussi eu, début novembre, des émeutes à Giurgiu, au sud de Bucarest. Une répression dure aurait suivi ces événe-
Dans quel contexte économique, social, politique se placent ces actions ouvrières, les plus importantes qui aient eu lieu en Europe de l'Est en dehors de la Pologne en cette année
1981? C'est la question à laquelle nous essayons de répondre lions de tonnes en 1981. Des centrales nucléaires ont été commandées au Canada, à l'Italie et à la France, absorbant des milliards de dollars en devises.
La démesure des plans de Nicolae
Ceaucescu éclate de la manière la plus nette dans le domaine du pétrole. Alors que la Roumanie est un pays producteur et, pendant des décennies, exportateur de pétrole, les projets ambitieux d'industries de raffinage de pétrole et de complexes pétro-chimiques l'obligent aujourd'hui à importer la moitié de ses besoins à des prix exorbitants (les fournitures supplémentaires demandées à l'URSS, non inclues dans les plans du COMECON, se paient au prix du marché mondial ...).
L'endettement du pays s'est donc sérieusement aggravé au cours de la période
1980-1981. Les dettes totales par rapport à l'Occident dépassent 10 milliards de dollars. Rien qu'en 1981, plus de 2 milliards de dollars devront être remboursés, sans parler des intérêts sur les dettes, de plus en plus énormes. Le déficit de la balance roumaine des paiements dépasse risme bien plus importants que ceux de la
Pologne par exemple.
Malgré des affirmations solennelles en sens opposé, la Roumanie est bel et bien le deuxième « pays socialiste » d'Europe (2), après la Pologne, à se déclarer en état d'« incapacité temporaire de paiement » (3). Des négociations sont en cours avec le FMI et les banques occidentales pour obtenir une rallonge de crédits.
Mais ceux-ci prennent en général la forme
1. Scinteia, 25 juin 1981, 20 novembre
1979.
2. Rappelons qu'un troisième Etat ouvrier bureaucratisé, la Corée du Nord, avait cessé ses paiements étrangers il y a quelques années. La situation a été redressée depuis lors.
3. Financial Times, 21 septembre 1981.
Selon la Wirtschaftswoche du 30 octobre 1981, un consortium bancaire aurait refusé momentanément d'accorder un nouveau crédit de 80 millions de dollars à la Roumanie. Selon le
Spiegel du 16 novembre 1981, la Roumanie aurait reçu 1,2 milliard de crédits du FMI.
Famille paysanne en Roumanie. (DR) de crédits à court terme, au taux d'intérêt bien plus élevé que les prêts à long terme. D'où une charge supplémentaire pour une économie déjà en grande difficulté.
UNE GESTION DESASTREUSE
DANS L'AGRICULTURE La source première du sous-développement agricole trouve son origine dans l'attribution d'une part disproportionnée des investissements d'Etat au secteur de l'industrie lourde. Mais, dès 1976, Nicolae Ceaucescu proclamait la nécessité d'une « révolution agricole » fondée sur des investissements massifs en machines agricoles, en travaux d'irrigation et en engrais synthétiques. Ces investissements ont effectivement eu lieu. Mais les résultats ont été plus que décevants.
Alors que la Roumanie détient les terres parmi les plus fertiles d'Europe, et qu'elle a maintenant un taux d'irrigation des champs de mais et de blé supérieur à celui de l'Italie et de la République fédérale d'Allemagne, le rendement en blé par hectare n'y atteint que la moitié des chiffres de ces deux pays. De même, on a aujourd'hui en Roumanie un tracteur par 68 ha de terres arables, chiffre égal à ce. lui du Canada, et un tracteur par 138 ha ensemencés de céréales contre un tracteur par 167 ha de champs céréaliers en Italie. Malgré cela, l'écart de rendement subsiste.
Les causes en sont bien connues dans économie socialisée : négligence laisser-aller du personnel administratif nommé par en haut, absence d'autogestion. De ce fait, le rendement des investissements est tres inférieur par rapport à celui des pays capitalistes. Selon un porte-parole officiel, Oprea Parpala (4), il faut, en Roumanie, utiliser 2,3 fois plus d'engrais qu'en Europe occidentale pour accroître la production d'une unité, et ce malgré le fait que les terres y soient plus fertiles.
Les paysans engagés dans les fermes coopératives travaillent à leur tour avec peu d'entrain. Le résultat, c'est une productivité du travail extrêmement basse. Alors que le rendement par unité de surface n'est que la moitié de celui d'Europe occidentale, les 3,5 millions de personnes travaillant dans l'agriculture représentent cinq fois plus de producteurs par hectare qu'en Europe capitaliste. Cela veut dire — en clair - que la productivité du travail agricole n'atteint que 10% de celle des pays occidentaux...
UNE GABEGIE GENERALISEE
Le cas de l'agriculture n'est qu'un aspect particulier des méfaits généraux d'une gestion bureaucratique caractérisée par l'ineptie, la gabegie et la corruption
Les exemples de cette gabegie abondent. En 1980, les responsables de la flotte de pêche en haute mer ont présenté une liste de 8 605 pièces indispensables à l'entretien des bateaux. L'industrie roumaine a déclaré qu'elle n'était capable de fournir que 133 pièces, soit à peine 1,5 % de la commande. Les bateaux ont done dû être réparés dans le port de Las Palmas, aux fles Canaries (Espagne). Mais quelle ne fut la surprise des capitaines d'y découvrir, dans les entrepôts navals, des caisses marquées « Made in Romania » contenant exactement les pièces originellement commandées à l'industrie roumai-
Résultat : la marine marchande a été obligée de payer et les pièces et la main-d'œuvre en devises occidentales, l'industrie mécanique, elle, a « satisfait au plan d'exportations », ce qui a permis aux bureaucrates d'empocher de confortables primes (habituellement, les primes annuelles touchées par les ouvriers ne s'élévent qu'à 200 ou 300 lei - 100 lei - environ 90 FF -; celles des bureaucrates atteignent facilement 45 000 lei). Mais le bilan, pour l'économie roumaine dans son ensemble, est évidemment négatif : on a finalement dépensé plus de devises étrangères que si on avait réparé les bateaux en Roumanie, tout en s'abstenant d'effectuer ces exportations particulières. C'est bien « l'intéressement matériel » de la bureaucratie, ainsi que l'autonomie financière des entreprises qui sont en cause. Et cela, malgré un système de planification ultra-centralisé, de la plus pure inspiration stalinienne.
La corruption est généralisée. Au début de 1981, la presse roumaine a révélé une série de cas de corruption grave de la part de bureaucrates haut placés (5). Un directeur de mines avait obtenu des centaines de milliers de lei de primes sur la base de faux rapports de production (le salaire mensuel moyen en Roumanie ne s'élève qu'a 2 500 lei). Le chef d'une entreprise de construction d'usines chimiques avait accordé sept primes spéciales à son chauffeur, ainsi que des avantages monétaires divers à son gendre et à son fils adoptif. Un autre bureaucrate s'était approprié illégalement de produits alimentaires pour un montant de plusieurs milliers de lei.
Ce qui a surtout scandalisé les masses populaires, c'est que ces bureaucrates, même lorsqu'ils sont publiquement dénoncés, n'encourent que des sanctions légères. Un des coupables mentionnés n'a même pas été exclu du parti. Aucun n'a été condamné à la prison, alors qu'un simple ouvrier écope de trois années de prison pour quelques menus vols et que Nicolae Ceaucescu menace les paysans de poursuites judiciaires pour sabotage, s'il y a des pertes au cours des récoltes (6).
Il est dès lors significatif qu'un véritable impôt sur les « signes extérieurs de richesse » vienne d'être décidé, taxant les voitures, les villas, les yachts, les chevaux course. On peut facilement s'imaginer comment les travailleurs et les ménagères ont dû réagir devant cet étalage de luxe cynique et éhonté, alors que les queues s'allongent devant les magasins d'alimentation et que le rationnement LA CRISE DU RAVITAILLEMENT
Comme en Pologne, ce qui a mis le feu aux poudres, en Roumanie, c'est la détérioration progressive du système de , ravitaillement de la population en produits de première nécessité. Dès l'hiver 1980-1981, la situation s'était qualitativement dégradée. Le gouvernement multipliait les appels aúx paysans pour augmenter la production agricole.
Dès septembre 1981, la presse occidentale signalait que les queues devant les magasins d'alimentation suscitaient un
4. Oprea Parpala, Era Socialista, numéro 3, 5. Scinteia, 12 février 1981, 26 février 6. Scinteia, 16 janvier 1981.
mécontentement populaire comme on n'en avait plus connu depuis seize ans en Roumanie (7). La propagande est restée triomphaliste pendant toute une période transitoire, ce qui a irrité et mécontenté encore davantage les travailleurs. Ainsi, la télévision a montré Nicolae Ceaucescu visitant un marché de vivres à Bucarest croulant sous les produits, alors que, le même jour, les habitants de la capitale devaient faire des heures de queue devant les magasins pour pouvoir acheter ne serait-ce que des saucisses et de l'huile.
L'écart entre les mythes entretenus par la bureaucratie et la réalité vécue quotidiennement par les masses devenant trop frappant, le régime de Nicolae Ceauceseu a dû effectuer un tournant brusque à la mi-septembre 1981. Le 19, le ministre de l'Agriculture était remplacé. Le 9 octobre, le Conseil d'Etat publiait un décret contre le stockage de vivres punissant de peines allant jusqu'à 5 ans de prison tous ceux qui détiendraient à leur domicile l'équivalent de plus d'un mois de consommation d'huile, de sucre, de farine, de riz, de café, etc. On reconnaît
UNE AFFAIRE DE FAMILLE maintenant que, malgré les communiqués triomphalistes sur la production agricole, il y a pénurie généralisée, mais c'est les consommateurs qui en sont rendus-responsables (8). Ces menaces s'adressent également au personnel du commerce et des coopératives de production ayant vendu des quantités « excessives » de vivres par ménage ...
Le 17 octobre, a paru un autre décret du Conseil d'Etat, introduisant de sévères restrictions sur la vente du pain et de la farine. Les districts ruraux sont proclamés autarciques, c'est-à-dire qu'ils ne reçoivent plus de pain ou de blé en provenance du stock gouvernemental central. Chaque personne que dans la commune où elle est inscrite sur un registre dactylographié toutes les boulangeries. Ce système est censé être préférable - du point de vue politique - à un rationnement pur et simple, qui aurait accentué la panique et qui comporterait quantité fixée ne puisse pas être livrée (comme c'est le cas actuellement en Pologne).
UNE TRADITION
DE REACTIONS OUVRIERES de travail et d'approvisionnement et l'accélération des cadences. Comme en 1977, les « syndicats » officiels ont été récusés par les travailleurs et des comités de grève ont été élus. L'usine « 23-Août » de Bucarest a été occupée pendant quatre jours par les grévistes. Nicolae Ceaucescu a dû se rendre personnellement à cette usine et donner satisfaction à toutes les revendications ouvrières (11).
La différence entre la situation roumaine et la situation polonaise est la suivante : le régime roumain, le plus stalinien d'Europe orientale, est beaucoup plus ré. pressif que le régime polonais; il n'y a pas eu de marge d'action pour une opposition
Men Pologne 1976 et 1980 ; il y a moins de tradition d'organisation ouvrière et moins de cadres ouvriers expérimentés en Roumanie qu'en Pologne ; l'opposition intellectuelle davantage. coupée du mécontentement ouvrier qu'en Pologne.
Néanmoins, il faut signaler qu'an Syndicat libre du peuple travailleur de Roumanie (SLOMR) s'est constitué en février 1979, à partir d'un petit noyau à Bucarest et dans la ville industrielle de Tumu Severin. Cette organisation ne semble pas avoir pu obtenir une adhésion importante de travailleurs, par suite de la ré-
A une échelle plus modeste qu'en Pologne, les travailleurs roumains ont acquis une tradition d'action directe pour manifester leur mécontentement devant des mesures économiques qui vont à l'encontre de leurs intérêts économiques. La vague de grèves d'octobre-novembre 1981 a été précédée de trois vagues analogues : celle de 1972, celle de 1977 et celle de
En 1977, les mineurs de la vallée de Jiu, non loin de la frontière Yougoslave, ont arrêté le travail à partir du ler août. Leur grève visait avant tout une nouvelle loi sur les pensions qui leur était défavorable. Mais leurs revendications incluaient également la journée des six heures pour les mineurs de fond, des vêtements de travail gratuit, le remplacement des directeurs en place, l'abolition du travail forcé et le retour à la législation progressiste obtenue dans les années 1955, 1956 et 1957 par les mineurs (9). Après trois jours de troubles, Nicolae Ceaucescu se rendit sur place et engagea un dialogue avec les grévistes qui rappela celui de Edward Gierek avec les ouvriers des chantiers navals de Sczeczin en 1971. Mais, après ce dialogue et la promesse de réformes, une répression sévère s'abattit sur les mineurs (10).
Ceux-ci n'en étaient d'ailleurs pas à leur première action anti-bureaucratique En septembre 1972, il y avait eu des troubles sérieux dans la même région de Jiu, normes de production.
Durant les mois de juin, juillet et début août 1980, des grèves ont éclaté dans diverses parties du pays (bassins miniers de Jiu et de Rovinari, usines sidérurgiques protester contre les mauvaises conditions pression, sauf dans la région habitée par la minorité hongroise, où 2 500 travailleurs y auraient adhéré. Mais, là aussi, la police
Dans les conditions nouvelles créées par la crise économique actuelle et la colère populaire, le régime stalinien rigide de Nicolae Ceaucescu risque de provoquer des explosions violentes, en l'absence de toute médiation permettant de canaliser le mécontentement vers des espérances réformistes. Est-ce à dire qu'une alle & libérale » de la bureaucratie va apparaître pout rendre possible cette solution de techange par rapport au régime bonapartiste de Nicolae Ceaucescu ? Le rôle de chef incontesté de la bureaucratie que remplit oe dernier et son prestige conime «-alrigeant national», rendent-ils impossible toute solution de rechange pour la bu•reaucratie? Il est encore trop tôt pour répondre à ces questions: Mais l'action autonome des travailleurs reumains, et le contexte de la révolution anti-bureaucratique en cours en Pologne confronté, en tout cas les bureaucraties roumaine et soviétique à des choix particulièrement douloureux.
Ernest MANDEL 20 novembre 1981. Financial Times, 29 septembre 1981. 8. Nicolae Ceaucescu n'a pas hésité à attirmer que le arise du ravitailleinent avait pour cause le tuit que les Roueins & mangent trop et mal ». On croit plus généralement en Roumanid que la pétuile est cadsée, par des exportatont massives:
6. Labour Pocus on Boadera Europe, vol. 1, numéto 5, novembre-décembre 1977.
10. Sur l'ampleur et le cruauté de la répression, voir Rapport sur la Roamante publié par Amnesty International, 80 juin 1980. En particulier, plusieurs milliers de mineurs ont été déportés.
11: L'Alterhative, numéro 8, janvier-tévrier 1981.