La bureaucratie polonaise vient de travailleurs, étudiants, aux forces vives de la nation tout entière. Elle ne peut accepter la mien pratique du vieux mot d'ordre : «L'émancipation des l'œuvre des travailleurs eux-mêmes ! » Elle lance une répression massive, brutale et sanglante contre la classe ouvrière et ses
Dix-huit mois après le début de la révolution politique anti-bureaucratique, le général Jaruzelski, ses acolytes et le Kremlin ont initié la contre-révolution par le coup d'Etat militaire du 13 décembre 1981. Leur but est net : revenir sur toutes les conquêtes politiques du prolétariat arrachées à la bureaucratie depuis des mois. Le programme de cette contre-révolution parle de lui-même : suspension et destruction du syndicat indépendant géré par les travailleurs eux-mêmes ; suppression du droit de grève ; abolition de la presse ouvrière libre non censurée ; sup•pression des « samedis libres » ; prolongation de la durée quotidienne du travail ; suspension de toutes les libertés démocratiques ; proclamation de la loi martiale. Les dirigeants syndicaux et les délégués d'entreprises, librement élus par les travailleurs, les militants de Solidarité ont été arrêtés par milliers ; tout l'espace d'activité politique, idéologique, culturel libre et indépendant des masses laborieuses est supprimé.
Cette répression est appelée à se durcir. La bureaucratie, une fois engagée sur cette voie, ne reculera pas devant des tueries et l'instauration de camps de concentration. Elle foulera aux pieds la dignité humaine la plus élémentaire.
Ce début de contre-révolution exprime la volonté de la bureaucratie polonaise - pressée par la bureaucratie soviétique et tous ses alliés - de conserver à tout prix le monopole du pouvoir politique en Pologne, base de ses privilèges matériels exhorbitants. Des efforts pour le conserver en cherchant à contenir et à diviser la poussée des masses se sont succédés depuis l'été 1980. Les accords de Gdansk du 31 août 1980 eux-mêmes ne constituaient d'ailleurs, aux yeux de la bureaucratie, qu'une manœuvre pour gagner du temps.
nationale », la bureaucratie n'avait cessé, depuis des mois, de préparer sa contre-offensive. L'attaque et l'évacuation de l'Académie des élèves-pompiers, le 2 décembre, avait constitué pour elle un
Déclaration du Secrétariat unifié (SU) de la IVe Internationale test : on allait vers un affrontement inéluctable. Les efforts des conciliateurs de tous les camps ont échoué.
Cet échec n'est dû ni aux « extrémistes » de Solidarité ni à « l'aile dure » de la bureaucratie. Il relève de l'incompatibilité fondamentale entre la dictature bureaucratique et les droits syndicaux et démocratiques des travailleurs. On ne pouvait à la longue défendre qu'en renversant la première. On ne poudéfendre la première qu'en suppri Au cours des semaines précédentes, la bureaucratie a compris que sa crédibilité baissait de plus en plus, que celle de Solidarité - en tant que véritable contre-pouvoir - s'élevait dans la même proportion aux yeux des masses. Le dernier sondage effectué par les sociologues polonais en témoignait. La base de Solidarité poussait à la mise en place d'un système de contrôle ouvrier sur la production et la distributravailleurs et de gardes ouvrières dans les
Cette radicalisation a trouvé son expression au sein même de la Commission nationale (KK) de Solidarité, les défenseurs de la modération n'avaient pourtant pas épargné leurs efforts.
Grève générale active et préparation d'un Plan d'urgence constituaient la riposte logique du prolétariat aux efforts de la bureaucratie pour disloquer le système de ravitaillement et en rendre responsable le syndicat. A tous ces menteurs et saboteurs au pouvoir, les travailleurs répondaient dans la pratique en faisant la démonstration au pays que, sous leur dila production allait très bien pouvoir fonctionner en se passant des bureaucrates et satisfaire les besoins de la
La révolution polonaise a révélé une fois de plus que les masses sont capables de déployer au cours d'une montée révolutionnaire des trésors de courage, d'esprit d'initiative, de capacité créatrice, de volonté de lutte. Sans ces qualités, il n'y a pas de révolution possible. Mais ces mêmes qualités ne suffisent pas pour assurer la victoire. La question du pouvoir reste décisive.
L'adversaire peut reculer. Il peut paraître désemparé. Il peut s'abstenir frapper et même d'agir pendant un certain temps. Mais, aussi longtemps qu'il détient l'essentiel du pouvoir (un noyau de forces de répression opérationnel, le contrôle des télécommunications, la capacité d'agir centralement) et qu'aucun
POLOGNE contre-pouvoir centralisé ne lui est opposé à tous ces niveaux, il peut reprendre l'initiative décisive au moment, à l'endroit et dans les conditions qu'il choisit. La balance peut dès lors pencher de nouveau en sa faveur.
Pour empêcher cette issue négative. les masses doivent disposer d'organes de pouvoir centralisés, capables de concentrer leurs gigantesques forces et, sur cette base, capables de leur permettre de se présenter comme candidates au pouvoir. C'est autour de cette question qu'était d'ailleurs en train de s'opérer un processus de différenciation dans les rangs du syndicat. Ainsi étaient sur le point d'être réunis les éléments devant permettre l'émergence d'une direction capable de mobiliser les masses et de les mener à la riposte au moment décisif. Le pouvoir bureaucratique a parfaitement pris conscience du développement de ce processus de maturation politique. Il a frappé pour y mettre un terme.
Il a répondu en déclarant littéralement la guerre à sa propre classe ouvrière, tel un vulgaire Pinochet. Il l'a fait en violant cyniquement sa propre Constitution et ses propres lois, qui ne donnent le droit qu'à la Diète (le Parlement) de proclamer l'état de guerre. Mais c'est au nom et pour la bureaucratie tout entière que cette dietature militaire a été instaurée, et non au bénéfice d'une quelconque caste militaire.
Le but immédiat de la contre-révolution politique qui a débuté en Pologne n'est nullement de « défendre le socialisme » contre la bourgeoisie ou l'impérialisme. Il est de défendre le pouvoir et les privilèges de la bureaucratie contre la classe ouvrière, de supprimer les conquêtes ouvrières de ces dix-huit derniers
Mais derrière ce but politique immédiat se profile un but social et économique tout aussi important pour la bu-
Par son arbitraire, sa gabegie, sa corruption, par l'incohérence et la démesure de ses projets économiques antérieurs, par son recours aux crédits capitalistes d'une irresponsable, qu'elle a portés à la planification, la bureaucratie a provoqué en Pologne la crise la plus grave qu'un Etat ouvrier bureaucratisé ait connue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La chute de la production industrielle et agricole, la désorganisation du système des transports et de l'approvisionnement de la population en biens de première nécessité et en services sociaux de base, ont précipité une tension sociale et économique insupportable.
Quiconque gouverne la Pologne est bien obligé de prendre des mesures radicales afin de remettre de l'ordre dans la maison et de redresser la situation économique.
Mais le contenu concret de toute « réforme économique » mise en place dans le pays n'exprime pas simplement des préférences techniques ou des choix idéologiques. Il exprime des priorités politiques et sociales, fonction d'intérêts de groupes sociaux bien particuliers. La « réforme économique» que le gouvernement de la bureaucratie cherche à réaliser, avec l'appui d'une aile de la technocratie et de l'intelligentsia, devra s'effectuer au travers d'une sévère politique d'austérité aux dépens de la classe ouvrière : réduction brutale des revenus réels; suppression du droit au travail, c'est-à-dire licenciements massifs dans les entreprises; prolongation simultanée de la durée du travail ; accélération des cadences de la production.
C'est parce que la bureaucratie est parfaitement consciente du fait qu'une telle réforme est classe ouvrière organisée et libre d'exprimer son opposition, que la contre-révolution en cours cherche à la désorganiser, à l'atomiser de nouveau pour la faire taire.
A la veille du coup d'Etat, le directeur de l'Institut du marxisme-léninisme du Parti ouvrier unifié polonais (POUP), Jerzy Wiatr, avait énuméré, dans une conférence faite à Cracovie et rapportée par le quotidien stalinien local Gazeta Krakowska, les « quatre possibilités de solution politique » de la crise polonaise. La troisième était, selon lui, « l'instauration d'un gouvernement militaire (...), pou voir autocratique bienveillant (.), s'ap puyant sur la paysannerie et les cols blancs (...) très compétents ». Passons sur la compétence. Passons aussi sur la possibilité pour le général Jaruzelski d'élargir sa base sociale par un coup d'Etat. C'est plutôt du rétricissement de cette base qu'il s'agit. On aura parfaitement compris le projet : « S'appuyant sur la paysannerie et les cols blancs », c'est-à-dire la bureaucratie. Contre qui ?
C'est dans le même sens qu'il faut comprendre la pression que le grand capital international - en premier lieu européen - a exercée sur la bureaucratie po. lonaise pour qu'elle « rétablisse l'ordre » dans son pays, pour que le flux des inté. rêts et du remboursement de sa dette puisse de nouveau couler sans entraves dans les coffres-forts des banques occidentales. Car ces ouvriers polonais - organisant sans cesse des grèves, empêchant les gens d'en haut de vaquer à leurs dignes occupations - risquaient de semer le désordre dans toute l'Europe, avec leur folle prétention d'être les maîtres chez eux et même de gérer leurs usines et leur Etat ! Selon le quotidien bourgeois de Suède, Dagens Industri, du 15 décembre 1981, ces banquiers seraient même intervenus discrètement en faveur d'un « gouvernement fort », avant le 13 décembre. Le Sunday Times du 13 décembre a rapporté des informations similaires en provenance d'autres sources.
SOLiDARNOST
MAZOWSZE Rassemblement devant le local de Solidarité de après le coup d'Etat du 13 décembre. (DR)
D'ailleurs, dès les négociations pour la reconduction des emprunts venus a à échéance au printemps 1981, et dès les pré-négociations pour l'adhésion au Fonds monétaire international (FMI) — à la demande de la bureaucratie polonaise en automne, les capitalistes occidentaux avaient exercé une pression pour que le gouvernement polonais « s'engage à imposer des mesures d'austérité dures à son peuple qui, il l'avoue lui-même, réduiraient le niveau de vie et augmenteraient le chômage » (New York Times, 29 avril 1981).
Il suffisait d'écouter la réaction de tous les « responsables » du monde, au lendemain du 13 décembre, du pape Jean-Paul II à Ronald Reagan, en passant par Helmut Schmidt, Claude Cheysson Mme Thatcher, pour s'apercevoir jusqu'à quel point cette véritable Sainte-Alliance mondiale avait peur du potentiel de combat du prolétariat polonais, voulait permettre à la camarilla de Varsovie de poser ses bottes sur la nuque des masses polo-
Varsovie pour échanger les premières informations naises, pour que l'ordre continue à régnel en Europe, et criait aux travailleurs polo nais, sous des prétextes humanitaires hypocrites : « Modération / Modération ! Surtout pas de résistance organisée! Surtout pas d'initiatives irresponsables"! »
Mais les travailleurs polonais n'ont pas écouté ces voix qui les appelaient à la capitulation et à la résignation. Forts de leur nombre, de leur organisation, poids qu'ils occupent dans la vie sociale et économique de leur pays, conscients du fait que toute la nation vit de leur travail et de leur effort, ils ont commencé résister, à faire grève par centaines de milliers, à occuper des entreprises, à récla mer la libération de leurs camarades arré. tés, le rétablissement de leurs libertés et de leurs droits supprimés. Poursuivant sur la lancée de juillet-août 1980, ils ont ainsi donné un magnifique exemple de solidarité et d'action de classe à tout le mouvement ouvrier international. Ils ont constitué un Comité national de grève. Ils s'ef-
forcent de relancer des structures syndicales élémentaires. Ils appellent à la grève générale pour le 19 décembre.
Il est trop tôt pour savoir si cette riposte exemplaire sera rapidement couronnée de succès ou s'il faudra du temps pour saper la dictature militaire de la bureaucratie. Mais une chose est certaine : l'auto-organisation de la classe ouvrière a été et reste trop large, son impact sur toute la société a été trop profond, pour que la bureaucratie puisse en venir à bout rapidement. La lutte sera longue et dure.
La classe ouvrière internationale a bien compris ce message venu de Varsovie, de Gdansk, de Cracovie, de Wroclaw, de Sezesezin, de Poznan, de Katowice, de Lodz, de Lublin, un message de ses frères et sœurs de classe. Elle s'est mobilisée sur et en Italie -, mais également dans tous les pays d'Europe capitaliste rique du Nord, et dans plusieurs pays du Tiers Monde, pour clamer sa solidarité avec les ouvrières et les ouvriers réprimés qui se défendent avec un courage exem-
Une attaque contre vos syndicats est une attaque contre nos syndicats. Vos libertés supprimées, ce sont nos libertés menacées. Un pour tous, tous pour un ! Voilà la règle d'or de la solidarité ouvrière internationale, de l'internationalisme pro-
Le caractère de classe de l'action des travailleurs polonais a ainsi déterminé la nature de classe de la riposte des masses dans les pays capitalistes. Bien plus que lors de la répression de la révolution hongroise à partir du 4 novembre 1956 par les chars du Kremlin, davantage même que lors de l'invasion de la République socialiste tchécoslovaque par les armées du Pacte de Varsovie le 20 août 1968, cette riposte a eu un caractère ouvrier prononcé. Les forces bourgeoises n'ont occupé qu'une place marginale dans les manifestations de rue. Elles en ont même été, par endroits, facilement écartées.
Ceux qui sont les avocats honteux des dictatures du Chili, du Brésil, d'Uruguay, d'Argentine, ceux qui font l'apologie de la répression du peuple palestinien et ne bougent pas le moins du monde contre les militaires turcs liés à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) qui ont supprimé les syndicats, le droit de grève et arrêté des syndicalistes par milliers, n'ont aucun droit moral - sinon celui que s'arrogent les Tartuffes — pour élever la voix contre les atteintes aux droits et libertés des travailleurs
La vague de manifestations de solidarité avec la classe ouvrière polonaise doit donc s'organiser en vue de maintenir sa propre indépendance de classe et sa structure pour une action de longue haleine. Elle doit rassembler - sur la base unitaire la
- l'ensemble du mouvement ouvrier, avant tout les organisations syndicales, pour la défense des travailleurs et des syndicalistes réprimés en Pologne. - surtout en Allemagne, en Autriche et en Grande-Bretagne — sont effrayées par le potentiel révolutionnaire du prolétariat polonais et cherchent pour cette raison à capituler devant le fait accompli à Varsovie. Elles le font parce qu'elles craignent l'apparition dans leur propre pays et dans leurs propres rangs d'un syndicalisme de masse autogéré comme l'est Solidarité en Pologne, c'est-à-dire contrôlé démocratiquement et dirigé par les membres eux-mêmes et non par une bureaucratie de plus en plus intégrée à leur appareil d'Etat. Elles le font parce qu'elles jouent le jeu de leur propre bourgeoisie intéressée avant tout - en période de crise et de concurrence internationales intenses - à maintenir le commerce Est-Ouest ; les impératifs de ce commerce et de cette collaboration prennent chez les forces social-démocrates, depuis longtemps, le pas sur les exigences de la solidarité internationale des travailleurs. Elles le font parce qu'elles craignent tout ce qui ébranle le statu quo en Europe et dans le monde. Comme si l'humanité pouvait se débarrasser du système impérialiste, avec son cortège de sang et de famine, comme si elle pouvait se débarrasser du capitalisme - dont la crise coûte déjà trente millions de chômeurs dans les seuls pays industrialisés - sans ébranler le statu quo. sont amenées à participer plus directement au mouvement de solidarité, tout en cherchant à en limiter l'ampleur, la durée
Plus grave, plus criminelle est l'argumentation hypocrite des partis communistes dans les pays capitalistes — les PC français, portugais, ouest-allemand en tête —, qui font l'apologie ouverte ou camouflée de la dictature militaire de la bureaucratie établie à Varsovie. Pour ces bureaucrates, le « socialisme » continue à s'identifier avec les intérêts de la caste au pouvoir au Kremlin ; les partis-Etats de l'Est continuent à « représenter la classe celle-ci leur crache son mépris et sa haine au visage ; le bilan est « globalement positif », même celui de gens qui piétinent les droits des travailleurs et font tirer sur les grévistes ...
Il semblerait d'ailleurs — d'après ces PC — que ce soit la victime qui ait « provoqué » le bourreau en « plans insensés » de riposte à la proclamation prévue de l'état de siège. C'est léternel argument de tous les flics du monde : si vous vous tenez tranquille, il ne sera pas nécessaire de vous réprimer ! Il faudrait croire, en outre, que la répression des libertés syndicales en Pologne serait une pure « affaire intérieure ». Bonne nouvelle pour les dictateurs qui mettent le Salvador et le Guatemala à feu et à sang, pour les candidats putchistes en Espagne : ils peuvent y aller, on ne se mêlera pas de ce qui se passe dans leur pays. A la fière devise de Marx et d'Engels, « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », ces staliniens et leurs émules substituent maintenant le lâche mot d'ordre : « Prolétaires de tous les pays, ne vous mêlez pas des affaires qui ne concernent pas vos pays respectifs ! » Ainsi vous serez battus les uns après les autres, puis tous conduits impuissants à l'abattoir ...
Les partis communistes qui se sont dans l'orientation dite « eurocommuniste » de manière plus durable, avant tout les PC italien et espagnol, ont condamné le coup d'Etat militaire et la répression anti-syndicale en Pologne. Mais ils se refusent à appuyer la résistance des travailleurs et d'en appeler à soutenir Solidarité. Ils proposent des solutions de conciliation du type « Union nationale ».
Il ne faut pas s'y tromper : c'est dans un même et seul élan que les travailleurs du monde s'opposent à l'intervention militaire en Pologne, qu'ils s'opposent aux d'intervention contre la révolution en Amérique centrale, qu'ils se mobilisent par millions contre l'escalade de la course aux armements nu-
C'est dans de telles actions que la classe ouvrière internationale fait l'apprentissage de sa politique internationale de classe qu'elle doit opposer à la politique internationale du capital, si elle veut être capable d'arrêter la marche vers la troisième guerre mondiale nucléaire. Une classe ouvrière capable de défendre ses intérêts politiques internationaux, capable d'élans internationalistes, est une classe ouvrière capable d'empêcher la guerre. Une classe ouvrière incapable de réagir aux événements internationaux, absorbée par ses seules préoccupations « nationales » immédiates, est une classe ouvrière en voie de démobilisation et de dépolitisade s'opposer aux crimes du capital et de la bureaucratie à l'échelle mondiale. Ce serait la voie ouverte à l'ho-
C'est pourquoi, en nous mobilisant aujourd'hui pour la défense des travailleurs polonais, sur l'échelle la plus vaste et le plus unitairement possible, nous ne défendons pas seulement la révolution polonaise et nos frères et sœurs de classe de Pologne. Nous luttons également pour nos propres intérêts, pour ceux des travailleurs de tous les pays — à commencer par ceux de Union soviétique -, nous luttons pour les intérêts et pour l'avenir de toute l'humanité.
— Solidarité avec les travailleurs polo- A bas la dictature militaire de la - Libération immédiate de tous les syndicalistes, de tous les intellectuels arrétés, de tous les prisonniers politiques de
- Rétablissement du droit de grève, de la liberté d'action de Solidarité, de tous les droits et libertés politiques et civils du peuple polonais !
Vive la solidarité internationale des travailleurs de tous les pays, avec toutes les luttes de libération, dans toutes les nations, en défense de tous les exploités et opprimés, qui ne forme qu'un seul et même combat pour le monde socialiste
Secrétariat unifié (SU) de la IVe INTERNATIONALE Jeudi 17 décembre 1981.