Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

RESISTANCE

« Les tâches des militants de Solidarité », lettre d'un dirigeant d'URSUS, membre de la Commission nationale de Solidarité

· Inprecor n° 119, 22 février 1982 · p. 6 · 585 mots

Syndicalisme

cat des différentes sections de l'entreprise, comme entre les entreprises. Cela est nécessaire pour faire circuler l'information ainsi que pour coordonner notre activité. Cela servira à échanger les expériences de travail syndical. Il faut développer cette coopération dans les entreprises et en dehors, en organisant des prisonnés et des persécutés. Cette aide doit être conséquente et continue. Pour cela, il faut organiser des caisses d'entraide dans les brigades et dans les groupes syndicaux de base. Il faut se rappeler qu'une telle activité renforce la solidarité entre les gens et empêche qu'ils ne se démoralisent. Cette activité doit démarrer fuser les tracts et tous les écrits non officiels. Cette activité est très importante du fait du matraquage des médias, qui utilisent mensonges et insinuations, qui travestissent les faits, en s'appuyant sur la théorie de Goebbels selon laquelle un mensonge répété cent fois devient une vérité. Cette activité doit demeurer clandestine du fait du grand danger et des conséquences qui en découlent. On ne de toutes nos forces, nous opposer à l'annulation de tous nos droits et à l'augmentation des actes de revanche de certains représentants de la direction et des militants du parti ; il faut relever les noms de tous ceux qui tenteraient de se livrer à de telles pratiques. Il faut pour cela constituer des archives sur l'activité dépravée, antihumaine des militants du parti et de ses dirigeants. Ces archives doivent être décentralisées au maximum, pour que la découverte de l'une d'entre elles ne conduise pas à la destruction de toutes les autres. Si cela est possible, il faut imprimer les documents concernant toutes ces pratiques illéga-

Il faut mener une réflexion sur de futurs accords sociaux et sur de nouvelles législations, par exemple sur l'hygiène et la sécurité du travail, qui doivent bénéficier aux travailleurs. Il est important que les autorités ne puissent pas s'imagilectives, pour condamner l'activité de la junte militaire et exiger la libération des militants emprisonnés et le recouvrement des droits qui reviennent à la société. De telles lettres devraient être lisiblement signées, avec le nom et le proclamer la grève générale. De tels préparatifs doivent être clandestins. Il faut constituer pour cela des comités de grève clandestins, qui entameront les prépasang. Dans ce pays, le pouvoir — qui se prétend « ouvrier » - a déjà fait couler assez de sang ouvrier. N'oubliez pas que ce sont des tueurs. Il leur importe peu réunions dans les appartements privés en dehors des heures de travail. immédiatement, vu son importance pour le moral des gens. peut cependant abandonner cette activité au nom du danger qu'elle présente. les et les diffuser parmi les travailleurs. ner qu'elles peuvent d'un coup détruire notre puissante organisation. prénom, car seules des lettres signées ont un poids moral et de propagande. ratifs. de savoir combien de personnes ils vont tuer, si tel est leur intérêt.

2.- Il faut apporter une large aide matérielle et morale aux familles des em3.- Il faut se mettre en relation avec les éditions clandestines en vue de dif4.- Il faut recommencer à mener une activité proprement syndicale. Il faut, Durant cette période difficile, il ne faut pas perdre de vue l'activité future. 5.- Il faut commencer à rédiger des protestations, tant individuelles que col6.- Du fait qu'une explosion spontanée est prévisible, il faut se préparer à Il ne faut pas entreprendre de résistance active qui pourrait faire couler le

Zbigniew JANAS résident de la direction svndicale de l'usine URSU. nembre de la Commission nationale (KK) de Solidarit Varsovie, lundi 21 décembre 1981.

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