Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

COLOMBIE

Candidature unitaire de la gauche

Inprecor n° 120, 8 mars 1982 · p. 34 · 526 mots

Candidature unitaire de la gauche Pour la première fois dans l'histoire de la Colombie, les principales organisations du mouvement ouvrier présentent un seul candidat aux prochaines élections présidentielles qui auront lieu au mois de universitaire et dirigeant du mouvement FIRMES, sera le candidat de la coalition par le Parti socialiste révolutionnaire (PSR), section colombienne de la IVe Internationale, par le Parti colombien du travail (PCT), organisation d'orientation maoïste, et par le Parti communiste de Colombie (PCC), qui défend une orientation pro-soviétique.

La candidature de Gerardo Molina avait été avancée par FIRMES dès juin 1981 et elle avait été acceptée sans difficulté par le PSR et le PTC. Le PCC, par contre, a hésité à se décider, car il aurait préféré appuyer un candidat de front populaire, comme le libéral Luis Carlos Galan. Il n'a rejoint les trois autres organisations qu'après que Luis Carlos Galan ait rejeté toute perspective d'accord avec

Gerardo Molina, qui a publié une série d'études sur l'histoire des idées politiques en Colombie, dont Synthèse des idées politiques, se réclame du socialisme. En 1978, il a été l'un des fondateurs du mouvement FIRMES, d'orientation socialiste. En avril 1948, il avait fait partie de la Junte révolutionnaire centrale, organisée par les partisans de Jorge Eliecer Gaitan, le leader populiste dont l'assassinat en 1953 avait déclenché des mouvements insurrectionnels, écrasés par la répression.

La candidature de Gerardo Molina a été formellement ratifiée au cours d'une réunion nationale tenue fin novembre 1981, qui a décidé en même donner à la coalition des quatre partis le nom de Union Democratica.

Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, Gerardo Molina a déclaré : « Sur le terrain économique, notre mouvement n'entend pas se limiter à revendiquer, comme le font les libéraux, le contrôle sur les monopoles ; l'expérience démontre que ceux-ci se moquent de tout contrôle. Notre politique est différente : nous voulons arracher au secteur privé la propriété et la gestion de toutes les activités fondamentales du pays et les transférer sous le contrôle de la nation. » Sur la question de la paix civile en Colombie, il a déclaré : « Nous sommes convaincus que l'affrontement actuel entre l'armée et les groupes qui ont entrepris la lutte armée ne pourra se solder par la victoire d'aucune des forces en présence. reconnaissons la nécessité de négociations honorables qui permettent à nos compatriotes qui ont pris les armes de reprendre leur vie civile. Une amnistie générale de vrait être décidée. L'état de siège devrait être levé et la législation qui limite les libertés civiles abrogée. » Gerardo Molina a également revendiqué le droit à l'autodétermination des peuples d'Amérique centrale. Quant à la querelle frontalière entre la Colombie et le Venezuela, il a proposé une conférence des organisations populaires des deux pays pour en discuter.

La campagne électorale sera coordonnée par un comité national composé de trois membres pour chaque organisation. En ce qui concerne le département de Bogota, Carlos Bula, leader du FIRMES, sera tête de liste pour la Chambre des députés, Socorro Ramirez, dirigeante du PSR, tête de liste pour l'assemblée régionale, et Abel Rodriguez, dirigeant du PCT, tête de liste pour le conseil municipal.

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