Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ARGENTINE

Une militante du PST assassinée

Inprecor n° 120, 8 mars 1982 · p. 33-34 · 269 mots

Argentine et Chili

Le 24 mars prochain, la junte militai re argentine célébrera son arrivée au pouvoir en 1976. Des années ponctuées d'innombrables arrestations, tortures, assassinats, disparitions, que le général Alfredo Saint-Jean, ministre de l'Intérieur, justifiait récemment en indiquant que « la subversion provoquait des disparitions dans toutes les guerres ».

Le 17 février, les autorités annonçaient la découverte dans la grande banlieue de Buenos Aires, du cadavre d'Ana Maria Martinez, Parti socialiste des travailleurs (PST). Enceinte de trois mois, Ana Maria Martinez avait été enlevée treize jours auparavant par plusieurs hommes en civil se présentant comme des policiers.

Ce crime de sang-froid a soulevé d'importants remous en Argentine. Les organisations de défense

Get notamment les Mères de la plaza de Mayo, l'Assemblée permanente pour les droits de l'homme, le Centre d'études légales et sociales, les Familles des

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disparus et détenus pour raisons politiques, ont exprimé leur indignation. Trente personnalités politiques et intellectuelles ont exigé que la lumière soit faite sur

La coalition - qui comprend le Parti péroniste, l'Union civique radicale du peuple, le Moument, le Parti intransigeant et les démocrates-chrétiens — a pris position dans le

Des divisions sont même apparues au Conviccion, proche de la marine, a ainsi mis en cause, sous la plume de son directeur, le comportement de certains services de sécurité. « Qui tire avantage, a-t-il écrit, d'une Argentine lépreuse qu'évitent les autres nations ? Nous voulons connaître le nom des assassins. »

Tous les mllitants du mouvement ouvrier ne peuvent que s'incliner devant la mémoire de la camarade et appuyer la campagne des organisations argentines pour que les coupables

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