Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

POLOGNE

PCF et PCI refusent de soutenir les travailleurs polonais

Inprecor n° 115, 21 décembre 1981 · p. 5 · 360 mots

Pologne France Italie

Le PCF appelle les travailleurs français à « s'abstenir de toute initiative qui pourrait gêner la recherche d'une issue pacifique à la crise, permettant — sur la base de l'entente des forces nationales — la poursuite des réformes indispensables pour surmonter définitivement les fautes du passé et développer le socialisme ». cialisme ».

Entièrement engagé derrière la bureaucratie polonaise au moment où celle-ci pointe ses baïonnettes contre les travailleurs, le PCF proclame que « rien ne doit être fait qui puisse favoriser l'affrontement interne ou l'intervention extérieure que nous ne voulons pas ».

Pour justifier et avaliser l'état de guerre contre la classe ouvrière polonaise instauré par les bureaucrates polonais, l'Humanité reproche aux travailleurs polonais non seulement le « refus de l'entente nationale inlassablement proposée par les communistes polonais », mais les accuse aussi d'« appels à la lutte armée et à la subversion ». Les dirigeants syndicaux de Solidarité emprisonnés sont dénoncés pour avoir tenu « un langage de guerre civile ».

Dès lors, le PCF approuve leurs mesures répressives et affirme même que le dernière chance » ...

d'effective démocratisation ».

du 13 septembre 1973 ?

général Jaruzelski « n'a sans doute pas tort de dire que les mesures adoptées dans la nuit de samedi à dimanche étaient celles de la

De son côté, le Parti communiste italien (PCI), tout en se déclarant « très alarmé par les mesures du gouvernement polonais », s'est borné à condamner « le coup porté aux tentatives de résoudre politiquement la crise, avec la participation responsable de toutes les composantes de la société et à travers un processus

Le PCI, qui dénonce par ailleurs « les positions extrémistes et irresponsables dans tous les camps », se contente donc de reprendre les propositions d'Unité nationale faites récemment par la bureaucratie polonaise au moment où celle-ci tente de l'imposer par la force armée. Serait-ce dont l'heure, alors que les chars quadrillent la Pologne, d'en appeler à l'Unité nationale ? Fallait-il appeler les travailleurs chiliens à cesser toute résistance et à pactiser avec le général Augusto Pinochet au nom de l'Unité nationale lors du coup d'Etat

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