Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

IRAN

Le journal du HKE hors-la-loi

Inprecor n° 125, 3 mai 1982 · p. 33-34 · 374 mots

Iran

Le journal du HKE hors-la-loi Le Parti révolutionnaire leurs (HKE), l'une des trois organisations qui se réclament de la IVe Internationale en Iran, fait l'objet ces dernières semaines d'une campagne de harcèlement des autorités. Le 16 mars dernier, sur mandat procureur islamique, le journal du HKE, Kargar, a été saisi. La veille, l'imprimeur du journal, Mohammed Bagher Falsafi, avait été arrêté. Le 26 mars, la Cour révolutionnaire islamique a déclaré Kargar illégal pour « diffamation envers la République islamique d'Iran, publication de mensonges et calomnies envers les autorités judiciaires ». Le 12 mars déjà, un meeting organisé par le HKE pour commémo rer l'anniversaire des nationalisations de l'industrie pétrolière de 1951 sous le gouvernement Mossadegh avait été interdit.

Ces attaques contre le HKE s'inserivent dans une politique de persécutions, d'emprisonnements et d'arrestations arbitraires qui s'approfondit en Iran à l'initiative du gouvernement bourgeois.

En décembre 1981, un membre du Bureau politique du HKE, Bahram Ali Atai, avait été arrêté et incarcéré sans accusations formelles à la prison Evin de Téhéran. A la suite d'une campagne de défense, il a été libéré le 3 mars. Le 8 mars, Kargar a publié camarade Bahram Ali Atai dans laquelle il décrit les abus et les violations de la loi commises dans la prison par les gardiens et les officiers. Il met en lumière les brutalités dont sont victimes les 6 000 prisonniers de la prison Evin. Près de 80 personnes sont confinées dans chaque cellule de 6 mètres sur 6. Les prisonniers sont souvent fouettés estime à 10 % le nombre de ceux qui ont tortures. Pendant ses exécutions secrètes avaient lieu

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nuits par semaine, environ 75 prisonniers étant exécutés à chaque fois. Ce témoignage a été en partie repris par le journal

Le HKE a déposé un recours devant la Cour suprême contre les atteintes à ses droits démocratiques. Il souligne que, de. puis le renversement de la monarchie, les militants du HKE ont accompli 115 mois de prison, sans qu'aucun crime ne leur ait jamais été imputé. Le HKE a toujours adopté une position de défense de la révolution contre l'impérialisme et ses militants ont servi dans la milice volontaire. Certains d'entre eux ont été tués sur le front dans la guerre contre l'Irak. RFA

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